Œuvres complètes du mollah Rahmat Badakhshani

Description

Divan-i Mullah Rahmat Badakhshani (Œuvres complètes du mollah Rahmat Badakhshani) est un divan de Khwaja Rahmat Ullah Badakhshani, poète de la fin du XIXe siècle, originaire du Badakhshan, en Afghanistan. Les poèmes de la principale partie du livre sont composés dans différentes formes de ghazal (vers lyriques). Ils incluent notamment des ghazal-e char dar char (ghazals groupés quatre par quatre), des ghazal-e ka tama-e huruf ash hech nuqta nadara (poèmes ghazal où les mots ne sont marqués d'aucun signe diacritique) et des ghazal-e laf-o nashr-e muratab (où le sujet du poème est mentionné dans les premiers vers, puis décrit en détail dans le reste du poème). La partie supplémentaire, des pages 103 à 111, présentent d'autres formes, telles que des musalas ghazals (avec des rythmes de trois lignes), des mutazad ghazal (où les vers peuvent prendre des significations opposées) et des poèmes en rubai (quatrain). Le pseudonyme de l'auteur, Rahmat, apparaît souvent à la fin de chaque strophe. Cette partie comporte également de la prose, où l'auteur parle d'un jardin imaginaire, du jardinage et de différentes fleurs qui « ressemblent au paradis ». Rahmat explique que ce jardin spécial n'existe pas dans les lieux connus. Les dernières pages fournissent des informations sur le poète et sa famille. Son père, Mirza Ismail, aurait été fonctionnaire d'État, et sa famille était khwaja'zada (descendait de Mahomet). Rahmat semble avoir été courtisan ou serviteur littéraire auprès des souverains locaux à Qaţaghan, centre politique du nord-est de l'Afghanistan. Malheureusement, la partie biographique est incomplète, car les deux dernières pages de cette copie ont disparu. Ces pages auraient vraisemblablement clarifié auprès des lecteurs que l'émir Abdur Rahman Khan, souverain d'Afghanistan, avait ordonné au prince héritier Sardar Habibullah Khan de collecter et de publier les œuvres de Rahmat. Le livre fut imprimé en 1894 à la presse royale de Kaboul, Matba-e dar al-Sultanah-e Kabul, par procédé lithographique. Les pages sont numérotées et, sur la page 112, un vers écrit à l'encre rouge d'une main anonyme indique : « J'offre/écris ce livre à trois conditions : de ne pas le politiser, de ne pas en faire mauvais usage et de ne pas le cacher ».

Dernière mise à jour : 30 septembre 2016