Les fleuves Hari Roud et Murghab, ainsi que le territoire intermédiaire de Merv à Hérat

Description

La ville d'Hérat et la région voisine de Bâdghîs faisaient partie du territoire quant auquel la dynastie kadjar de Perse fut forcée d'abandonner ses revendications suite à la guerre anglo–persane de 1856–1857. Selon les termes du traité de Paris de 1857, les Persans durent se retirer d'Hérat, laissant la ville sous le contrôle afghan. L'intérêt de la Grande–Bretagne pour Hérat était lié à l'intense rivalité opposant les Britanniques aux Russes dans ce que l'on appelle le « grand jeu », où les deux empires se disputèrent le contrôle de l'Asie centrale. L'annexion de Merv par la Russie impériale en 1884 souleva une vague de préoccupations faisant écho dans tout l'Empire britannique. Les Britanniques craignaient que, grâce à Merv, les Russes eussent acquis un nouvel accès en Inde britannique via la vallée de l'Hari Roud et la ville d'Hérat. La carte représente la région de Bâdghîs et les zones environnantes s'étendant de l'oasis de Merv, au nord, à Hérat, dans le sud, territoire d'un grand intérêt stratégique pour les Britanniques en 1885. Compilée à partir d'une étude topographique menée par la Commission frontalière afghane, organe mixte britannique et russe, elle fut publiée en 1885 par la Société royale de géographie à Londres. L'échelle est indiquée en miles et en verstes, unité de mesure russe équivalant à 1,07 kilomètre.

Dernière mise à jour : 30 septembre 2016