La cité de Dieu

Description

Saint Augustin d'Hippone (354–430) est souvent considéré comme l'un des plus grands penseurs chrétiens de tous les temps. Il naquit à Thagaste (aujourd'hui Souq Ahras, en Algérie), en Afrique romaine, d'un père païen et d'une mère chrétienne (sainte Monique). Après avoir étudié à Carthage et enseigné la rhétorique dans sa ville natale, il s'installa à Rome en 383, puis à Milan en 384. Sous l'influence de sa mère et d'Ambroise, évêque de Milan, il se convertit au christianisme en 387. Il fut ordonné prêtre en 391 et devint évêque d'Hippone (aujourd'hui Annaba, en Algérie). Il produisit plus de 100 ouvrages, parmi lesquels Confessiones (Confessions) et De civitate dei (La cité de Dieu) sont les plus connus. Dans De civitate dei, Augustin réfute l'allégation païenne selon laquelle le saccage de Rome par les Wisigoths en 410, événement qui ébranla profondément le monde romain, fut causé par l'essor du christianisme. Augustin aborde la question fondamentale de l'Église spirituelle dans un monde séculaire : la cité de Dieu dans la cité ici-bas. D'une grande influence au Moyen Âge, De civitate dei est aujourd'hui encore lu et étudié par les théologiens et les philosophes. L'ouvrage présenté ici est l'édition de 1475 imprimée par Nicolas Jenson. Originaire de France, Jenson fut l'un des imprimeurs les plus importants de Venise au XVe siècle. Entre 1470 et 1480 environ, il produisit près de 150 livres. La qualité de son travail influença considérablement le renouveau de l'imprimerie de luxe en Grande-Bretagne au XIXe siècle. Cet exemplaire est le volume le plus ancien de la bibliothèque John M. Kelly de l'Université Saint-Michael de Toronto.

Dernière mise à jour : 7 janvier 2014