Histoire du Sayyid Said, sultan de Muscat

Description

Histoire du Sayyid Said, sultan de Muscat contient le récit par Vincenzo Maurizi, voyageur italien, de son séjour au sultanat d'Oman au début du XIXe siècle. À la fois divertissant et instructif, le récit de Maurizi est considéré comme le premier ouvrage européen intégralement consacré à Oman. À partir d'un contexte historique basé sur les écrits de Carsten Niebuhr (1733‒1815), l'auteur fonde son récit sur ses observations faites à Oman de 1809 à 1814. Maurizi affirme avoir été médecin auprès du souverain Saʻid bin Sultan (règne : 1807‒1856), qui s'empara du pouvoir à l'occasion d'un coup d'État. Caractérisé par sa stabilité dynastique à l'intérieur du pays, le règne de Saʻid fut marqué par des menaces extérieures issues du Najd, région d'Arabie d'où les Wahhabis, adeptes de Muhammad ibn ‘Abd al-Wahhab (mort en 1826 ou 1827), émergèrent pour propager leur interprétation stricte de l'islam. Maurizi eut des contacts avec de nombreux dignitaires de la cour, dont l'ambassadeur de la secte wahhabite, avec lequel il eut un entretien à Muscat à propos de sa foi. Il décrit la politique du pays ainsi que les affrontements armés avec les forces wahhabites auxquels il prit part en tant qu'officier des forces du Sayyid Saʻid. Maurizi bénéficiait d'une solide connaissance du pays au-delà de Muscat, la capitale. Il rédigea des notes ethnographiques « issues de [ses] propres enquêtes personnelles, ou, à défaut, des autorités vivantes les plus représentatives qu'il était en [son] pouvoir d'obtenir ». Oman fut également confronté à des raids menés par les cheikhats voisins. À la cour, Maurizi fut surnommé « Shaik Mansur », ou « victorieux », traduction directe de son prénom italien. Il fut aussi affublé d'un sobriquet sardonique, Abu Midfaʻ (père des canons), après qu'un navire dont il exerçait le commandement ait ouvert le feu sur les forces alliées, tuant plusieurs hommes. Dans sa biographie de Maurizi, Robin Bidwell, érudit britannique, émit la supposition qu'il ait pu être un espion pour le compte des Français, en rendant compte de l'alliance d'Oman avec la Compagnie britannique des Indes orientales et des rivalités complexes relatives à la péninsule arabique et à la région du golfe Persique. Maurizi écrivit lui-même à son propos qu'il fut un « faux diplomate ». L'auteur de la traduction de l'ouvrage depuis l'italien, publiée en 1819 par John Booth à Londres, est inconnu.

Date de création

Informations d'édition

J. Booth, Londres

Langue

Titre dans la langue d'origine

History of Seyd Said, Sultan of Muscat

Type d'élément

Description matérielle

174 pages : tableaux, cartes ; 25 centimètres

Références

  1. Robin Bidwell, “Bibliographical Notes on European Accounts of Muscat 1500‒1900,” Arabian Studies IV, 1978.
  2. Vincenzo Maurizi, History of Seyd Said, Sultan of Muscat, with a new introduction by Robin Bidwell (Cambridge, U.K. and New York: Oleander Press, 1984).

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Dernière mise à jour : 17 mars 2016