L'émir Abdur Rahman Khan

Description

Ce livre est une biographie, publiée à Londres en 1895, d'Abdur Rahman Khan (1844–1901 env.), émir d'Afghanistan de 1880 à 1901. Un des petits–fils de Dōst Mohammad, fondateur de la dynastie barakzai d'Afghanistan après la chute des Durrani en 1842, Abdur Rahman Khan fut forcé à l'exil en 1869, lorsque son père et son oncle perdirent une longue lutte contre Sher Ali, qui succéda donc à Dōst Mohammad. Abdur Rahman Khan vécut à Samarcande (aujourd'hui en Ouzbékistan), ville du Turkestan russe jusqu'en 1880. Durant la seconde guerre anglo–afghane (1878–1880), il revint à Kaboul, où il devint émir. Il négocia un accord avec les Britanniques en vertu duquel ils reconnaissaient son statut d'émir en échange du contrôle des affaires étrangères de l'Afghanistan. Le livre raconte ces événements, le règne qui s'ensuivit d'Abdur Rahman Khan, ainsi que sa consolidation et modernisation partielle du pays jusqu'en 1895. Le chapitre final, intitulé « Un souverain en Islam », décrit les accomplissements de l'émir en tant qu'administrateur des réformes et du renforcement de l'état afghan et de ses institutions, dont l'armée. Une annexe contient des extraits de l'autobiographie de l'émir, traduits d'un texte russe produit pendant son exil au Turkestan russe. Le livre inclut un tableau généalogique des Barakzai, une chronologie, des illustrations et deux cartes. L'auteur, Stephen Wheeler, fut le rédacteur en chef de Civil and Military Gazette (CMG), quotidien publié à Lahore (aujourd'hui au Pakistan) et diffusé au Penjab, qui faisait à l'époque partie de l'Inde britannique. Wheeler écrivit ou édita plusieurs autres livres, mais il est mieux connu comme le rédacteur en chef qui donna au jeune Rudyard Kipling son premier emploi de journaliste.

Dernière mise à jour : 30 septembre 2016