Arménie et Kurdistan

Description

En préparation à la conférence de paix qui devait suivre la Première Guerre mondiale, au printemps 1917, le bureau des affaires étrangères britannique établit une section spéciale chargée de préparer les informations de synthèse utiles aux délégués britanniques. Arménie et Kurdistan est le numéro 62 d'une série de plus de 160 études produites par cette section, dont la plupart furent publiées après la conclusion de la conférence de paix de Paris en 1919. Selon la définition de cette étude, l'Arménie est composée de six wilayas (provinces) de l'Empire turc principalement peuplées d'Arméniens, d'autres wilayas accueillant des populations arméniennes considérables, et des régions de l'Empire russe appelées « Arménie russe ». Elle définit le Kurdistan comme incluant les wilayas de Van, Diyarbakir et Mossoul, et elle mentionne que les Kurdes vivaient « tout le long de la chaîne des monts Taurus ». Des parties du livre présenté ici sont consacrées à la géographie physique et politique, à l'histoire politique, et aux conditions sociales, politiques et économiques. Dans la partie traitant de l'histoire politique, une attention particulière est accordée aux origines anciennes des deux peuples et à leur histoire plus récente. Elle souligne « trois éléments de l'histoire arménienne » : la « diaspora », la « religion » et les « persécutions ». En s'appuyant sur un rapport de 1916 de Lord Bryce, homme d'État, diplomate et membre de la Cour internationale de Justice, l'étude fournit les premières estimations des pertes subies par la population arménienne de Turquie pendant la Première Guerre mondiale, soit 600 000 tués et 600 000 déportés. Elle indique, sans donner de chiffres sur les pertes, que les « Kurdes souffrirent également gravement des vicissitudes de la guerre ».

Dernière mise à jour : 24 mai 2017