Les trois livres sur l'alchimie par Geber, grand philosophe et alchimiste

Description

Jābir ibn Hayyan (également connu sous le nom latinisé Geber, 721–815 env.) fut un contemporain des premiers Abbassides, qui gouvernèrent de 750 à 800 environ, et l'un des principaux adeptes de l'alchimie au début de l'ère islamique. La plus ancienne biographie de Jābir, dans al-Fihrist, remonte au IXe siècle et fut écrite par Ibn al-Nadīm, érudit et bibliographe vivant à Bagdad. Bien que cette biographie contienne de nombreux éléments légendaires, des indications externes ont démontré que la plupart des ouvrages attribués à Jābir dans une liste incluse dans ce livre l'ont été à juste titre. Toutefois, l'ensemble de l'œuvre littéraire de Jābir, notamment des ouvrages sur l'alchimie, la philosophie, l'astrologie, les mathématiques, la musique, la médecine, la magie et la religion, ne fut vraisemblablement pas le travail d'un seul homme. Elle ne put pas non plus être compilée avant la fin du IXe siècle, car la terminologie scientifique utilisée dans le corpus jabirien fut introduite par Ḥunayn ibn Isḥāq al-'Ibādī (809–873 env.). Le gnosticisme islamique présent dans les ouvrages de Jābir est typique de la fin du IXe siècle, autre indication soulignant que certains des ouvrages qui lui furent attribués datent probablement de cette période. Non seulement ces ouvrages offrent un aperçu du gnosticisme islamique de la fin du IXe siècle, mais ils font également la lumière sur les textes scientifiques grecs classiques, dont bon nombre des originaux ont disparu aujourd'hui. Les ouvrages sur l'alchimie de Jābir contiennent des descriptions de la distillation, la calcification, la dissolution, la cristallisation et d'autres opérations chimiques qui furent par la suite utilisées dans le monde islamique et en Europe pendant des siècles. Plusieurs ouvrages du corpus jabirien furent traduits en latin. Le livre présenté ici fut écrit en trois parties abordant les propriétés des métaux, les techniques alchimiques et les propriétés des planètes. Il fut imprimé en 1531 par Jean Grüninger, imprimeur et éditeur allemand établi à Strasbourg. Le livre commence par un poème ésotérique (« Est fons in limis cuius anguis latet in imis… »), qui constitue l'incipit d'une œuvre d'alchimie conservée à la Bibliothèque d'État de Bavière, le Codex latinus monacensis 2848. (Ce dernier est prétendument une traduction latine d'un ouvrage sur la pierre philosophale de l'alchimiste perse Abū Bakr Muḥammad ibn Zakarīyā Rāzī.)

Date de création

Date du sujet

Informations d'édition

Jean Grüninger, Strasbourg

Langue

Titre dans la langue d'origine

Geberi philosophi ac alchimistae maximi De alchimia libri tres eiusdem liber investigationis perfecti magisterij, artis alchimicae

Mots-clés supplémentaires

Type d'élément

Description matérielle

60 feuilles : illustrations ; 28 centimètres

Initiative IIIF pour l’interopérabilité des images Aide

Dernière mise à jour : 25 juillet 2017