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Akogi
Le nô, forme classique de théâtre japonais, s'est développé aux XIVe et XVe siècles sous le patronage du shogunat. Il devint l'un des passe-temps favoris de la classe régnante au Japon. Le nô combine la dance et la musique. Un utai-bon (livre de paroles) était réalisé pour chaque chanson de la pièce. Le nô atteignit son apogée au XVIIe siècle, et de nombreux utai-bon, ou libretti de nô, furent publiés à cette époque. L'ouvrage présenté ici, une partie d'un utai-bon du style de ...
Cartes des régions côtières japonaises (cartes d'Ino)
Inō Tadataka (1745−1818), éminent topographe et cartographe japonais de la période Edo, est célèbre pour avoir réalisé la première carte du Japon basée sur des mesures réelles, qu'il releva lui-même en parcourant le pays pendant de nombreuses années. Dainihon enkai yochi zenzu (Cartes des régions côtières japonaises), compilé pour former la version finale des cartes de Tadataka, fut soumis au shogunat en 1821. L'ouvrage, qui couvre la quasi-totalité du pays, est composé de trois ensembles de cartes d'échelles différentes, dont 214 daizu (cartes à grande échelle ...
Carte des contours du Japon
Cette carte illustrée du Japon, publiée à la fin du XVIIe siècle, fut réalisée par le cartographe, topographe et artiste du style ukiyo-e Ishikawa Tomonobu (également connu sous le nom de Ryūsen ou Ryūshū, et dont on ne connait pas les dates de naissance et de décès). Il aurait été l'élève d'Hishikawa Moronobu (1618–1694), souvent considéré comme le premier artiste ukiyo-e. Il s'agit ici de la première carte du Japon de Ryūsen sur laquelle son nom est imprimé. Cette carte, probablement basée sur un original ...
Carte à l'échelle des côtes du Japon, provinces orientales (cartes d'Ino)
Inō Tadataka (1745−1818), éminent topographe et cartographe japonais de la période Edo, est célèbre pour avoir réalisé la première carte du Japon basée sur des mesures réelles, qu'il releva lui-même en parcourant le pays. En 1800, Inō topographia la région entre Edo (aujourd'hui Tokyo) et Nemuro (dans l'actuelle préfecture d'Hokkaidō), sur la grande route appelée Ōshū Kaidō. Il poursuivit ses travaux de levés dans d'autres régions de l'est du Japon jusqu'en 1803. Il compila les résultats topographiques en trois ensembles de cartes ...
Contes d'Ise
Ise monogatari (Contes d'Ise) est un recueil d'environ 125 histoires courtes, combinant des éléments de prose et de poésie, qui date du début de la période Heian (IXe−Xe siècles). Le protagoniste fut vraisemblablement inspiré d'Ariwara no Narihira (825−880), bel aristocrate et grand séducteur. Les idylles, les amitiés et la vie sans but remplie de chagrin du personnage principal, ainsi que d'autres histoires, sont racontées dans un style amplement hérité du waka (littéralement, poèmes japonais). Cette œuvre eut une grande influence sur la ...
Album d'appréciation du parfum du printemps
Le takuhanga est un procédé d'impression consistant à tamponner une boule de coton recouverte d'un tissu et enduite d'encre noire sur du papier humidifié placé sur un bloc de bois gravé en taille-douce. Cette méthode dérive du takuhon, art de tamponner retrouvé dans les cahiers d'écriture chinois imprimés à partir des ouvrages d'anciens maîtres de la calligraphie. Cet album takuhanga de la fin du XVIIIe siècle contient des poèmes célébrant le paysage printanier de Kyoto, écrits en style chinois par des hommes lettrés de ...
Portrait d'Ono Ranzan
Tani Bunchō (1763−1840), peintre emblématique de l'ère Edo, est considéré comme l'artiste ayant perfectionné le bunjin-ga, école de peinture japonaise qui se développa à cette période. Le sujet de cette peinture, Ono Ranzan (1729−1810), fut un des grands spécialistes de la pharmacognosie (étude des médicaments dérivés des sources naturelles) traditionnelle de l'époque. Ranzan demanda à Bunchō de peindre le portrait, un an seulement avant sa mort. Bunchō réalisa d'abord une esquisse du côté droit de Ranzan, mais ce dernier objecta, invoquant que la bosse ...
Livre d'illustrations sur les chrysanthèmes
Le chrysanthème, fleur très appréciée par Tao Yuan-ming (365−427), éminent poète chinois de la dynastie des Jin orientaux, fut introduit au Japon vers le début de la période Heian (794−1185). La plante se répandit sur le sol japonais, et plusieurs centaines de types de chrysanthème étaient cultivés dans le pays dès l'ère Edo (1600−1868). Gakiku est le premier livre d'illustrations sur les chrysanthèmes publié au Japon. Ses illustrations raffinées et ses magnifiques poèmes de style chinois présentèrent aux lecteurs 100 variétés de fleurs. Le texte ...
Tsukishima
Tsukishima est une ballade du genre kōwaka-mai (drame accompagné de danses), datant de la période Muromachi (1336−1573). Cette ballade est également intitulée Hyōgo ou Hyōgo tsukishima. « Tsukishima » signifie littéralement « création d'une île », et la ballade est inspirée d'une histoire dans laquelle Taira no Kiyomori (1118−1181), noble et général, construisit un nouveau port à Fukuhara, dans la préfecture de Hyōgo. L'histoire commence par la décision de Kiyomori de bâtir le port. Afin de garantir le bon déroulement des travaux, 30 personnes sont capturées pour les sacrifier ...
Ibuki Dōji, le garçon du mont Ibuki
Ce rouleau illustré d'un otogizōshi (conte de fée japonais de la période Muromachi, 1392−1573) raconte l'enfance de Shuten Dōji, oni (démon) qui allait être un jour dompté par le guerrier réel Minamoto no Yorimitsu. L'histoire débute à la naissance de Shuten Dōji, puis elle relate son enfance sur le mont Ibuki, dans l'ancienne province d'Ōmi, alors qu'il était protégé par les animaux sauvages et qu'il se nourrissait d'herbes aux propriétés magiques contre le vieillissement et la mort, jusqu'à l'époque ...
Le livre des insectes
L'auteur de cet ouvrage intitulé Ehon mushi-erami (Le livre des insectes) est le peintre d'ukiyo-e Kitagawa Utamaro (1753−1806 env.). Il le réalisa avant de produire ses bijin-ga (images de jolies femmes), qui le rendirent célèbre. Chaque double page du livre contient une illustration peinte d'une plante et de deux espèces d'insecte, accompagnée de deux kyōka (style de poème dérivé du waka, ce dernier signifiant littéralement poèmes japonais). Les kyōka sont des poèmes d'amour mettant en scène des insectes. L'ouvrage contient au total 15 ...
Livre d'esquisses de sakura (fleurs de cerisiers)
Les sakura (fleurs de cerisiers), dont la beauté inspire depuis longtemps les artistes japonais, sont les fleurs les plus célèbres du Japon. Créé au milieu du XIXe siècle, Ōka-fu (Livre d'esquisses de sakura) contient les noms de 29 variétés de fleurs de cerisiers, accompagnées d'illustrations peintes sur soie avec des coups de pinceau raffinés. L'artiste, Sakamoto Kōnen (1800−1853), étudia la médecine par les plantes auprès de son père Sakamoto Jun'an, médecin ordinaire du seigneur souverain du domaine de Kishū (aujourd'hui la préfecture de ...
Taishokkan
Taishokkan est une histoire librement inspirée de la vie de Fujiwara no Kamatari (614−669), célèbre fonctionnaire de la cour. Le récit raconte que la fille de Kamatari est l'épouse de l'empereur de Chine. Lorsqu'elle apprend que son père est chargé de construire la salle principale du temple Kōfuku-ji à Nara, elle lui envoie un cadeau, le mugehōju, cristal précieux aux pouvoirs divins. Une escorte militaire transportant le cristal navigue vers le Japon, mais des dragons attaquent le bateau et apportent le trésor au palais du roi ...
Chronique du Japon, volumes 1 et 2
Cet ouvrage intitulé Nihon shoki (Chronique du Japon), premier livre officiel d'histoire japonaise, fut édité entre autres par le prince impérial Toneri et achevé la quatrième année de l'ère Yōrō (720). Les 30 volumes couvrent la période de l'âge mythologique à l'époque de l'impératrice Jitō (fin du VIIe siècle). Depuis l'antiquité, les premier et second volumes, sur l'âge mythologique, sont très appréciés au Japon. Le manuscrit le plus ancien de Nihon shoki encore existant aujourd'hui date de la période Heian (794 ...
Manuel illustré de plantes médicinales
Ce livre est considéré comme le premier livre d'art exhaustif sur la botanique au Japon. Publié à la fin de l'époque Edo, il est composé de 92 volumes (les volumes 1 à 4 sont incomplets), avec plus de 1 900 variétés de plantes. L'auteur, Iwasaki Kan'en (1786−1842), était un vassal du shogunat. L'ouvrage contient des illustrations en couleurs représentant des espèces sauvages, des espèces de jardin et des espèces importées, avec des noms taxonomiques dans les légendes. Il fournit des explications biologiques et d ...
Le journal de Mansai
Mansai (1378−1435), abbé du temple Daigo-ji au début de la période Muromachi (XIV−XVe siècles), naquit dans une famille aristocratique. Adopté par le shogun Ashikaga Yoshimitsu et ordonné prêtre, il servit auprès de trois shoguns, non seulement en tant que prêtre, mais également comme conseiller politique et proche collaborateur. Mansai, qui fut le témoin d'importants événements dans les domaines de la politique, des relations étrangères, de la littérature et de la société, connaissait les plus grands secrets de la nation, faisant de Mansai jugō nikki (Le journal ...
Carte du monde révisée
Cette carte du monde fut réalisée par Takahashi Kageyasu (1785−1829) du Tenmon-kata (bureau en charge de l'astronomie). Kageyasu commença à travailler sur la carte en 1807 sur ordre du gouvernement shogunal, assisté par l'astronome Hazama Shigetomi et l'interprète néerlandais Baba Sajūrō, qui fut appelé à Edo (aujourd'hui Tokyo) en 1808, alors qu'il se trouvait à Nagasaki. Kageyasu soumit la première version de la carte au gouvernement en 1810. La région de l'Asie de l'Est fut ultérieurement révisée, et Aōdō Denzen grava cette ...
Commentaires sur les analectes de Confucius
L'auteur de cet ouvrage intitulé>Rongo (Analectes) est le célèbre recueil rapportant les paroles et les actes de Confucius. Considéré comme le texte sacré le plus précieux du confucianisme, le livre influença fortement la culture de la Chine et des pays voisins. Il aurait été introduit au Japon au Ve siècle environ. La première édition de Rongo publiée au Japon, appelée version Shōhei, fut produite à Sakai, ville aujourd'hui dans la préfecture d'Ōsaka, la 19e année de l'ère Shōhei (1364). Les blocs de bois ...
Description géographique du mont Tiantai
Tendaisan ki (Tiantaishanji en chinois) est une description géographique du Tendaisan (Tiantaishan en chinois), mont sacré chinois situé dans la province du Zhejiang. Son auteur, le taoïste Xu Lingfu, se retira du monde afin de discipliner son esprit et son corps, et vécut sur le Tendaisan de 815 à 825, où il écrivit ce livre. Un moine japonais étudiant en Chine copia probablement l'œuvre d'origine en Chine, ou il en rapporta peut-être un exemplaire au Japon, après quoi il fut perdu. Ce manuscrit, conservé à la ...
Sūtra du Lotus
L'impression de textes sacrés bouddhistes au dos des lettres des défunts afin de prier pour le repos de leur âme devint une pratique courante dès la fin de la période Heian (fin du XIIe siècle). Les rouleaux présentés ici contiennent le texte d'un sutra bouddhiste intitulé Myōhō renge-kyō (Sūtra du Lotus). Le sutra fut imprimé au verso de lettres envoyées par Daitō Genchi, second abbé du temple Kakuon-ji à Kamakura, à la demande notamment de l'épouse d'Hōjō Sadatoki, à qui les lettres étaient adressées. Hōjō ...
Sutra bouddhiste « Jū-issai-fukutoku-zanmai-kyō »
Copier des sutras bouddhistes à la main était reconnu comme un exercice conférant grand mérite et bienfait spirituel, de sorte que dès l'introduction du bouddhisme au Japon au VIe siècle, de nombreux manuscrits furent reproduits dans tout le pays. L'ouvrage présenté ici est un volume d'un issai-kyō (corpus bouddhiste), copié à la main, réalisé sur ordre de l'impératrice Kōmyō (701−760), épouse de l'empereur Shōmu, afin de prier pour le repos de ses parents Fujiwara no Fuhito et Tachibana no Michiyo. L'ouvrage commandé ...
L'achèvement de la simple idéation
Au Japon, les temples étaient de véritables centres de publication jusqu'au Moyen Âge. L'édition Kasuga des textes sacrés bouddhistes fut produite au temple de Kōfuku-ji à Nara. Les rouleaux de cette édition présentés ici contiennent le texte de Jōyuishikiron (L'achèvement de la simple idéation), commentaire sur l'œuvre de l'érudit indien Seshin (Vasubandhu en sanskrit) intitulé Yuishiki sanjūju (Triṃśikā-vijñapti-kārikā en sanskrit, Weishi sanshi song en chinois). Le commentaire fut traduit en chinois au cours de la dynastie Tang par le moine chinois Xuanzang. Canon de ...
Les analectes de Confucius
Rongo (Analectes) est le célèbre recueil rapportant les paroles et les actes de Confucius. Considéré comme le texte sacré le plus précieux du confucianisme, le livre influença fortement la culture de la Chine et des pays voisins. Il aurait été introduit au Japon au Ve siècle environ. L'ouvrage présenté ici est la seconde version de Rongo publiée au Japon, appelée « version Tenmon », la première étant Rongo shikkai (ou version Shōhei), qui parut la 19e année de l'ère Shōhei (1364). Cette seconde version fut publiée la deuxième ...
Épopée militaire sur la vie de Yoshitsune
Gikei ki raconte une histoire fictive inspirée de la vie de Minamoto Yoshitsune, célèbre commandant militaire du XIIe siècle. Dans le livre, le frère aîné de Yoshitsune, Minamoto Yoritomo, premier shogun de l'histoire du Japon, commence à se méfier de son cadet après que celui-ci remporta glorieusement plusieurs batailles. Sur ordre de Yoritomo, Yoshitsune est expulsé de Kyoto, traqué, puis forcé à se donner la mort. La tragédie de Yoshitsune, longtemps populaire au Japon, fut souvent reprise dans les romans et les pièces de théâtre dès la période ...
Sutra bouddhiste « Bimashōkyō »
Copier des sutras bouddhistes à la main était reconnu comme un exercice conférant grand mérite et bienfait spirituel, de sorte que dès l'introduction du bouddhisme au Japon au VIe siècle, de nombreux manuscrits furent reproduits dans tout le pays. La doctrine dite mappō (âge de la fin du dharma), selon laquelle les enseignements bouddhistes, et par conséquent la protection de Bouddha, étaient sur le déclin, se développa la fin de la période Heian. À une époque de pessimisme religieux doublé de l'affaiblissement bien réel de l'aristocratie ...
Histoire de la Lune et du Soleil
Tsukimitsu no sōshi (Histoire de la Lune et du Soleil) est un des otogizōshi, contes de fée japonais de la période Muromachi (1336−1573). Il raconte l'histoire de Hō'ō et de Sansōs, fils d'un homme très riche de Magada-koku, au Tenjiku (nom ancien désignant l'Inde), forcés à l'exil sur l'île de Shiomizu par leur belle-mère. Leur mère biologique, décédée, se transforme alors en un grand oiseau de paradis pour les protéger et les élever. Les garçons, finalement secourus par leur père, grandissent et deviennent ...
Recueil de peintures japonaises
Ce livre d'illustrations fut réalisé par Hishikawa Moronobu (mort en 1694), artiste représentatif du début de l'école ukiyo-e. Il contient 20 images représentant des scènes populaires de la littérature classique japonaise, dont Ise monogatari (Contes d'Ise), Genji monogatari (Le Dit du Genji) et des yōkyoku (chants de pièces de théâtre nô). Moronobu fut le premier artiste à signer ses livres imprimés. Dans le colophon du livre, il se décrit comme un yamato-e-shi (peintre de style japonais classique), affirmant ainsi son assurance en tant qu'artiste. La Bibliothèque ...
Ponts Sanmai-bashi à Ueno
Cette nishiki-e (estampe japonaise multicolore au bloc de bois de l'ukiyo-e) représente de belles femmes se promenant devant les ponts Sanmai-bashi (« trois ponts côte à côte ») à Ueno-hirokōji, à Edo (aujourd'hui Tokyo). Les cerisiers dans les bois entourant le temple Kan'ei-ji sont visibles au loin. Le temple Kan'ei-ji fut considéré comme l'endroit offrant la meilleure vue des cerisiers en fleurs de la ville d'Edo, et même aujourd'hui, nombreux sont ceux qui s'y rendent à cette saison. Les trois ponts construits côte à ...
Beautés du Yoshiwara
Seirō Bijin Awase (Beautés du Yoshiwara) est l'un des livres polychromes imprimés au bloc de bois les plus beaux du Japon. Il fut publié en 1770. Le livre contient les portraits de 166 courtisanes du Yoshiwara, quartier des plaisirs d'Edo (aujourd'hui Tokyo), accompagnés des noms des courtisanes et des maisons closes auxquelles elles appartenaient. Un haïku (court poème) est également écrit en marge de chaque illustration. L'ouvrage est constitué de cinq sections en cinq chapitres. La bande de papier d'origine sur laquelle le titre du ...
Carte générale du monde
La première carte du monde publiée au Japon parut en 1645. Il s'agit ici d'une version populaire de cette première carte, publiée en 1671. Elle est divisée en deux parties : à droite, une carte du monde de forme oblongue et ovoïde indique l'est en haut, et à gauche, des personnages en costume national représentent 40 pays. Cette partie est composée d'un tableau de cinq lignes et huit colonnes, où chaque case contient la représentation d'un peuple de pays existants, comme le Portugal et les Pays-Bas ...
Sugoroku d'acteurs en coulisses
Sugoroku d'acteurs en coulisses est un e-sugoroku (jeu de société en images) représentant les coulisses d'un théâtre kabuki. Publié en 1863, vers la fin de la période Edo, il contient des illustrations réalisées par Utagawa Kunisada II (également connu sous le nom d'Utagawa Toyokuni IV, 1823−1880). Pour ce type de sugoroku, appelé tobi-sugoroku (sugoroku volant), le joueur déplace son pion sur le plateau, d'une case à l'autre sans ordre spécifique, mais en fonction du lancer de dé. En commençant au furi-hajime (départ), dans l ...
Carte des routes terrestres et maritimes d'Edo à Nagasaki
La carte picturale présentée ici, publiée en 1672 (début de la période Edo), représente la route entre Edo (aujourd'hui Tokyo) et Nagasaki. Le premier volume est consacré à la route terrestre du château d'Edo à Kyōto, sur le Tōkaidō, principale route durant la période Edo. Les points d'escale, le paysage naturel et les lieux notables, tels que le mont Fuji (dans le 11e paysage), accompagnés de textes explicatifs, figurent sur la carte. Le second volume montre la route d'Osaka à Nagasaki. Il indique essentiellement les ...
Carte picturale de Kyōto
Ce document est une carte picturale de Kyōto, publiée en 1686 au début de la période Edo (1603–1867). C'est à cette époque que la publication de cartes commença au Japon, plus précisément à Kyōto, sujet de la première carte urbaine jamais parue. Les premières cartes de Kyōto ne représentaient que la zone urbaine, mais elles s'étendirent peu à peu de façon à inclure les banlieues. Cette carte montre les zones suburbaines et la zone urbaine centrale. L'ingénuité avec laquelle les informations fournies ont été maximisées tout ...
Règles de formation du corps des hatamoto (grands samouraïs du shogun)
Cet emaki (rouleau illustré horizontal) représente un cortège en formation de combat partant au champ de bataille. Il mesure 13 mètres de long. À première vue, il est semblable à Kan'ei Gyōkoki (Récit d'une visite impériale au cours de la période Kan'ei), dont les images et les caractères furent imprimés à l'aide de blocs d'impression. Toutefois, cette technique ne fut pas employée pour les personnages et les chevaux, qui furent apposés avec des tampons. Étonnamment, un petit nombre de tampons furent utilisés en réalité. Seulement ...
Carte d'Ezo
Au cours de la période Edo (1603–1867), craignant l'affluence du christianisme et des forces étrangères, le Japon interdit à son peuple de voyager à l'étranger, ainsi que de faire du commerce avec d'autres pays et de s'y rendre, à l'exception de la Corée, de la Chine et de la Hollande. En 1828, Philipp Franz Balthasar von Siebold, un Allemand venu au Japon pour travailler en tant que docteur au poste de traite néerlandais, tenta de rapporter en Hollande des biens prohibés, y compris des ...
Le moineau à la langue coupée
Ce chirimen-bon (livre en papier crêpe) est un watojihon (livre ayant une reliure japonaise traditionnelle) compact, contenant des images et des textes imprimés au bloc de bois. Il est considéré comme un chirimen-bon, car le papier fut plissé jusqu'à obtenir une texture semblable à du tissu. Publiés du milieu de l'ère Meiji jusqu'au début de l'ère Showa, les chirimen-bon étaient des traductions illustrées d'histoires folkloriques japonaises, visant initialement à accroître l'exposition du peuple japonais aux langues étrangères après le kaikoku (la réouverture du Japon ...
Le vieillard qui faisait fleurir les arbres morts
Ce watojihon (livre ayant une reliure japonaise traditionnelle) compact contient des images et des textes imprimés au bloc de bois sur papier non texturé appelé hiragami (papier lisse). Kobunsha, maison d'édition dirigée par Takejirō Hasegawa, commença en 1885 à traduire et à publier Nihon Mukashibanashi (série de fables japonaises), dont Hanasaki Jiji (Le vieillard qui faisait fleurir les arbres morts) est extrait. Cette fable raconte l'histoire d'un gentil couple de vieillards qui avait un chien. Un jour, ils creusèrent à l'endroit où leur chien avait gratté ...
La Constitution du Japon (Journal officiel, édition spéciale)
Cette publication est une édition supplémentaire de la Gazette officielle dans laquelle la Constitution du Japon fut promulguée. Elle fut conservée dans les archives d'Irie Toshio (1901-1972), directeur général du Bureau législatif sous le premier cabinet de Yoshida Shigeru en 1946-1947. Le texte révisé de la Constitution impériale fut adopté par la Chambre des représentants japonaise le 7 octobre 1946. La constitution fut promulguée le 3 novembre. Sur la page de garde de la Gazette, on peut voir les autographes du premier ministre Yoshida Shigeru (1878-1967), Ministre d'État ...
Un million de petites pagodes en bois et prières Dharani
Hyakumanto Darani (Un million de pagodes et de prières Dharani) est la publication la plus ancienne dont on ait une trace au niveau mondial et dont la date de production est clairement déterminée. En 764, l'Impératrice Shōtoku (718-770) ordonna la donation de Hyakumanto Darani, chacun contenant un petit rouleau imprimé avec quatre soutras Dharani Bouddhistes, à dix temples importants. La National Diet Library (Bibliothèque nationale du Japon) détient plusieurs des rouleaux qui furent donnés au Temple Hōryūji dans la préfecture de Nara à l'ouest du Japon. Ces pagodes ...
Une Vue du sanctuaire Mimeguri depuis la rivière Sumida
Cette œuvre de Shiba Kokan (1747-1818), un célèbre peintre de style occidental de la fin de la période Edo (1600-1867), est la première eau-forte sur cuivre par un artiste japonais. Elle représente le paysage de Mimeguri Shrine à Mukōjima, à l'est d'Edo (actuelle Tokyo), vu de la rive du fleuve Sumida. L'eau-forte ayant été réalisée pour une boîte d'optique, la gauche et la droite sont inversées. Kokan s'intéressait à la science occidentale et écrivit des essais sur l'astronomie et la géographie. Dans cette image ...
100 poèmes par 100 poètes
Cet ouvrage illustré de Ogura hyakunin isshu (Cent poètes, cent poèmes) est une collection de cent poèmes japonais classiques à 31 syllabes (waka), chacun par un poète différent. La collection est organisée chronologiquement de l'Empereur Tenji (626-671) à l'Empereur Juntoku (1197-1242). Chacun des poètes est représenté sur une gravure sur bois par Hishikawa Moronobu (1618-vers 1694). Morobonu est souvent considéré comme le premier artiste Ukiyo-e.
Le Dit du Genji
Ce livre est une vieille édition réalisée avec des caractères mobiles de l’une des œuvres classiques les plus connues de la littérature japonaise. Il s’agirait de la première version imprimée de Genji monogatari (le Dit du Genji). Elle apparaît dans 54 volumes publiés au cours de l’ère Keichō (1596–1615). C’est l’un des tout premiers livres réalisé à partir de caractères hiragana. Seules deux autres copies manuscrites existent encore. L’hiragana est une écriture cursive du syllabaire japonais. Considéré comme l’un des plus vieux ...