Carte des colonies du Suriname et de Berbice

Description

Cette carte du XVIIIe siècle montre les plantations hollandaises au Suriname et à Berbice. La carte est orientée avec le nord en bas. Les noms attribués aux lieux en dehors des plantations soigneusement délimitées démontrent la résistance des Indiens locaux, des serviteurs inféodés et des esclaves importés d'Afrique contre la domination néerlandaise. Plusieurs endroits sont notamment désignés comme « villages de rebelles », « village d'évadés » et « village d'esclaves rebelles ». Le cartouche en haut à droite donne une vue détaillée de Paramaribo, ville majeure et port du Suriname. La légende numérotée répertorie les grandes rues, ainsi que l'emplacement de l'hôtel de ville, de l'église principale (réformée néerlandaise), de l'église luthérienne, et des synagogues portugaises et allemandes. La colonie néerlandaise de Berbice, située le long de la rivière Berbice, fut établie en 1627 sous l'autorité de la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales. En 1814, pendant les guerres napoléoniennes, la propriété de la colonie passa aux Britanniques qui la fusionnèrent avec la colonie voisine de la Guyana britannique. Le pays obtint son indépendance sous le nom de Guyana en 1966. Le Suriname, qui borde Berbice à l'est, fut pris à l'Angleterre par les forces néerlandaises en 1667 au cours de la deuxième guerre anglo-néerlandaise (1665-1667). Il resta une possession hollandaise jusqu'en 1975, année de son indépendance.

Dernière mise à jour : 27 septembre 2013