Nouveaux récits du voyage autour du globe

Description

Pour célébrer le 100e anniversaire de la signature de la Déclaration d'indépendance à Philadelphie en 1876, les États-Unis accueillirent dans cette ville l'Exposition internationale du centenaire. Le bureau des Affaires étrangères de la cour de la fin de la dynastie Qing autorisa le bureau des Taxes commerciales des pays occidentaux à établir un pavillon représentant la Chine à l'exposition. Li Gui (1842–1903), secrétaire au bureau des Douanes, fut envoyé aux États-Unis avec une délégation pour aider aux préparatifs. Durant son périple, il fit escale notamment en Angleterre et en France. À son retour, il écrivit ce livre de voyage, qui constitue le récit chinois le plus ancien de la foire, ou exposition, universelle de 1876. L'ouvrage est composé de quatre juan. Dans le premier juan, intitulé Mei hui ji lue (Court récit de l'exposition américaine), l'auteur décrit l'environnement visuel et sonore de l'exposition de Philadelphie. Dans le second juan, You lan sui bi (Esquisses des voyages), il décrit également les vues et les bruits de Philadelphie, de Washington, de l'université Harvard, de New York, et d'autres endroits. Dans le troisième juan, Qu lan sui bi (Esquisses des voyages pendant l'exposition), l'auteur raconte sa visite de Londres et de Paris, et différents événements qui se déroulèrent à l'exposition, tels que la venue des adolescents chinois étudiant aux États-Unis. Le dernier juan, intitulé Dong xing ri ji (Journaux du voyage vers l'est), décrit brièvement le voyage en mer de Li, de Shanghai vers l'est. Son récit de la participation de la Chine à l'exposition inclut les descriptions des éléments du pavillon chinois, nécessitant 720 caisses, d'une valeur totale de 200 000 taels (unité de mesure chinoise) d'argent. Selon l'auteur, le pavillon chinois était magnifique et spectaculaire. Il s'agissait d'une structure en bois, orientée vers le nord, avec une immense entrée décorée de trois grands caractères indiquant Da Qing guo (le grand empire Qing) et d'une affiche horizontale avec les quatre caractères Wu hua tian bao (les produits précieux de la Terre sont les trésors de la nature). Sur les deux façades latérales, deux portes extérieures arboraient des drapeaux jaunes ornés de dragons verts. Tous les objets exposés étaient faits à la main, sans utiliser de machines. Li Gui fit part de son émerveillement devant les autres pavillons. Il raconta que l'exposition avait pour but de renforcer les bonnes relations entre les pays, de mettre en évidence les talents nationaux et surtout de développer les échanges commerciaux. Ce livre, offert à la Bibliothèque centrale nationale, faisait partie de la collection de la Bibliothèque internationale chinoise, dont l'étiquette apparaît sur le volume.

Dernière mise à jour : 8 juillet 2014