Commentaire sur les aphorismes d'Hippocrate

Description

Malgré le déclin du monde hellénistique, la tradition médicale grecque perdura grâce au travail des commentateurs et des traducteurs arabes qui préservèrent dans leurs traductions les découvertes théoriques et pratiques des médecins grecs. La traduction de textes médicaux grecs en arabe fut principalement entreprise sous la dynastie des califes abbassides, en particulier dans le cercle des intellectuels associés au nom d'Ḥunayn ibn Isḥāq (809–873 env.). Parmi les médecins grecs, Hippocrate a toujours été considéré comme une figure exemplaire, le symbole du médecin véritable et scrupuleux. Personnage fondateur, il doit principalement sa renommée à la haute estime que Galien et d'autres médecins lui manifestèrent dans leurs ouvrages. Les Aphorismes (maximes) d'Hippocrate firent l'objet de nombreux commentaires au sein des mondes grec et islamique. Le manuscrit présenté ici témoigne de cette tradition, car il est composé d'une copie fragmentaire du XIVe siècle d'un commentaire réalisé par le médecin persan Ibn Abī Ṣādiq al-Nīsābūrī au XIe siècle sur Fuṣul (Maximes) d'Hippocrate. Les traductions arabes des aphorismes d'Hippocrate sont soulignées à l'encre rouge, tandis qu'un vestige du texte contient les commentaires d'al-Nīsābūrī. Une note intéressante sur l'appartenance du manuscrit, écrite en anglais sur le feuillet d'ouverture, indique qu'il fut offert au chirurgien américain Valentine Mott par Dr. Franz Pruner, médecin-chef de l'hôpital du Caire après 1838. La page de titre répertorie plusieurs propriétaires précédents du XVe au XVIIIe siècle. Le manuscrit pourrait dater du XIVe siècle.

Date de création

Langue

Titre dans la langue d'origine

شرح فصول ابقراط

Type d'élément

Description matérielle

120 feuilles (21 lignes), reliées : papier ; 26 x 17 centimètres

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Dernière mise à jour : 16 juillet 2013