Victoire de l'armée japonaise sur les troupes germano-autrichiennes à proximité de l'Oussouri, en Sibérie

Description

Le 24 août 1918, les forces alliées combattant durant la guerre civile russe passèrent à l'offensive contre les forces bolchéviques sur la rivière Oussouri, au nord de Vladivostok. Au cours de la bataille, la 12e division d'infanterie de l'Armée impériale japonaise et un contingent de troupes tchécoslovaques repoussèrent la Garde rouge de 24 kilomètres. Bien que la légende de cette lithographie indique « Victoire de l'armée japonaise sur les troupes germano-autrichiennes », rien ne prouve que des soldats allemands ou autrichiens aient pris part aux combats en Sibérie. En revanche, près de 50 000 prisonniers de guerre allemands et autrichiens vivaient dans des camps à l'est d'Irkoutsk, le long du Transsibérien. À cette époque, les autorités japonaises craignaient que ces prisonniers n'apportent leur soutien aux forces bolchéviques. C'est pourquoi ils furent identifiés comme la principale menace pesant sur la Sibérie. Entre août 1918 et octobre 1922, l'Armée impériale japonaise participa à « l'intervention en Sibérie ». Cette opération des forces alliées de la Première Guerre mondiale visait à soutenir les Armées blanches contre les bolchéviques, lors de la guerre civile russe (1917–1922). Des soldats originaires de neuf pays prirent part à cette intervention, qui débuta en août 1918. Malgré le retrait des forces américaines et britanniques en 1920, l'armée japonaise resta en Extrême-Orient russe et en Sibérie deux années supplémentaires. Plus de 70 000 troupes japonaises furent engagées dans les combats. En 1919, dans le but de soutenir les opérations des militaires japonais, l'éditeur Shōbidō Co. Ltd., basé à Tokyo, publia une série d'impressions lithographiques présentant différentes scènes de cette campagne intitulée « Illustration de la guerre en Sibérie ».

Dernière mise à jour : 14 novembre 2017