Conseil d'époux

Description

Ce fragment de calligraphie comprend six lignes d'écriture, côté droit en haut et tête en bas, en écriture thoulouth à l'encre noire sur une feuille beige collée sur une feuille orange doublée de carton. Ensemble, les six lignes continues en arabe indiquent : « Un père parle à une mère [et dit] voici ce qui plait à un père tendre et aimant, et qui sait que ce comportement est souhaitable. Toi, en tant que leur mère, tu dois être une âme bonne, saine et pure ; tu devrais les [manières] mettre en œuvre comme ma volonté à appliquer la volonté de Dieu ; tu devrais dépenser dans la mesure de ce que Dieu limite dans ta vie ; et tu devrais accepter ce qui est donné, ce qui est permis et interdit, et tu ne dois pas désobéir à cela. » Ces recommandations d'époux cherchent à promouvoir la bonté et la piété chez une femme qui est aussi une mère. Le dicton appartient à une catégorie plus large de nasihat (conseils) dans la littérature morale arabe. La signature sur le fragment est à l'envers entre les deux dernières lignes de texte. Le calligraphe Abdallah déclare qu'il a rédigé ce document, mais il n'en fournit pas la date. Le calligraphe peut être identifié comme Abdallah Lahori, qui était actif à Lahore au XVIIIe siècle. Un autre fragment de son œuvre, exécuté en écriture nastaliq, est aussi conservé dans les collections de la Bibliothèque du Congrès. Après la mort d'Aurangzeb (1618-1707), le pouvoir moghol fut décentralisé et le mécénat royal de la calligraphie connut son déclin. De nouveaux styles apparurent dans des villes dont Lucknow, Hyderabad et Lahore, où les calligraphes tels qu'Abdallah recherchèrent le mécénat des souverains locaux et semblèrent avoir eu la liberté d'expérimenter différentes écritures calligraphiques.

Dernière mise à jour : 27 avril 2016