Conférence du désarmement, Genève, 1933

Description

Soixante pays envoyèrent des délégués à la Conférence du désarmement organisée à Genève en février 1932 pour débattre de la réduction des armements, en s'attachant particulièrement aux armes offensives. L'Allemagne, dont l'armée et la marine étaient déjà limitées en vertu du traité de Versailles, exigea que d'autres États se désarment comme elle l'avait été et, en cas de refus, elle revendiquerait le droit d'accroître ses forces militaires. La France, qui craignait un regain du pouvoir allemand, déclara que la sécurité prévalait sur le désarmement, et qu'elle réduirait ses forces si la sécurité était garantie et qu'une force de police internationale était établie. Dans l'impasse, la Conférence fut ajournée pendant l'été 1932. Elle se réunit à nouveau en février 1933, seulement quelques jours après l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler en Allemagne. Déterminée à se réarmer, l'Allemagne refusa toutes les propositions qui ne lui octroyaient pas la parité militaire immédiate avec les puissances occidentales. Le 23 octobre 1933, elle annonça qu'elle quittait la Conférence du désarmement et la Société des Nations, apparemment en réponse au refus des puissances occidentales concernant sa demande d'égalité. Avant son retrait, l'Allemagne était représentée à la Conférence par le ministre de l'Instruction populaire et de la Propagande Joseph Goebbels, visible sur ce portrait de groupe des délégués (assis au centre). La photographie provient des archives de la Société des Nations, qui furent transférées aux Nations Unies en 1946 et qui sont désormais conservées à l'Office des Nations Unies à Genève. Ces archives furent inscrites au Registre de la Mémoire du monde de l'UNESCO en 2010.

Dernière mise à jour : 16 février 2017