Carte du sud du Turkestan

Description

Le nom Turkestan signifie « pays des Turcs » en persan. Le Turkestan ne représenta jamais une entité nationale, mais le monde persan et d'autres pays utilisèrent ce nom pour désigner les terres des peuples turcs en Asie centrale. Durant la seconde moitié du XIXe siècle, cette région fut le théâtre d'une intense rivalité politique entre la Grande–Bretagne et la Russie impériale, appelée le « grand jeu ». Au cours de cette période, l'Empire russe conquit de vastes régions en Asie centrale. Il affecta la majorité du territoire qu'il venait d'acquérir au gouvernorat général du Turkestan, récemment établi. L'émirat de Boukhara et le khanat de Khiva, qui n'étaient pas inclus dans le gouvernorat général, constituent un intérêt particulier de la carte. Ils devinrent tous deux des protectorats russes suite à leur défaite aux mains de la Russie. Conquis en 1876, le khanat de Kokand (approximativement la zone appelée Ferghana sur la carte) fut annexé aux vastes terres du gouvernorat général du Turkestan, au lieu de recevoir le statut de protectorat. Aujourd'hui, la région correspondant à l'Asie centrale sur cette carte est sise dans les limites des États du Turkménistan, du Tadjikistan, du Kazakhstan, de l'Ouzbékistan et du Kirghizistan, tous d'anciennes républiques soviétiques qui gagnèrent leur indépendance après la dissolution de l'Union soviétique en 1991. Une note manuscrite décrit les conséquences de la hausse du niveau des mers d'Aral et Caspienne, processus radicalement inversé durant la dernière partie du XXe siècle, lorsque la mer d'Aral disparut presque totalement en raison des projets d'irrigation mal conçus par les Soviétiques. La carte porte l'inscription : « Document prêté par la Société américaine de géographie pour la conférence de paix de Versailles, 1918–1919 ».

Dernière mise à jour : 4 mai 2017