Livre d'heures de la Sainte Vierge Marie « Flora »

Description

Horae Beatae Mariae Virginis (La Flora) (Livre d'heures de la Sainte Vierge Marie « Flora ») est un codex somptueusement orné et enluminé qui doit son nom à l'abondance de délicates représentations de fleurs et de fruits. C'est l'un des plus beaux manuscrits de la Bibliothèque nationale de Naples, connu pour la richesse et la variété de son iconographie reflétant les goûts et les méthodes des grands maîtres de l'enluminure flamande. Ce codex débute par un calendrier dans lequel les mois de l'année sont entourés de détails architecturaux. Chaque enluminure est constituée de deux scènes distinctes, l'une d'elles représentant le signe du zodiaque du mois en question. Plus de 100 enluminures illustrent cet ouvrage, dont 36 en pleine page. Ce manuscrit fut créé en Flandre, quelque part entre Valenciennes, Bruges et Gand, dans un atelier, comme l'atteste l'utilisation de modèles ou de calques pour les scènes récurrentes. De grands maîtres enlumineurs apportèrent leur contribution à différentes étapes de l'élaboration de ce manuscrit. Parmi eux figure Simon Marmion (1420–1489), créateur de l'un des plus anciens et des plus prestigieux cycles d'enluminures pleine page. D'autres artistes exceptionnels, comme Gerard Horenbout et le Maître du Livre de prières de Dresde, participèrent également à la création de ce livre. L'aspect uniforme de l'écriture et des enluminures, aussi bien dans les originaux que sur les reproductions, laisse penser qu'un seul et unique maître s'est chargé de diriger les travaux, à la tête d'un atelier employant des virtuoses de la représentation de la nature et des coloristes hors pair. Le texte est en écriture gothique ronde et rédigé par un unique copiste. De nombreuses enluminures sont encadrées d'éléments d'architecture gothique dorés. Du point de vue du style, les figures dessinées en gros plan, aux détails d'une grande finesse, sont absolument remarquables. L'utilisation de la couleur, spectaculaire, est typique des enluminures de la cour de Bourgogne, ayant de nombreux liens avec celle de Flandre, sous la Renaissance. Des recherches ont révélé que ce codex n'a pas été réalisé pour Charles VIII de France, ses armoiries dans un cercle d'or que domine la lettre K couronnée au verso du feuillet 2 ayant été ajoutées ultérieurement. L'analyse du texte laisse plutôt penser que son destinataire devait être un bourgeois. Cet ouvrage vit le jour entre 1483 et 1498. Le codex fait partie de la collection Farnèse, transférée de Parme à Naples après la conquête de cette dernière, en 1734, par Charles III d'Espagne, de la maison de Bourbon.

Date de création

Date du sujet

Langue

Titre dans la langue d'origine

Horae Beatae Mariae Virginis (La Flora)

Type d'élément

Description matérielle

368 feuillets, parchemin : enluminés ; 20,4 x 13,4 centimètres

Notes

  • Cote : Ms. I. B. 51

Références

  1. Bodo Brinkmann, “The Contribution of Simon Marmion to Books of Hours from Ghent and Bruges,” in Margaret of York, Simon Marmion, and The Visions of Tondal, edited by Thomas Kren (papers delivered at a symposium, June 21‒24, 1990) (Malibu, California: The J. Paul Getty Museum, 1992).
  2. “Master of the Dresden Prayer Book,” in Web Gallery of Art. http://www.wga.hu/bio_m/m/master/dresden/biograph.html.

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Dernière mise à jour : 11 août 2017