Bénédiction de l'Aïd (jour de fête)

Description

Ce panneau de calligraphie, exécuté en écriture nasta'liq sur un papier beige décoré de mouchetures or, est encadré d'une bordure (endommagée par l'eau) et collé sur un papier brun renforcé par du carton. À droite, entre les deux lignes de calligraphie, offrant une prière à un souverain pour l'id (également Aïd ou Eïd), l'on peut lire sur un autre petit fragment collé : « Au nom de Mahomet et de sa famille [adressons-leur nos prières] ». Les principales lignes de calligraphie indiquent : « Que lors de cette Aïd, Dieu le glorifié apporte à la haute essence de Sa Majesté, / Nawab Sahib, bonne fortune et bénédiction éternelles ». Ce poème souhaite à un régent, appelé ici dhat 'ali (haute essence), bonne fortune et bonheur éternels à l'occasion de l'Aïd. Cette dernière correspond vraisemblablement à la fête de Norouz (Nouvel An), c'est-à-dire l'équinoxe de printemps (le 21 mars), marquant le début du calendrier solaire tel que célébré en Iran et dans certaines régions de l'Inde. Le titre « Nawab Sahib », utilisé notamment par les souverains de la province de Junagadh dans le nord-est de l'Inde du XVIIIe au XXe siècle, appuie la provenance indienne de ce panneau de calligraphie. Il semble que ce dernier ait été réalisé pour célébrer le Nouvel An et souhaiter à un mécène princier la prospérité éternelle. Cette pratique consistant à offrir ses meilleurs vœux par écrit pendant les célébrations du Nouvel An est attestée dans plusieurs autres ouvrages de calligraphie conservés à la Bibliothèque du Congrès.

Dernière mise à jour : 3 mai 2016