Psautier de la congrégation bénédictine de Bursfelde

Description

Le premier atelier d'imprimerie de Mayence fut l'entreprise commune de Johannes Gutenberg, du financier Johann Fust et de Pierre Schöffer (1425–1502 environ). Schöffer, le plus jeune des trois, avait étudié à l'université d'Erfurt entre 1444 et 1448 avant d'exercer le métier de calligraphe à Paris en 1449. Il réunissait ainsi des connaissances théoriques essentielles et une expérience pratique dans le domaine de la production de livres. Sa contribution à l'amélioration des techniques d'imprimerie semble avoir été principalement axée sur l'imitation d'un maximum de caractéristiques des manuscrits, sans intervention manuelle. En 1455, suite à la fin amère du partenariat qui existait entre Gutenberg et Schöffer, ce dernier poursuivit sa collaboration avec Johann Fust et put ainsi concrétiser ses idées. Contrairement à Gutenberg qui abandonna rapidement l'idée d'imprimer à l'encre rouge les titres des chapitres de sa bible pour revenir à la méthode de rubrication manuelle, Schöffer cherchait pour sa part à imprimer tous les éléments en couleur d'un livre. Il évoqua cette innovation avec fierté dans les colophons de ses psautiers, parus en 1457 et 1459, les premiers du genre à être imprimés. Les deux éditions sont décorées de lettrines à deux couleurs, à l'instar des manuscrits, faisant appel à une couleur contrastée pour souligner les décorations calligraphiques (appelées filigranes). Les différentes parties de chaque lettrine étaient produites à partir de gravures sur métal, permettant de les démonter et de les colorer séparément en vue d'imprimer les pages en une seule opération. Le psautier de 1459 de Schöffer est présenté ici. Il fut modifié de façon à répondre aux exigences de la congrégation bénédictine de Bursfelde et imprimé dans le cadre d'une commission de l'abbaye bénédictine de Saint-Jacob à Mayence. Il est aussi connu sous le nom de Psalterium Benedictinum cum canticis et hymnis (Psautier bénédictin avec cantiques et hymnes). Trois ans après la mort de Fust en 1466, Schöffer épousa Christina, la fille de son défunt associé. Il continua à exploiter l'atelier tout en enseignant le métier d'imprimeur à ses fils. Cent ans après l'invention de Gutenberg, le petit-fils de Schöffer, Ivo (1500–1555), exerçait encore l'activité à Mayence, et ce jusqu'à sa mort.

Date de création

Date du sujet

Informations d'édition

Johann Fust et Pierre Schöffer, Mayence

Langue

Titre dans la langue d'origine

Psalterium Benedictinum congregationis Bursfeldensis

Type d'élément

Description matérielle

254 pages ; 35 x 49 centimètres

Notes

  • Cote de la Bibliothèque d'État de Bavière : 2 L.impr.membr. 2
  • La description de cet ouvrage a été écrite par Bettina Wagner de la Bibliothèque d'État de Bavière.

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Dernière mise à jour : 16 mars 2017