Versets coraniques

Description

Ce fragment contient, à gauche, l'en-tête de la sourate et les deux premiers versets du 14e chapitre du Coran, intitulé Ibrahim (Abraham). Les versets 6 et 7 de la même sourate apparaissent dans la partie de droite. Il s'agit d'une continuation des versets précédents du chapitre (2 à 6), présents au verso du feuillet. Ensemble, les recto et verso du fragment incluent le titre et les sept premiers versets de la sourate d'Ibrahim, qui aborde comment chaque nation reçoit son propre prophète pour diffuser le message de Dieu. Dans les versets 5 et 6, Moïse est proclamé comme un prophète qui apporta le savoir de Dieu à son peuple et qui délivra ce dernier de Pharaon. L'en-tête de la sourate, dans la partie supérieure du côté gauche du fragment, est calligraphié en caractères coufiques, écriture typique de certains des plus anciens manuscrits coraniques encore existants aujourd'hui. L'en-tête, fournissant le titre du chapitre et son nombre de versets (qui n'en contient pas 51 comme indiqué, mais 52), est écrit de telle sorte que la couleur beige du feuillet vierge ressort sur le panneau enluminé et les contours noirs des lettres. Une palmette s'étend dans la marge de gauche depuis le panneau enluminé, qui est décoré de motifs de feuilles bleues et blanches. Ce type de panneau, appelé tabula ansata d'après son prototype romain, est également caractéristique des anciens corans du IXe 
siècle. Le reste du texte formant le sous-titre du chapitre, Nuzilat bi-Makkah (Révélé à La Mecque), est exécuté à l'encre dorée dans deux rectangles situés au centre de la marge de gauche du feuillet. Le texte de la sourate est rédigé en ancienne écriture naskhi (cursive), avec la vocalisation complète en noir et d'autres marqueurs d'orthographe, tels que le tashdid (doublement d'une consonne), en rouge. Les marqueurs de verset sont composés de rosettes or à six pétales, dotées de points rouges sur le pourtour. L'écriture coufique pour les en-têtes de chapitre et l'ancienne écriture naskhi pour le texte proprement dit furent souvent associées dans les corans produits en Irak et en Perse du XIe au XIIIe 
siècle.

Dernière mise à jour : 3 mai 2016