Le scintillement d'al-Māridinī dans l'explication du traité d'al-Yāsamīn

Description

Le poème mathématique du XIIe siècle, appelé al-Yāsamīnīyya fī 'ilm al-Jabr (Le poème d'al-Yāsamīn sur le calcul) du nom de son auteur, al-Yāsamīn, est l'un des textes de mathématiques les plus lus et commentés de son époque. Jusqu'au XXe siècle, ses vers ont été largement copiés, à la fois sous forme autonome et en les incorporant à de plus grands commentaires. Le manuscrit présenté ici préserve un exemplaire du début du XXe siècle du commentaire datant du XVe siècle sur le Yāsamīnīyya, écrit par Badr al-Dīn Muḥammad ibn Muḥammad ibn al-Ġazal, mieux connu sous le nom de Sibṭ al-Māridīnī (« le fils de la fille d'al-Māridīnī ») qui vient de son célèbre grand-père maternel, lui-même mathématicien. Sibṭ al-Māridīnī, qui occupait à cette époque la fonction de muwaqqit (grand horloger) de la mosquée d'Al-Azhar au Caire au cours des dernières années du XVe siècle, composa très vraisemblablement le texte de son commentaire à des fins éducatives. Le commentaire traite de la définition des éléments d'algèbre connus à l'époque (nombre, racine et séquence), la description des six équations canoniques déjà identifiées par al-Ḫwārizmī au IXe siècle, ainsi qu'un traitement des opérations algébriques de restauration, de comparaison, et de multiplication et de division des monômes. Le commentaire clarifie et développe le contenu des vers de l'ancien poème.

Dernière mise à jour : 29 août 2017