Le livre des preuves des secrets de la science des poids et des mesures (partie 3)

Description

Ce manuscrit contient une section de l'ouvrage Kitāb al-burhān fī asrār ‘ilm al-mīzān (Le livre des preuves des secrets de la science des poids et des mesures) de l'alchimiste perse Aydamur ibn ´Alī ibn Aydamur al-Gildakī (également connu sous le nom d'al-Jaldakī, mort en 1342 env.). Son nom indique qu'il naquit à Jaldak, en actuel Afghanistan. Pendant 17 ans, al-Gildakī voyagea en Irak, en Asie Mineure, en Afrique de l'Ouest, en Égypte, au Yémen, dans le Hedjaz et en Syrie. Un autre de ses ouvrages, Kitāb nihāyat al-ṭalab fī sharḥ kitāb al-muktasab (Les limites de la recherche sur l'explication du livre de l'acquis [du savoir]), contient les récits de ces périples. Al-Gildakī' est considéré comme l'un des derniers grands alchimistes islamiques. La première partie de son Livre des preuves traite principalement de la relation entre le Créateur et le monde de la création, ainsi que des rapports entre les niveaux supérieurs et inférieurs de l'existence, dans toute la diversité de leurs manifestations. La seconde partie aborde ‘Alī (gendre du prophète et figure centrale des traditions ésotériques islamiques) et Apollonios de Tyane, philosophe grec. La troisième partie contient un commentaire sur Nihāyat al-ṭalab wa aqṣā ghāyāt al-arab (La recherche suprême et le plan le plus lointain), dont l'auteur, Jābir ibn Ḥayyān (737–815 env.), était d'origine perse. L'ouvrage comporte également des informations sur la relation entre les métaux et leur planète correspondante, ainsi que d'autres données chimiques. Le manuscrit présenté ici inclut la troisième partie de l'œuvre d'al-Gildakī, mais il manque les premières pages du texte. Le colophon mentionne « l'écriture de cette troisième partie du livre réalisée par [...] Aḥmad ibn Aḥmad ibn Ibrāhīm Jarībāt al-Shāfi‘ī al-Kātib al-Azharī à partir de la copie de Shaykh [...] Muḥammad ibn Abū al-Khayr al-Mālikī al-Miqātī al-Sharīf ». Il indique également que le scribe acheva le manuscrit le 29e jour du mois de Mouḥarram, en l'an 998 après l'Hégire (8 décembre 1589 apr. J.-C.). La première page porte le sceau du ministère des Œuvres religieuses (awqāf), sous l'élément numéro 828 de la bibliothèque Zakiya, identifiant le manuscrit comme un legs de l'homme d'État égyptien Ahmad Zaki Pasha (1867–1934).

Dernière mise à jour : 20 mai 2015