Débarquement de l'armée japonaise. Accueillie par tous les pays à Vladivostok

Description

Le 12 janvier 1918, le vaisseau de guerre Iwami de la Marine impériale japonaise entra dans le port de Vladivostok sur la côte pacifique russe. Le gouvernement japonais craignait un éventuel passage sous contrôle bolchévique de ce port, situé face à la mer du Japon et lieu de stockage d'importants arsenaux. Les troupes japonaises mouillèrent l'ancre au large jusqu'au 5 avril, quand le magasin d'un Japonais fut pillé et que deux ressortissants japonais perdirent la vie lors d'une émeute. Suite à cet incident, le gouvernement japonais approuva le débarquement d'un contingent d'infanterie de marine qui entreprit d'occuper la ville. Un détachement de 100 fusiliers marins britanniques prit également part au débarquement. Cette lithographie représente le débarquement de troupes japonaises dans le port de Vladivostok où des habitants en liesse brandissent des drapeaux japonais. Entre août 1918 et octobre 1922, l'Armée impériale japonaise participa à « l'intervention en Sibérie ». Cette opération des forces alliées de la Première Guerre mondiale visait à soutenir les Armées blanches contre les bolchéviques, lors de la guerre civile russe (1917–1922). Des soldats originaires de neuf pays prirent part à cette intervention, qui débuta en août 1918. Malgré le retrait des forces américaines et britanniques en 1920, l'armée japonaise resta en Extrême-Orient russe et en Sibérie deux années supplémentaires. Plus de 70 000 troupes japonaises furent engagées dans les combats. En 1919, dans le but de soutenir les opérations des militaires japonais, l'éditeur Shōbidō Co. Ltd., basé à Tokyo, publia une série d'impressions lithographiques présentant différentes scènes de cette campagne intitulée « Illustration de la guerre en Sibérie ».

Dernière mise à jour : 14 novembre 2017