Le scintillement d'al-Māridinī dans l'explication du traité d'al-Yāsamīn

Description

La tradition mathématique qui se développa en Afrique du Nord et en Andalousie au cours du Moyen Âge ne connut pas le même déclin que celui proclamé par de nombreux érudits dans les sciences, après la première moitié du XIIIe siècle. L'ouvrage présenté ici soutient cette théorie. Ce manuscrit est un exemplaire très soigné d'un texte mathématique de Badr al-Dīn Muḥammad ibn Muḥammad ibn al-Ġazal, mieux connu sous le nom de Sibṭ al-Māridīnī (« le fils de la fille d'al-Māridīnī ») qui vient de son célèbre ancêtre maternel, également mathématicien. Le savoir mathématique de Sibṭ al-Māridīnī's, acquis au cours de longues années d'études et lorsqu'il servait la fonction de muwaqqit (grand horloger) à la mosquée d'Al-Azhar du Caire, est appliqué ici aux vers d'un poème mathématique composé par le mathématicien maghrébin al-Yāsamīn, à la fin du XIIe siècle. Le copiste du manuscrit établit une distinction graphique claire entre le texte du poème d'al-Yāsamīn et le commentaire d'al-Māridīnī. En effet, les vers du poème sont écrits à l'encre rouge, tandis que le commentaire occupe 11 feuillets, fournissant une définition des éléments d'algèbre connus à l'époque (nombre, racine et séquence), la description des six équations canoniques déjà identifiées par al-Ḫwārizmī au IXe siècle, ainsi qu'un traitement des opérations algébriques de restauration, de comparaison, et de multiplication et de division des monômes.

Dernière mise à jour : 4 janvier 2016