Address to the Unco Guid or the Rigidly Righteous

Description

Robert Burns (1759-96) est surtout connu pour ses poèmes et chansons qui illustrent le patrimoine culturel de l'Écosse. Né à Alloway, Ayrshire, en Écosse, il est l'aîné de sept enfants issus de William Burnes, métayer, et de sa femme Agnès Broun. Burns a reçu peu d'éducation formelle, mais a lu la littérature anglaise et a absorbé les contes et chansons folkloriques traditionnels de son environnement rural, en grande partie en langue orale écossaise. Il se mit à composer des chansons en 1774, et publia son premier recueil, Poems (Poèmes), principalement en dialecte écossais, en 1786. Cette œuvre fut un succès critique, et ses poèmes tant en écossais qu'en anglais, sur des sujets variés, valurent à Burns un large public. Tout en bâtissant sa réputation littéraire, Burns travaillait en tant que fermier, et en 1788 il fut nommé agent d'accise à Ellisland. Il passa les 12 dernières années de sa vie à collecter et à éditer des chansons folkloriques traditionnelles écossaises pour des collections notamment Le Musée musical écossais et Une Collection choisie de chansons folkloriques [sic] originales écossaises. Burns contribua par des centaines de chansons écossaises à ces anthologies, parfois en réécrivant les paroles traditionnelles et en les mettant en musique nouvelle ou révisée. Burns a envoyé une copie de la Bienveillance Chrétienne de Thomas Randall à John Leslie en juin 1789, "en souvenir de son intérêt pour l'affaire récente auprès du presbytère d'Ayr." L'"affaire" fait référence au litige en cours entre le Révérend William Auld, ministre du culte à Mauchline, et l'ami de Burns, Gavin Hamilton, qui était accusé d'absences non justifiées de l'église. Le presbytère d'Ayr et le synode de Glasgow ont finalement conclu en faveur de Hamilton, mais les attaques de l'organisation Auld Licht (conservatrice) contre la New Licht (libérale) ont suscité un intérêt et une animosité considérables aux alentours, donnant lieu à la fameuse satire de Burns "Holy Willie's Prayer." Burns a ensuite retranscrit le texte intégral de son poème "An Address to the Unco Guid or the Rigidly Righteous," sur les pages de garde et les pages vierges préliminaires de la copie. Cela semble être le seul manuscrit connu du poème de la main du poète. Un rapprochement avec la première édition du poème dans l'édition de 1787 d’Édimbourg montre plusieurs différences mineures, et une variante majeure. À la septième strophe, où Burns souligne que "Commettre un écart est humain", les deux dernières lignes indiquent "An just as lamely as can ye mark, / How far perhaps they rue it." La version manuscrite semble être plus claire avec le mot "plainly" ("manifestement") au lieu de "lamely" ("sans conviction").

Dernière mise à jour : 18 septembre 2015