Recueil des œuvres littéraires d'Ouyang Xingzhou

Description

Ouyang Zhan (758−801), de son prénom social Xingzhou, était originaire de Jinjiang, dans la préfecture de Quanzhou (aujourd'hui dans la province du Fujian). Il obtint son jin shi, diplôme le plus prestigieux des examens de l'administration publique, la 8e année (792) du règne de Dezong (779−805) de la dynastie Tang, avec Han Yu (768−824), Li Guan (766−794) et d'autres appelés les « candidats sur la liste du Dragon et du Tigre ». Premier candidat provenant du Fujian à se présenter au jin shi, il devint aide–enseignant à l'école des Quatre Portes, du directorat de l'Éducation, et mourut alors qu'il avait une quarantaine d'années. Une préface de Li Yisun de l'ère Dezong, dans laquelle il écrit qu'Ouyang Zhan était différent des autres enfants, figure au début de cette copie. Enfant solitaire né dans le village de Min, il prenait plaisir à observer les beautés de la nature et à lire. Il oubliait parfois de rentrer à la maison et restait dehors tard pour regarder le ciel clair et la lune éclatante. Il souffrait d'un sentiment de tristesse, sans pouvoir en expliquer la cause. Même avant d'apprendre à lire, il posait des questions sur des mots et des phrases. S'il aimait une phrase, il la récitait à voix haute en marchant, oubliant où il allait. Ses parents ne comprenaient pas ses aspirations et disaient souvent qu'ils ne savaient pas ce que le garçon pensait. Ils craignaient que leur fils devienne un vagabond affamé. Toutefois, les villageois qui avaient davantage d'expérience et qui connaissaient bien le monde les félicitèrent en affirmant que leur enfant était leur trésor et qu'ils ne devaient pas s'inquiéter pour lui. Ouyang Zhan étudia, apprenant les enseignements des sages, pour apprécier et cultiver l'amitié et l'amabilité, et pour parvenir aux vertus de la loyauté envers l'empereur et de la piété filiale envers le père. Ses écrits, particulièrement sa prose, étaient remplis d'élégance linguistique et d'une certaine prévenance. La plupart des thèmes abordés dans cet ouvrage furent repris par d'autres auteurs. Ces caractéristiques augmentèrent son prestige à Min. Durant les ères Jianzhong (780−784) et Zhenyuan (785−805), l'écriture d'essai et la poésie ci et fu émergèrent et devinrent très appréciées, atteignant leur apogée au milieu de la période Tang. Pour les habitants du Fujian, seul Ouyang Zhan pratiquait cette activité. Avec l'encouragement et la promotion du chancelier Chang Gun (729−783), la renommée d'Ouyang s'étendit dans la région du Yangtsé et de l'Huai, même jusqu'à la capitale. Le style, la gravure et l'omission des mots tabous, ainsi que les sceaux des collectionneurs, indiquent que cette copie provient de la série Tang ren wen ji (Ouvrages littéraires des auteurs Tang), imprimée dans la province du Sichuan sous les Song du Sud (1127−1279). Le juan 1 est consacré à la poésie Fu, les juan 2 et 3 à des écrits divers, le juan 4 à des inscriptions, le juan 5 à des récits, le juan 6 à des chants de louange, le juan 7 à divers thèmes, le juan 8 à des lettres, et les juan 9 et 10 aux préfaces. L'ouvrage contient deux juan de la table des matières et l'essentiel du juan 2 est manquant. La préface, la table des matières, ainsi que les juan 1 à 5, sont présentés ici.

Dernière mise à jour : 14 avril 2016