Levha ou panneau de calligraphie

Description

Cette feuille de calligraphie indique que « celui qui écrit le bismillah (« au nom de Dieu, le clément, le miséricordieux ») avec une belle écriture entre au paradis sans jugement. » Ce dicton est très populaire dans les qit'as (panneaux de calligraphie) ottomans, car une husn-i khatt (belle écriture) était considérée comme une manifestation extérieure des valeurs religieuses et morales cultivées par les calligraphes. Le panneau comprend une minuscule signature au centre, en dessous de la ligne inférieure. Bien qu'elle soit quasiment illisible aujourd'hui, la signature indique que l'œuvre fut exécutée par un certain Mawlana Hasan (ou Hamid) Hilli. À gauche de la signature effacée apparait le nom de Muzzafar Ali, qui s'approprie probablement le document. Ce Muzzafar Ali particulier n'a toujours pas été identifié, bien qu'il partage le même nom que le célèbre peintre-calligraphe ayant prospéré sous le règne du souverain persan séfévide Shah Tahmasp (mort en 1576). Le texte est exécuté en une grande et belle écriture nastaliq sur une feuille de papier beige. Les lettres sont entourées de très légères traces de bandes de nuages. Les deux lignes de calligraphie sont encadrées dans deux panneaux distincts avec des cadres or colorés et collés sur un carton rose de renforcement. Cette sorte d'inscription en calligraphie encadrée et collée sur un carton est appelée lawha (en arabe) ou levha (en turc), ce qui signifie littéralement « tablette ». Ce type de compositions collées sur un carton est typique des pratiques de calligraphie ottomanes durant les XVIIIe et XIXe siècles.

Dernière mise à jour : 27 avril 2016