Règle de saint Benoît

Description

Ora et labora (prie et travaille) est la célèbre expression énonçant l'idée à la base de la règle de la vie monastique. À l'origine formulée par saint Benoît de Nursie (480−547 env.), elle visait initialement à servir de règle interne aux moines du monastère de Benoît du Mont-Cassin, en Italie. Largement répandue dès le début du VIIe siècle, la Règle de saint Benoît ne devint en France l'unique norme régissant l'Ordre qu'à la fin du VIIIe siècle et au début du IXe. Son adoption fut essentiellement le résultat des efforts de réforme de Benoît d'Aniane (750−821 env.), favorisés par le soutien politique de l'empereur Charlemagne (742−814) et de son fils et successeur Louis le Pieux (778−840). Le manuscrit présenté ici repose sur une copie commandée par Charlemagne quelques années après 787, afin d'établir une version authentique de la Règle. Il s'agit du plus ancien manuscrit encore existant aujourd'hui de la Règle de saint Benoît en Bavière. Le texte commence sur une page enluminée, représentant une croix latine avec des ornements circulaires, sous un arceau. La décoration des initiales révèle des influences du nord de l'Italie. Le manuscrit est attribué à un scribe nommé Dominicus. L'on retrouve son écriture dans un autre codex de l'abbaye bénédictine de Tegernsee, située au bord du lac Tegern, dans le sud de la Bavière, suggérant que le monastère fut très probablement le destinataire et le propriétaire du manuscrit. Suite à la sécularisation des monastères, le manuscrit arriva à Munich en 1803.

Date de création

Date du sujet

Langue

Titre dans la langue d'origine

Regula S. Benedicti

Type d'élément

Description matérielle

I + 61 feuilles : parchemin, enluminures ; 17 x 10 centimètres

Notes

  • Cote de la Bibliothèque d'État de Bavière : Clm 19408
  • La description de cet ouvrage a été écrite par Wolfgang–Valentin Ikas, de la Bibliothèque d'État de Bavière.

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Dernière mise à jour : 24 mai 2017