Batterie d'éléphants pendant une marche

Description

Ce cliché est extrait d'un album de photographies historiques rares de personnalités et de sites associés à la seconde guerre anglo-afghane. Les éléphants étaient souvent utilisés comme cavalerie de choc dans les premiers rangs des campagnes militaires en Asie du Sud et du Sud-Est jusqu'à la fin du XIXe siècle, lorsque l'artillerie avancée et les canons à mitraille les rendirent vulnérables aux tirs ennemis. L'armée indienne britannique, à l'instar de ses prédécesseurs les empereurs moghols, transportait de grandes quantités de marchandises à l'aide des éléphants de guerre. Toutefois, le principal avantage tactique militaire de cet animal à la fin du XIXe siècle était de tracter de lourds canons de campagne, ce que les chevaux et les mules ne pouvaient pas faire. Sur cette photographie, les éléphants de tête de chaque équipe, montés par des mahouts indiens, sont escortés par des fantassins et la cavalerie britanniques. À droite, un convoi de bagages portés par des mules et des bœufs accompagne la marche. La seconde guerre anglo-afghane commença en novembre 1878 lorsque la Grande-Bretagne, se sentant menacée par l'influence croissante des Russes en Afghanistan, envahit le pays depuis l'Inde britannique. La première phase de la guerre s'acheva en 1879 avec le traité de Gandamak, qui permit aux Afghans de conserver leur souveraineté nationale, mais les força à céder le contrôle de leur politique étrangère aux Britanniques. Les combats reprirent en septembre 1879, à la suite d'un soulèvement antibritannique à Kaboul, et ils se conclurent finalement en septembre 1880 avec la bataille décisive de Kandahar. L'album contient des portraits de dirigeants et de militaires britanniques et afghans, mais également d'Afghans ordinaires, ainsi que des représentations de camps et d'activités militaires britanniques, de structures, de paysages, et de villes et de villages. Les sites photographiés sont tous situés sur le territoire de l'actuel Afghanistan ou Pakistan (une partie de l'Inde britannique à l'époque). Près d'un tiers des photographies furent prises par John Burke (1843–1900 env.), un second tiers par sir Benjamin Simpson (1831–1923) et le reste par plusieurs autres photographes. Les auteurs de certains clichés ne sont pas identifiés. Bien que cette théorie ne fût jamais confirmée, l'album fut vraisemblablement compilé par un membre du gouvernement indo-britannique, et les circonstances de son arrivée dans les collections de la Bibliothèque du Congrès restent inconnues.

Dernière mise à jour : 30 septembre 2016