Honduras britannique

Description

En préparation à la conférence de paix qui devait suivre la Première Guerre mondiale, au printemps 1917, le ministère des Affaires étrangères britannique établit une section spéciale chargée de préparer les informations de synthèse utiles aux délégués britanniques. Honduras britannique est le numéro 133 d'une série de plus de 160 études produites par cette section, dont la plupart furent publiées après la conclusion de la conférence de paix de Paris en 1919. Le livre présenté ici est consacré à la géographie physique et politique, à l'histoire politique, et aux conditions sociales, politiques et économiques. Le Honduras britannique (aujourd'hui le Belize) fut, avec la Guyane britannique (l'actuel Guyana), l'unique colonie britannique sur le continent sud–américain. Il doit son existence aux bûcherons britanniques qui commencèrent l'abattage des arbres sur la côte caraïbe d'Amérique centrale au milieu du XVIIe siècle, et dont le droit de récolte du bois sur le territoire sur lequel l'Espagne revendiqua sa souveraineté fut reconnu dans plusieurs traités. En 1798, les Espagnols tentèrent par la force de mettre fin à l'établissement britannique au Belize, incitant les Britanniques à proclamer leur propre souveraineté et à fonder de façon formelle une colonie britannique. L'étude aborde les relations entre la colonie et les pays d'Amérique centrale, qui renversèrent pour la plupart le pouvoir espagnol en 1821, ainsi que les négociations entre la Grande–Bretagne et les États–Unis concernant la construction d'un canal interocéanique reliant les océans Atlantique et Pacifique. Dans le traité Clayton–Bulwer de 1850 (par la suite abrogé par le traité de Hay–Pauncefote de 1901), les gouvernements des États–Unis et de Grande–Bretagne s'engagèrent à partager la responsabilité de la construction et de la gestion d'un tel canal, et garantirent qu'ils n'établiraient de colonies ou de fortifications dans aucune région d'Amérique centrale. Toutefois, le Honduras britannique fut exempté de cette disposition du traité. La partie sur l'économie met l'accent sur l'importance constante de l'industrie forestière. Des 83 types d'arbre connus dans la colonie, l'acajou constituait le principal intérêt commercial. Le chiclé, gomme naturelle provenant du sapotillier, était également très convoité.

Dernière mise à jour : 23 juillet 2015