Trois bayts (versets) sur les désirs matériels

Description

Ce fragment de calligraphie comprend trois bayts (versets) de poésie en persan décrivant le vrai sens de la vie dans les versets suivants : « Dans cet ancien monastère bâti autrefois / Il est étrange que la subsistance de l'homme soit si négligée / S'il devait passer toute sa vie avec des richesses / Il ne saurait pas leur valeur jusqu'à ce qu'elles soient perdues / Dans cette maison de bois de santal et d'ébène / (Il y a) parfois un deuil et parfois un mariage. » Le poème décrit le monde comme un ancien monastère et une maison de bois de santal et d'ébène. Le monde est traître, car il reprend ce qu'il donne, mais il consiste aussi conjointement en joies et tristesses. La vraie valeur de la vue d'un homme doit être recherchée ailleurs que dans l'acquisition de biens matériels. Les versets sont exécutés en écriture nastaliq à l'encre noire sur un papier beige. Il sont soulignés par des bandes de nuages peintes sur un fond doré. Le texte est encadré par des bordures bleues et crème décorées de mouchetures dorées. Celles-ci furent collées sans soin sur une feuille plus grande de papier marron renforcée par du carton au dos. Ce fragment de calligraphie n'est ni signé ni daté. Cependant, il pourrait avoir été exécuté en Iran ou en Inde aux XVIIIe-XIXe siècles.

Dernière mise à jour : 27 avril 2016