Les restes algébriques uniques du commentaire de Sibṭ sur le Yāsamīnīyya

Description

Cet ouvrage est une élaboration du commentaire écrit par le mathématicien égyptien Sibṭ al-Māridīnī (c'est-à-dire, un commentaire sur un autre commentaire) sur l'introduction en vers, ou urjūzah, de la science de l'algèbre, composée à l'origine par le mathématicien berbère et homme de lettres Abū Muḥammad ‘Abd-Allāh al-Ishbīlī al-Marrakushī, aussi connu sous le nom d'Ibn al-Yāsamīn, qui mourut en 1204 (en l'an 600 après l'Hégire). Al-Yāsamīn récapitula ses connaissances mathématiques dans un traité appelé le Yāsamīnīyya (Le traité d'al-Yāsamīn). Vers la fin du XVe siècle, les vers d'al-Yāsamīn firent l'objet d'un commentaire en prose, Lum‘a al-Mardinīyya fī Šarh al-Yāsamīnīyya (Le scintillement d'al-Māridīnī dans l'explication du traité d'al-Yāsamīn), par Muhammad ibn Muhammad ibn Ahmad Abū ‘Abdallāh Badr al-Dīn, également nommé Sibt al-Māridīnī, dont la principale contribution fut la description de la périodicité des fractions sexagésimales. L'intérêt pour ce traité était encore bien présent au XVIIIe siècle lorsque le supercommentaire préservé dans ce manuscrit vit le jour. Son auteur, Muhammad ibn Sālim al-Hifnī, naquit en 1689 ou 1690 dans une famille très modeste de la province égyptienne d'ach-Charqiya. Alors qu'il n'était qu'un jeune adolescent, il partit pour le Caire, où il travailla comme copiste de manuscrits jusqu'à ce qu'un bienfaiteur lui permette de se consacrer entièrement aux études religieuses et juridiques. Sa carrière en tant que juriste de l'école Šāfī‘ī et membre actif de l'ordre soufi des Khalwatiyya le conduisit à l'un des postes intellectuels les plus prestigieux du monde islamique. En 1757, il fut nommé directeur de l'université du Caire Al-Azhar et occupa cette fonction jusqu'à sa mort en 1767 ou 1768. Une page au début de cet exemplaire fournit des informations sur ses propriétaires, indiquant qu'il s'agissait d'un legs et qu'il appartint à Musa ibn al-Sayyid Qasim Hajjaj, homme « de l'école de pensée malikite, de la lignée des Hasani, de croyance ash’arite et d'origine andalouse ».

Dernière mise à jour : 18 septembre 2015