Poste militaire n° 9, près de la porte d’Auteuil

Description

La guerre franco-allemande fut provoquée par l’escalade des tensions entre la France et la Prusse dans les années 1860. La France, sous l’empereur Napoléon III, était déterminée à contenir la croissance de la puissance prussienne et à venger ce qui était considéré comme une série d’humiliations diplomatiques. La Prusse, sous le chancelier Otto von Bismarck, considérait qu’une guerre dirigée par la Prusse et menée par les États allemands contre la France serait un acte décisif menant à la création d’un empire allemand unifié. Le conflit débuta le 19 juillet 1870, jour où la France déclara la guerre. L’armée française s’avéra terriblement mal préparée et subit une défaite désastreuse lors de la bataille de Sedan, laissant la voie libre vers Paris. Le 19 septembre, les Allemands encerclèrent complètement la ville et commencèrent un siège qui allait durer plus de quatre mois. Coupés du ravitaillement provenant de la campagne, les Parisiens survécurent en mangeant les chiens, les chats et même la plupart des animaux du zoo de Paris. Les arbres des Champs-Élysées et des parcs furent coupés et brûlés pour servir de combustible. Le 5 janvier, les armées allemandes entreprirent le bombardement de la ville, qui dura plusieurs heures chaque nuit durant 23 nuits. Environ 12 000 obus tombèrent sur les quartiers de Paris, tuant près de 400 personnes. Paris capitula le 28 janvier, mettant ainsi fin à la guerre. La défaite française fut suivie d’une révolte populaire et l’établissement de la Commune de Paris en mars 1871, organisation gouvernementale révolutionnaire formée selon des principes anarchistes et socialistes. En mai 1871, la Commune fut réprimée dans un bain de sang par les troupes françaises du gouvernement d’Adolphe Thiers. La colonne impériale de la place Vendôme fut démantelée par les communards durant la brève période où ils contrôlèrent Paris. La répression de la Commune provoqua d’autres destructions importantes dans la ville par les communards, notamment les incendies du palais des Tuileries, du Louvre, et d’autres monuments. Les combats acharnés entre les communards et les forces contre-révolutionnaires détruisirent ou endommagèrent beaucoup d’autres structures également. Le siège de Paris : 1870-1871 est un album de 110 photographies prises par Auguste Bruno Braquehais (1823-1875), photographe français et pionnier du photojournalisme, documentant le siège et les effets du bombardement, ainsi que les destructions entraînées par la Commune de Paris. L’album fait partie de la collection Thereza Christina Maria rassemblée par l’empereur Pierre II du Brésil et qu’il a offerte à la Bibliothèque nationale du Brésil.

Dernière mise à jour : 24 mai 2017