Traite pour l’acquisition de l’Alaska

Description

En 1866, le gouvernement russe proposa de vendre le territoire de l’Alaska aux États-Unis. Le secrétaire d’État William H. Seward, enthousiaste à l’idée d'étendre les terres américaines, négocia l’accord pour le compte du gouvernement des États-Unis. Les négociations pour les Russes furent menées par Édouard de Stoeckl, ministre russe aux États-Unis. Le 30 mars 1867, les deux parties convinrent que les États-Unis verseraient la somme de 7,2 millions de dollars à la Russie pour l’acquisition du territoire. Pour moins de deux cents américains par acre, les États-Unis acquirent un nouveau territoire d’une superficie de près de 1,55 millions de kilomètres carrés. À l’époque, les détracteurs de l’acquisition la surnommèrent « la folie de Seward » ou « la glacière de Seward ». Le paiement pour l’Alaska, qui exigeait constitutionnellement une affectation des fonds par le Congrès américain, fut retardé en raison de l’opposition politique américaine intérieure et des querelles politiques qui entouraient la procédure de destitution à l'encontre du président Andrew Johnson. Le gouvernement américain émit finalement un mandat sur le Trésor pour l’acquisition de l’Alaska le 1er août 1868, soit seize mois après la signature du traité par Seward et de Stoeckl. Cette note accuse la réception de la somme de 7,2 millions de dollars par le ministre russe suite à l'exécution de l’acquisition de l’Alaska, dont il encaissa la contrepartie en pièces d’or de la Riggs Bank à Washington (district de Columbia).

Dernière mise à jour : 20 novembre 2015