Méandres de la critique poétique

Description

L'auteur, Hu Yinglin (1551–1602), fut l'un des érudits les plus éminents de la fin de l'ère Ming. Ses contributions portent sur des domaines diversifiés, dont l'historiographie, la critique littéraire de romans et de poèmes, la philologie et la bibliographie. Plus de 1 000 écrits lui sont attribués et environ 200 seulement ont survécu, dont les deux ouvrages les plus connus sont Shaoshishanfang bi cong (Commentaires du studio Shaoshishan) sur l'histoire, la philologie et la littérature, et Shi sou (Méandres de la critique poétique) traitant de poésie. Composé de 20 sections, cet ouvrage est divisé en quatre parties. La première, nei bian (chapitres intérieurs), comporte six juan avec des entrées sur ce que l'on appelle la poésie de « style ancien » et de « style moderne ». Puis, la seconde partie, wai bian (chapitres extérieurs), contient six juan et aborde la poésie d'un point de vue chronologique, de la dynastie Zhou à celle des Yuan. La partie za bian (chapitres divers), en six juan, inclut des anecdotes et xu bian (chapitres supplémentaires), en deux juan, couvre la dynastie Ming. La date exacte de publication est inconnue, mais l'ouvrage fut probablement imprimé en 1590 environ ou à une date antérieure. Différentes éditions circulèrent en Chine, au Japon et en Corée. Il s'agissait de produire un compte rendu systématique sur la poésie depuis les dynasties Zhou et Han à celle des Ming, avec des discussions sur les poètes, types de vers et genres majeurs, et des présentations de Hu Yinglin sur la poésie, les essais, la fiction et le drame. L'ouvrage visait également à démontrer comment les sept grands poètes Ming incarnaient les efforts de fu gu (renouveau de l'antiquité). Il inclut une préface du célèbre dramaturge Wang Daokun (1525–1593). Le livre fut imprimé avec des caractères mobiles coréens de couleur bronze.

Dernière mise à jour : 29 septembre 2014