Canaux internationaux

Description

En préparation à la conférence de paix qui devait suivre la Première Guerre mondiale, au printemps 1917, le ministère des Affaires étrangères britannique établit une section spéciale chargée de préparer les informations de synthèse utiles aux délégués britanniques. Canaux internationaux est le numéro 150 d'une série de plus de 160 études produites par cette section, dont la plupart furent publiées après la conclusion de la conférence de paix de Paris en 1919. Écrite par Edward Arthur Whittuck (1844−1924), spécialiste en droit romain et international, associé à l'université d'Oxford et à l'École d'économie et de sciences politiques de Londres, cette étude fait partie des quelques volumes de la série publiés sous le nom d'un auteur individuel. Le livre est consacré au canal de Suez et au canal de Panama, « canaux interocéaniques » qui, de par leur importance commerciale et stratégique, avaient acquis un statut particulier au regard du droit international. La partie sur le canal de Suez examine le contexte de sa construction, les aspects juridiques et pratiques concernant sa protection et les négociations pour l'internationalisation du canal. Ces dernières aboutirent à la conclusion de la Convention de 1888, signée par neuf puissances européennes, stipulant que « le canal maritime de Suez sera toujours libre et ouvert, en temps de guerre comme en temps de paix, à tout navire de commerce ou de guerre, quel que soit son pavillon ». La partie sur le canal de Panama couvre l'histoire de l'antagonisme entre les États–Unis et la Grande–Bretagne quant à la construction et l'exploitation d'un canal isthmique dans l'hémisphère occidental. Elle aborde en détail le traité Clayton-Bulwer de 1850 et le traité Hay-Pauncefote de 1901, qui remplaça le premier accord. La partie finale porte sur les rôles des deux canaux pendant la Première Guerre mondiale. L'annexe inclut les textes des principaux traités régissant le statut juridique international des canaux.

Dernière mise à jour : 24 mai 2017