Fragments de l'antiphonaire de Beaupré

Description

Les trois fragments présentés ici, dont les enluminures furent réalisées dans le Hainaut vers 1280 et achevées en 1290, faisaient à l'origine partie d'une collection de manuscrits cisterciens richement décorés constituant l'un des rares exemples produits en Flandre à la fin du XIIIe siècle. Connus sous le nom d'antiphonaire de Beaupré, ces manuscrits étaient regroupés en deux collections de trois volumes chacune. L'une était destinée à la partie du chœur réservée à l'abbesse de l'abbaye cistercienne de Sainte‑Marie, à Beaupré (dans le diocèse de Cambrai, en Flandre française), l'autre au côté du chœur occupé par la prieure. Entre 1850 et 1853, le critique d'art et érudit John Ruskin (1819‒1900) emporta ces œuvres en Angleterre pour en extraire certaines pages et mettre l'une des deux collections ainsi dépareillée aux enchères. Ces manuscrits furent malheureusement détruits en juin 1865 lors d'un incendie qui se propagea à Sotheby & Wilkinson, à Londres. Les fragments de l'antiphonaire de Beaupré présentés ici furent sauvés des flammes. Parmi ceux‑ci figurent une initiale « S » enluminée, un « h » enluminé agrémenté d'une nonne cistercienne et d'un autre personnage priant auprès d'un saint, et une initiale « O ». Il existe six fragments supplémentaires faisant partie d'autres collections : le Victoria and Albert Museum en possède deux feuillets, deux autres sont conservés à la Bibliothèque royale Albert Ier de Bruxelles, un autre encore à Bordeaux, au sein du trésor Marcadé de la cathédrale Saint-André, et le dernier dans la collection d'art graphique du Musée national germanique de Nuremberg.

Date de création

Date du sujet

Langue

Type d'élément

Description matérielle

3 fragments : parchemin ; 15,1 x 11 centimètres, 13,6 x 15,3 centimètres, 14,9 x 13 centimètres

Notes

  • Walters Ms. W.915.1-3

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Dernière mise à jour : 24 octobre 2017