Attaques aériennes, navales et terrestres de notre armée pour bouter l'ennemi hors de Sibérie

Description

Cette lithographie d'une scène de la guerre civile russe illustre des forces japonaises patrouillant dans le ciel et dans les eaux aux abords de la ville de Khabarovsk, que les troupes japonaises et alliées avaient conquise le 5 septembre 1918. La ville est identifiable par son célèbre pont qui enjambe le fleuve Amour. Au premier plan, l'avion semble être un Farman MF.7, aéronef français conçu pour les missions de reconnaissance et de bombardement. L'Armée impériale japonaise utilisa des MF.7 durant la bataille de Tsingtao à l'automne 1914. Il est donc probable qu'ils aient également été utilisés dans l'Extrême-Orient russe lors des batailles de la guerre civile russe. Le MF.7 est resté dans l'histoire comme le premier avion répertorié tombé dans un combat aérien, événement rapporté durant le siège de Tsingtao, lorsque le pilote d'un avion allemand a abattu un MF.7 japonais à coups de pistolet. Entre août 1918 et octobre 1922, l'Armée impériale japonaise participa à « l'intervention en Sibérie ». Cette opération des forces alliées de la Première Guerre mondiale visait à soutenir les Armées blanches contre les bolchéviques, lors de la guerre civile russe (1917–1922). Des soldats originaires de neuf pays prirent part à cette intervention, qui débuta en août 1918. Malgré le retrait des forces américaines et britanniques en 1920, l'armée japonaise resta en Extrême-Orient russe et en Sibérie deux années supplémentaires. Plus de 70 000 troupes japonaises furent engagées dans les combats. En 1919, dans le but de soutenir les opérations des militaires japonais, l'éditeur Shōbidō Co. Ltd., basé à Tokyo, publia une série d'impressions lithographiques présentant différentes scènes de cette campagne intitulée « Illustration de la guerre en Sibérie ».

Dernière mise à jour : 14 novembre 2017