Traité sur les chats

Description

Ce manuscrit, contenant des peintures magnifiques de chats, est au format d'un samut khoi (livre pliable thaïlandais), en 12 feuillets, qui s'ouvre de haut en bas. Il fut exécuté au XIXe siècle au centre de la Thaïlande. Les livres pliables étaient généralement produits avec de l'écorce de murier et de la peinture à base de minéraux, de liquides végétaux et parfois de matériaux importés de Chine et d'Europe. Le papier pouvait être noirci à l'aide de noir de fumée ou de laque afin de le rendre plus solide et résistant aux dommages causés par les insectes ou l'humidité. Ces livres étaient essentiellement destinés à la production de manuscrits non religieux dans la région centrale de la Thaïlande. Les légendes, plutôt courtes, décrivent les caractéristiques des différentes races de chats connues au Siam (l'actuelle Thaïlande). Pour chaque race, une note explique également l'effet que peut avoir le chat sur son propriétaire. Malheureusement, comme souvent dans les manuscrits thaïlandais, ni les noms de l'auteur et de l'illustrateur ni la date ne sont indiqués. Au XIXe siècle, il existait au Siam une tradition consistant à produire des traités sur les animaux qui jouaient des rôles importants à la cour royale et dans les monastères, comme en premier lieu les éléphants, particulièrement albinos, mais également les chevaux et les chats. Seule la famille royale pouvait à l'origine élever les célèbres chats siamois. Certains chats étaient également considérés comme les « gardiens » des temples bouddhistes, et ces chats étaient donc farouchement protégés et hautement vénérés. Selon une forte croyance, certaines races de chat apportaient la chance, la prospérité ou la santé à son propriétaire, tandis que d'autres attiraient l'infortune, et devaient donc être évités. Par exemple, un chat blanc avec neuf taches noires, des yeux verts de bon augure, et un miaulement fort et beau était un chat porte-bonheur. Si pauvre soit-il, le propriétaire de ce chat deviendrait une personne respectée et atteindrait un statut social élevé. Le livre arriva à la British Library en février 2011, où il fut apporté par l'épouse d'un collectionneur de manuscrits âgé du Royaume-Uni. On détermina facilement qu'il s'agissait d'un traité sur les chats, semblable à un autre manuscrit appartenant déjà aux collections de la bibliothèque sur la Thaïlande (Or 16008). Ces deux manuscrits se différencient principalement par leurs illustrations ; les images du livre présenté ici sont des aquarelles sur papier crème, tandis que l'autre contient des dessins à la craie blanche sur papier noirci.

Langue

Mots-clés supplémentaires

Type d'élément

Description matérielle

Livre de papier pliable avec 12 feuillets ; 361 x 119 millimètres

Notes

  • Cote du manuscrit de la British Library : Or 16797

Institution

Références

  1. Jana Igunma, “A treatise on Siamese cats," Southeast Asia Library Group (SEALG) Blog, June 7, 2013, http://southeastasianlibrarygroup.wordpress.com/2013/06/07/a-treatise-on-siamese-cats.

Initiative IIIF pour l’interopérabilité des images Aide

Dernière mise à jour : 8 août 2014