Versets coraniques

Description

Ces fragments de calligraphie incluent des versets tirés du 17e chapitre du Coran, intitulé Bani Isra'il (Les enfants d'Israël) ou al-Isra' (Le voyage nocturne). La sourate Bani Isra'il raconte plusieurs événements, dont l'isra' (voyage nocturne) du prophète Mahomet à Jérusalem et son mi'raj (ascension) à travers les cieux. Les versets (73−84) sur les deux fragments de la Bibliothèque du Congrès abordent la valeur de la prière et du Coran. Sur le premier fragment, l'on peut lire : « Nous faisons descendre du Coran / Ce qui est une guérison et une miséricorde / Pour les croyants. / Cependant, cela ne fait qu'accroître / La perdition des injustes ». (17:82). Le second fragment contient les versets suivants : « Chacun agit selon sa méthode, / Alors que votre Seigneur connaît mieux / Qui suit la meilleure voie » (17:84). Ces fragments coraniques sont écrits en caractères coufiques sur parchemin. Le recto du premier fragment fut exécuté sur le côté poil du parchemin, permettant à l'encre ne de pas trop s'estomper. Le texte principal au centre du feuillet est rédigé à l'encre noire, sur cinq lignes par page. Des points rouges et or indiquent la vocalisation. Les points or étaient assez souvent utilisés dans les corans produits au IXe siècle. D'autres signes diacritiques furent ajoutés, probablement à une époque ultérieure, sur les recto et verso à l'encre noire. Sur la quatrième ligne du recto du premier fragment, une rosette dorée sert de marqueur d'ayah, et sépare les versets 73 et 74. Au verso, à la fin de la première ligne, un marqueur d'ayah, également une rosette dorée, sépare les versets 74 et 75. La dernière ligne en contient un autre séparant les versets 75 et 76. Puisqu'il sépare un cinquième verset, sa forme est différente, ici la lettre arabe dorée ha' (H). L'angle inférieur gauche du parchemin sur le premier fragment a disparu, mais il fut réparé, probablement à la même période où le feuillet fut collé sur un cadre élaboré en papier brun. Ce papier est décoré de vignes entrelacées et d'inscriptions coraniques imitant l'écriture coufique d'origine, comme celle du panneau central. À gauche, verticalement, un sarloh (bandeau enluminé), avec des motifs dorés pointillés, décore le feuillet comme s'il s'agissait de la page d'incipit d'un ouvrage poétique persan. Ce type de combinaison reste très inhabituel, même si la récupération de fragments de calligraphie et leur collage dans des albums étaient des pratiques courantes durant les périodes timuride et safavide.

Dernière mise à jour : 6 avril 2015