Histoire de la poésie ottomane

Description

Elias John Wilkinson Gibb (1857–1901), orientaliste écossais, naquit et fut formé à Glasgow. Après avoir étudié l'arabe et le persan, il développa un intérêt particulier pour la langue et la littérature turques, spécifiquement la poésie. En 1882, il publia Poèmes ottomans traduits en vers anglais dans les formes d'origine. Il s'agissait d'un ouvrage précurseur du classique en six volumes présenté ici, Histoire de la poésie ottomane, paru à Londres entre 1900 et 1909. Gibb mourut à Londres de la scarlatine à l'âge de 44 ans, après la publication du premier volume de son chef–d'œuvre. Sa famille confia la publication posthume des cinq volumes restants à Edward Granville Browne (1862–1926), ami de Gibb lui–même grand orientaliste, qui avait produit une étude spéciale du babisme. Selon Browne, l'ouvrage était « une des études critiques les plus importantes, sinon la plus importante, de la littérature musulmane en Europe de la seconde moitié du siècle dernier ». Le premier volume contient une longue introduction captivante de Gibb sur l'ensemble du sujet, dans laquelle il affirme que la poésie ottomane connut souvent les mêmes hauts et bas que le pouvoir ottoman. Gibb classe la poésie ottomane en deux grands courants, l'ancienne école, également dite asiatique (1300–1859 env.), généralement caractérisée par sa déférence aux influences persanes, et le nouveau courant, ou européen (à partir de 1859), empreint de poésie occidentale, notamment française. Gibb soutient que l'ancienne école passa par quatre périodes : une période formative (1300–1450), une période (1450–1600) durant laquelle les ouvrages prirent pour modèle les œuvres du poète persan Jāmī, une période (1600–1700) dominée par les influences des poètes persans Urfi Shirazi et Saeb Tabrizi, et une période d'incertitude qui dura jusqu'en 1859. L'école européenne qui suivie fut inaugurée par Ibrahim Sinasi (1826–1871), auteur en 1859 d'un recueil de poésie française bref, mais capital, traduit en vers turcs. L'impact du recueil fut profond et finit par changer l'évolution de la poésie ottomane. Gibb est connu pour ses traductions magistrales qui transcrivaient brillamment en anglais le sens et la forme de la poésie ottomane, persane et arabe. Pendant près d'un siècle après sa mort, une fondation familiale finança la Gibb Memorial Series, consacrée à l'édition et à la traduction en anglais de textes arabes, persans et turcs.

Date de création

Date du sujet

Informations d'édition

Luzac & Company, Londres

Langue

Titre dans la langue d'origine

A history of Ottoman poetry

Type d'élément

Description matérielle

6 volumes ; 24 centimètres

Références

  1. Edward Granville Browne, “A History of Ottoman Poetry. By E. J. W. Gibb, M.R.A.S. Vol. I. (London: Luzac & Co., 1900.),” Journal of the Royal Asiatic Society of Great Britain & Ireland (January 1901).
  2. Sidney Lee, editor, “Gibb, Elias John Wilkinson,” in Dictionary of National Biography. 1912, Supplement 2. (London: Smith, Elder & Company, 1912).

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Dernière mise à jour : 23 mars 2017