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5 septembre 2014

Portrait de trois jeunes hommes de Túquerres, province de Túquerres

Portrait de trois jeunes hommes de Túquerres, province de Túquerres

Cette aquarelle de Manuel María Paz (1820−1902) représente trois jeunes hommes portant des ruanas (ponchos). Fabriqués localement à partir de laine d'alpaga, de vigogne ou de lama, ces vêtements sont connus pour leurs couleurs vives et leur protection contre le froid. La scène se déroule à la lisière de la ville de Túquerres, située dans la province de Túquerres (aujourd'hui le département de Nariño), dans le sud-ouest de la Colombie. La ville est sise sur le haut plateau andin, à près de 3 000 mètres au-dessus du niveau de la mer. L'aquarelle est caractéristique de l'œuvre de Paz, qui reproduisit la diversité de la population de la Colombie, ainsi que les activités quotidiennes et les coutumes traditionnelles des différents groupes ethniques, raciaux et sociaux du pays. Paz naquit à Almaguer, dans la province du Cauca. Jeune, il s’engagea dans l'armée colombienne, et se distingua par son talent exceptionnel de cartographe et de peintre. En 1853, il remplaça Henry Price (1819–1863) au poste de dessinateur de la Comisión Corográfica (Commission chorographique). Cette commission, qui débuta ses travaux en 1850, fut chargée d'étudier la géographie, la cartographie, les ressources naturelles, l'histoire naturelle, la culture régionale et l'agriculture de la République de la Nouvelle-Grenade (la Colombie et le Panama actuels). Paz travailla sous la direction d’Agustín Codazzi (1793–1859), ingénieur et géographe d’origine italienne qui cofonda et dirigea la commission. En 1859, à la mort de Codazzi, Paz et d'autres collaborateurs assumèrent la tâche de réviser, terminer et publier le travail accompli par la Comisión Corográfica depuis 1850. Dessinateur, Paz réalisa des aquarelles et des estampes fidèles, s'attachant à représenter les sites et les habitants de Colombie dans un style naturaliste et objectif. Ces images sont des documents précieux pour l'histoire et la culture de la Colombie. Elles fournissent également des informations concernant la composition des cartes, une des principales vocations de la Comisión Corográfica. Plus de 90 peintures de Paz sont aujourd'hui conservées à la Bibliothèque nationale de Colombie.

Histoire de Shah Abbas le Grand

Histoire de Shah Abbas le Grand

Ce manuscrit du début du XIXe siècle contient une histoire de Shāh 'Abbas (1571-1629, qui régna de 1588 à 1629) et de ses prédécesseurs, écrite à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle par un contemporain. Le manuscrit fut probablement rédigé en Iran. Le papier est vergé crème clair et glacé. Le texte est rédigé en écriture nasta'liq, 23 lignes par page, à l'encre noire avec de l'encre rouge utilisée pour les titres, mots importants et certains signes de ponctuation. Les réclames figurent au verso des pages. 'Abbās I, également surnommé 'Abbās le Grand, fut l'un des plus importants souverains de la dynastie des Safavides (1502-1736). Il chassa les envahisseurs ottomans et ouzbèques du sol persan et transféra la capitale de l'empire de Qazvin à Ispahan, qu'il développa ensuite pour en faire l'une des plus belles villes du monde. Il introduisit des réformes qui améliorèrent la vie de ses sujets, et cultiva de nouvelles relations commerciales et diplomatiques avec les puissances européennes. Son règne marqua également l'apogée des réalisations artistiques persanes, ainsi que le tissage de tapis, la céramique, la peinture et la production de manuscrits enluminés qui prospérèrent tous sous son mécénat.

Supplication attribuée au calife Ali

Supplication attribuée au calife Ali

Le calife 'Alī ibn Abī Ṭālib (601-661 environ) est l'un des personnages religieux et sacrés les plus vénérés de l'Islam. Son nom honorifique, Amīr al-Mu'minīn, signifie le « commandeur des croyants » en persan. Les œuvres écrites de 'Alī ibn Abī Ṭālib et les paroles qui lui sont attribuées sont sacrées pour les fidèles chiites, en particulier pour ceux de langue persane. Il s'agit ici d'une copie d'un manuscrit enluminé du XVIIIe siècle de la Munājāt (supplication) de 'Ali ibn Abī Ṭālib. Elle comprend le texte arabe original et une traduction en persan. Le texte est écrit en doré sur un papier de couleur crème moyennement épais (feuillet 1b et 2a) et à l'encre noire (feuillet 2b jusqu'à la fin) à l'intérieur de cinq bordures. Les bordures sont coloriées, de la plus à l'extérieur à la plus à l'intérieur, en bleu, rouge, doré, rouge et vert. Les pages sont divisées en quatre cases pour accueillir le texte principal et la traduction, trois contenant deux lignes et une contenant une seule ligne, soit sept lignes pour chaque page. Le texte arabe, en écriture naskhi, se trouve dans des cases plus grandes comportant une décoration interlinéaire élaborée ; la traduction en persan, en écriture nastaʻlīq, est dans des cases plus étroites avec des panneaux de décor floral de chaque côté. Sur le feuillet 1a figure un texte persan inconnu, dont une partie est manquante le long de la marge de gauche où il a été découpé, et sur la marge supérieure droite en raison de la détérioration du premier feuillet (réparé avec une certaine perte pour ce texte, mais sans dommage au texte principal). Le nom et la date « Vahīd Ḥusaynī 1209 » (1794 ou 1795) figurent dans le coin inférieur gauche du feuillet 7b de la partie écrite ; un texte persan inconnu d'un contributeur ultérieur figure sur la page de garde.

Recueil de poésie et de prose persanes

Recueil de poésie et de prose persanes

Ce manuscrit en persan est un texte soufi sans titre sur la méditation, contenant tant de la poésie que de la prose. Il fut achevé au début de l'année 1520, sans doute à Hérat (Afghanistan actuel) ou à Mashhad (Iran actuel). Le colophon, qui est en arabe, donne le nom du scribe, Mīr 'Alī Ḥusaynī Haravī (1476-1543 environ). Le manuscrit est sur un papier rigide de couleur crème incrusté sur un papier de marge couleur crème clair (feuillets 1 à 8) ou bleu-verdâtre clair, et l'écriture est encadrée par des bandes alternativement dorées et couleur crème (ou vertes) avec des réglures noires. Le papier de marge est abondamment décoré par des motifs floraux et animaliers. Le texte est en caractères nasta'liq, huit lignes par page. La reliure est en cuir contemporain avec des médaillons. Sur le feuillet 1a figure le sceau d'un ancien propriétaire. Le soufisme, une interprétation introspective et mystique de l'islam qui est apparue après la diffusion initiale de la religion, combine des enseignements de l'islam avec le gnosticisme. La pratique adoptait l'idée de l'illumination par le biais de la connaissance spirituelle, éclairée par les pratiques spirituelles préislamiques grecques, zoroastriennes et indiennes. À la fin du XIIIe siècle, la pensée soufie dans le monde persanophone s'exprimait principalement par le biais de la poésie ou dans des œuvres poétiques en prose, telles que ce traité.

Le joyau de la couronne

Le joyau de la couronne

Ce manuscrit de Durrat al-tāj (Le joyau de la couronne) est un livre de prières chiite, consistant en prières à dire sur la tombe du calife 'Alī ibn Abī Ṭālib (601-661 environ). 'Alī ibn Abī Ṭālib est un des personnages religieux et sacrés les plus vénérés de l'Islam. Son nom honorifique, Amīr al-Mu'minīn, signifie le « commandeur des croyants » en persan. Les œuvres écrites de 'Alī ibn Abī Ṭālib et les paroles qui lui sont attribuées sont sacrées pour les fidèles chiites, en particulier pour ceux de langue persane. Le manuscrit fut probablement écrit en Iran, sans doute au XVIIe siècle. Le papier est d'un style moyen-oriental épais, poli, de couleur crème, sans chaînettes ou vergeures distinctives, et sans filigrane. Le texte est écrit à l'encre noire en caractères naskhī, neuf lignes par page, avec des décorations dorées entre les lignes. Les bordures de la zone d'écriture sont marquées à l'encre noire, avec une décoration abondante à l'extérieur de cette zone. Le texte de l'œuvre est rubriqué, son titre ajouté par un contributeur extérieur et elle ne comporte pas de colophon. La reliure est appelée e siècle (années 1740 environ).

Dahomey

Dahomey

En préparation à la conférence de paix qui devait suivre la Première Guerre mondiale, au printemps 1917, le ministère des Affaires étrangères britannique établit une section spéciale chargée de préparer les informations de synthèse utiles aux délégués britanniques. Dahomey est le numéro 105 d'une série de plus de 160 études produites par cette section, dont la plupart furent publiées après la conclusion de la conférence de paix de Paris en 1919. Le Dahomey (Bénin actuel) était un royaume africain qui émergea très probablement au cours du deuxième quart du XVIIe siècle. Il devint un protectorat de la France en 1892. En 1904, il devint une colonie française, intégrée au gouvernement général de l'Afrique-Occidentale française. Le livre présenté ici est consacré à la géographie physique et politique, à l'histoire politique, et aux conditions sociales, politiques et économiques. Les conditions sociales et politiques sont abordées dans le numéro 100 de la série, French West Africa (Afrique-Occidentale française). L'étude traite de la délimitation de la frontière du Dahomey avec la colonie britannique de Lagos (aujourd'hui le Nigéria) à l'est et le Togoland (alors une colonie allemande) à l'ouest. Elle décrit brièvement les principaux groupes ethniques vivant dans le pays, notamment les peuples Fong (Fon), Mina, Aja (Adja), Nago, Mahi, Bariba, Dendi, Hausa et Fulbé (Fulani). La population totale de la colonie est évaluée à environ 900 000 habitants. La partie sur les conditions économiques présente le potentiel économique de la colonie, fondé sur sa richesse agricole et les perspectives d'augmentation de la production d'huile de palme, de cacao, de caoutchouc et autres produits. Cotonou était le port principal de la colonie, avec des liaisons par navire à vapeur avec Le Havre, Marseille, Hambourg et Liverpool. Le Dahomey devint la République indépendante du Dahomey le 1er août 1960 ; il changea de nom en 1975 pour devenir le Bénin.

Japon

Japon

En préparation à la conférence de paix qui devait suivre la Première Guerre mondiale, au printemps 1917, le ministère des Affaires étrangères britannique établit une section spéciale chargée de préparer les informations de synthèse utiles aux délégués britanniques. Japon est le numéro 73 d'une série de plus de 160 études produites par cette section, dont la plupart furent publiées après la conclusion de la conférence de paix de Paris en 1919. Ce livre, écrit par John Harington Gubbins (1852-1929), un ancien fonctionnaire du ministère britannique des Affaires étrangères et secrétaire de la légation britannique à Tokyo, fait partie des quelques volumes de la série publiés sous le nom d'un auteur individuel. Il traite principalement de l'histoire politique du Japon, avec une brève partie sur les conditions sociales et politiques contemporaines. L'étude porte sur l'ensemble de l'histoire documentée du Japon, depuis le VIe siècle et l'introduction du bouddhisme venu de Chine, jusqu'au début de la Première Guerre mondiale et la déclaration de guerre du Japon à l'Allemagne, le 23 août 1914. Les thèmes abordés comprennent l'histoire du Japon, le système féodal et la mise en place de la dynastie Tokugawa, les premières relations avec les puissances européennes et la fermeture du Japon, et l'ère moderne. Les sujets examinés dans cette dernière partie comprennent la visite du Commodore Matthew Perry en 1853 et l'ouverture du Japon au commerce extérieur, la restauration de Meiji de 1868-1869, la guerre avec la Chine en 1894-1895, l'alliance anglo-japonaise de 1902 et la guerre russo-japonaise de 1904-1905. La partie sur les conditions sociales et politiques traite des deux principales religions du Japon, le shintoïsme et le bouddhisme, et met l'accent sur le rôle de la première en tant que religion reconnue de la cour et de l'État, et source importante du pouvoir impérial et de légitimité.

Haut-Sénégal et Niger

Haut-Sénégal et Niger

En préparation à la conférence de paix qui devait suivre la Première Guerre mondiale, au printemps 1917, le ministère des Affaires étrangères britannique établit une section spéciale chargée de préparer les informations de synthèse utiles aux délégués britanniques. Haut-Sénégal et Niger est le numéro 107 d'une série de plus de 160 études produites par cette section, dont la plupart furent publiées après la conclusion de la conférence de paix de Paris en 1919. Le Haut-Sénégal et Niger était une colonie française établie en 1904 dans le cadre du gouvernement général de l'Afrique-Occidentale. Avec le territoire militaire du Niger voisin, elle comprenait les territoires des États actuels du Niger, Mali et Burkina Faso. Cette étude couvre à la fois la colonie et le territoire militaire. Les différentes parties du livre sont consacrées à la géographie physique et politique, à l'histoire politique, et aux conditions sociales, politiques et économiques. Le livre souligne l'importance du fleuve Niger, qui « traverse la colonie dans le grand arc de la courbe du Niger, coulant vers le nord-est et Tombouctou et de là rejoignant le peuple nigérian plus bas ». Il décrit brièvement les différents peuples vivant dans cette région peu peuplée, en particulier les Touaregs, Maures et Songhays (Songhaï). Ces derniers sont décrits comme « un grand peuple historique » qui « dirigeait autrefois un vaste empire nègre comprenant la totalité du Sahara ». L'étude relate la rivalité entre la France et la Grande-Bretagne pour le contrôle du territoire, les règlements de litiges frontaliers avec les colonies britanniques adjacentes en 1898 et 1899, et la démarcation de la frontière avec la colonie allemande voisine du Togoland. La partie économique décrit la construction de routes et de chemins de fer par les Français et les rouages de l'économie agricole. Elle note qu'en 1914 « le Haut-Sénégal et Niger comptait à lui seul 2 000 000 bovins et de 3 000 000 ovins et caprins ».

Macao

Macao

En préparation à la conférence de paix qui devait suivre la Première Guerre mondiale, au printemps 1917, le ministère des Affaires étrangères britannique établit une section spéciale chargée de préparer les informations de synthèse utiles aux délégués britanniques. Macao est le numéro 81 d'une série de plus de 160 études produites par cette section, dont la plupart furent publiées après la conclusion de la conférence de paix de Paris en 1919. Macao était à cette époque une colonie du Portugal, louée par la Chine aux Portugais comme port de commerce. Les différentes parties du livre sont consacrées à la géographie physique et politique, à l'histoire politique, et aux conditions sociales, politiques et économiques. La partie sur l'histoire politique couvre l'arrivée des Portugais vers 1515 et le développement des relations entre la Chine et la colonie portugaise au cours des siècles. La partie sur les conditions économiques précise que « l'industrie de Macao est principalement entre des mains chinoises » et que « l'industrie principale est l'opium, que la colonie importe brut (opio crù) et prépare pour l'exportation (opio cosido) ». Le dernier chapitre, « Remarques générales », relève que « Macao doit toute son importance au fait que c'est un port ; mais en tant que tel il ne peut rester longtemps de grande valeur, car le port est de plus en plus envasé par les alluvions apportées par la rivière [des Perles] de Canton... Macao fut rétrocédé à la République populaire de Chine (RPC) en 1999. Elle constitue, avec Hong Kong, l'une des deux régions administratives spéciales de la RPC.

Amérindiens correguajes chassant à l'aide de sarbacanes, territoire du Caquetá

Amérindiens correguajes chassant à l'aide de sarbacanes, territoire du Caquetá

Cette aquarelle de Manuel María Paz (1820−1902) représente deux hommes correguajes (terme aujourd'hui généralement écrit koreguajes) du département du Caquetá, dans le sud de la Colombie. L'homme debout dirige sa bodoquera (sarbacane) vers son gibier, tandis que l'autre est sur le point de charger la sienne d'une fléchette. La population correguaje a depuis tellement diminué que son existence est désormais menacée. L'aquarelle est caractéristique de l'œuvre de Paz, qui reproduisit la diversité de la population de la Colombie, ainsi que les activités quotidiennes et les coutumes traditionnelles des différents groupes ethniques, raciaux et sociaux du pays. Paz naquit à Almaguer, dans la province du Cauca. Jeune, il s’engagea dans l'armée colombienne, et se distingua par son talent exceptionnel de cartographe et de peintre. En 1853, il remplaça Henry Price (1819–1863) au poste de dessinateur de la Comisión Corográfica (Commission chorographique). Cette commission, qui débuta ses travaux en 1850, fut chargée d'étudier la géographie, la cartographie, les ressources naturelles, l'histoire naturelle, la culture régionale et l'agriculture de la République de la Nouvelle-Grenade (la Colombie et le Panama actuels). Paz travailla sous la direction d’Agustín Codazzi (1793–1859), ingénieur et géographe d’origine italienne qui cofonda et dirigea la commission. En 1859, à la mort de Codazzi, Paz et d'autres collaborateurs assumèrent la tâche de réviser, terminer et publier le travail accompli par la Comisión Corográfica depuis 1850. Dessinateur, Paz réalisa des aquarelles et des estampes fidèles, s'attachant à représenter les sites et les habitants de Colombie dans un style naturaliste et objectif. Ces images sont des documents précieux pour l'histoire et la culture de la Colombie. Elles fournissent également des informations concernant la composition des cartes, une des principales vocations de la Comisión Corográfica. Plus de 90 peintures de Paz sont aujourd'hui conservées à la Bibliothèque nationale de Colombie.

Andaquis convertis, produisant de la pite à Descansé, territoire du Caquetá

Andaquis convertis, produisant de la pite à Descansé, territoire du Caquetá

Cette aquarelle de Manuel María Paz (1820−1902) représente trois Andaquis, dans le territoire du Caquetá (aujourd'hui le département du Cauca), en train d'extraire de la pite à partir de la plante Agave Americana. Ce matériau était utilisé pour fabriquer des cordages, des nattes et des tissus rugueux. Les Andaquis étaient établis à l'extrémité sud de la cordillère Orientale. Paz les décrit comme reducidos, ce qui signifiait qu'ils habitaient dans une réduction, ou mission, et qu'ils étaient devenus catholiques sous l'influence des missionnaires espagnols. L'aquarelle est caractéristique de l'œuvre de Paz, qui reproduisit la diversité de la population de la Colombie, ainsi que les activités quotidiennes et les coutumes traditionnelles des différents groupes ethniques, raciaux et sociaux du pays. Paz naquit à Almaguer, dans la province du Cauca. Jeune, il s’engagea dans l'armée colombienne, et se distingua par son talent exceptionnel de cartographe et de peintre. En 1853, il remplaça Henry Price (1819–1863) au poste de dessinateur de la Comisión Corográfica (Commission chorographique). Cette commission, qui débuta ses travaux en 1850, fut chargée d'étudier la géographie, la cartographie, les ressources naturelles, l'histoire naturelle, la culture régionale et l'agriculture de la République de la Nouvelle-Grenade (la Colombie et le Panama actuels). Paz travailla sous la direction d’Agustín Codazzi (1793–1859), ingénieur et géographe d’origine italienne qui cofonda et dirigea la commission. En 1859, à la mort de Codazzi, Paz et d'autres collaborateurs assumèrent la tâche de réviser, terminer et publier le travail accompli par la Comisión Corográfica depuis 1850. Dessinateur, Paz réalisa des aquarelles et des estampes fidèles, s'attachant à représenter les sites et les habitants de Colombie dans un style naturaliste et objectif. Ces images sont des documents précieux pour l'histoire et la culture de la Colombie. Elles fournissent également des informations concernant la composition des cartes, une des principales vocations de la Comisión Corográfica. Plus de 90 peintures de Paz sont aujourd'hui conservées à la Bibliothèque nationale de Colombie.

Un Amérindien andaqui. Miguel Mosquera, territoire du Caquetá

Un Amérindien andaqui. Miguel Mosquera, territoire du Caquetá

Cette aquarelle de Manuel María Paz (1820−1902) représente un Amérindien andaqui accompagné d'un homme noir ou métis identifié comme Miguel Mosquera, l'un des jumeaux qui comptèrent parmi les guides et les interprètes les plus fiables ayant travaillé avec Paz. Paz reproduisit la diversité de la population de la Colombie, ainsi que les activités quotidiennes et les coutumes traditionnelles des différents groupes ethniques, raciaux et sociaux du pays. Paz naquit à Almaguer, dans la province du Cauca. Jeune, il s’engagea dans l'armée colombienne, et se distingua par son talent exceptionnel de cartographe et de peintre. En 1853, il remplaça Henry Price (1819–1863) au poste de dessinateur de la Comisión Corográfica (Commission chorographique). Cette commission, qui débuta ses travaux en 1850, fut chargée d'étudier la géographie, la cartographie, les ressources naturelles, l'histoire naturelle, la culture régionale et l'agriculture de la République de la Nouvelle-Grenade (la Colombie et le Panama actuels). Paz travailla sous la direction d’Agustín Codazzi (1793–1859), ingénieur et géographe d’origine italienne qui cofonda et dirigea la commission. En 1859, à la mort de Codazzi, Paz et d'autres collaborateurs assumèrent la tâche de réviser, terminer et publier le travail accompli par la Comisión Corográfica depuis 1850. Dessinateur, Paz réalisa des aquarelles et des estampes fidèles, s'attachant à représenter les sites et les habitants de Colombie dans un style naturaliste et objectif. Ces images sont des documents précieux pour l'histoire et la culture de la Colombie. Elles fournissent également des informations concernant la composition des cartes, une des principales vocations de la Comisión Corográfica. Plus de 90 peintures de Paz sont aujourd'hui conservées à la Bibliothèque nationale de Colombie.

Amérindiens guaquis, territoire du Caquetá

Amérindiens guaquis, territoire du Caquetá

Cette aquarelle de Manuel María Paz (1820−1902) représente des Guaquis, peuple indigène de l'actuel département du Caquetá, dans le sud de la Colombie. Ils semblent recueillir les fruits des grands palmiers qui poussent dans cette région forestière luxuriante. L'aquarelle est caractéristique de l'œuvre de Paz, qui reproduisit la diversité de la population de la Colombie, ainsi que les activités quotidiennes et les coutumes traditionnelles des différents groupes ethniques, raciaux et sociaux du pays. Paz naquit à Almaguer, dans la province du Cauca. Jeune, il s’engagea dans l'armée colombienne, et se distingua par son talent exceptionnel de cartographe et de peintre. En 1853, il remplaça Henry Price (1819–1863) au poste de dessinateur de la Comisión Corográfica (Commission chorographique). Cette commission, qui débuta ses travaux en 1850, fut chargée d'étudier la géographie, la cartographie, les ressources naturelles, l'histoire naturelle, la culture régionale et l'agriculture de la République de la Nouvelle-Grenade (la Colombie et le Panama actuels). Paz travailla sous la direction d’Agustín Codazzi (1793–1859), ingénieur et géographe d’origine italienne qui cofonda et dirigea la commission. En 1859, à la mort de Codazzi, Paz et d'autres collaborateurs assumèrent la tâche de réviser, terminer et publier le travail accompli par la Comisión Corográfica depuis 1850. Dessinateur, Paz réalisa des aquarelles et des estampes fidèles, s'attachant à représenter les sites et les habitants de Colombie dans un style naturaliste et objectif. Ces images sont des documents précieux pour l'histoire et la culture de la Colombie. Elles fournissent également des informations concernant la composition des cartes, une des principales vocations de la Comisión Corográfica. Plus de 90 peintures de Paz sont aujourd'hui conservées à la Bibliothèque nationale de Colombie.

Finlande

Finlande

En préparation à la conférence de paix qui devait suivre la Première Guerre mondiale, au printemps 1917, le ministère des Affaires étrangères britannique établit une section spéciale chargée de préparer les informations de synthèse utiles aux délégués britanniques. Finlande est le numéro 47 d'une série de plus de 160 études produites par cette section, dont la plupart furent publiées après la conclusion de la conférence de paix de Paris en 1919. Le livre présenté ici est consacré à la géographie physique et politique, à l'histoire politique, et aux conditions sociales, politiques et économiques. La Finlande devint une province de la Suède en 1249 et fut gouvernée par les Suédois jusqu'en 1809, quand elle fut conquise et annexée par la Russie. Au sein de l'Empire russe, elle était administrée comme le grand-duché de Finlande, avec une constitution prévoyant une autonomie limitée et une plus grande liberté personnelle et politique que dans le reste de la Russie. La partie sur l'histoire politique retrace le développement d'un nationalisme finlandais au XIXe siècle et la lutte pour l'indépendance. La Finlande déclara son indépendance en décembre 1917. Le 4 janvier 1918, le gouvernement révolutionnaire de la Russie, qui s'était retiré de la guerre et avait demandé la paix à l'Allemagne, reconnut l'indépendance finlandaise. En mars 1918, l'armée allemande occupa les îles Åland et une partie de la Finlande. Cette tentative de transformer le pays en un satellite allemand échoua lorsque l'Allemagne fut battue sur le front de l'Ouest par la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis. L'annexe contient plusieurs documents importants relatifs au statut politique de la Finlande. Il s'agit notamment du discours par le tsar Alexandre II à l'ouverture de la Diète de Finlande en 1863 ; le rapport de 1910 par le Westlake Committee, groupe d'éminents juristes européens qui examinèrent l'état des relations entre la Finlande et la Russie, et condamnèrent la tentative de la Russie à cette époque de détruire l'autonomie de la Finlande ; et le traité de paix du 7 mars 1918 entre la Finlande et l'Allemagne.

Albanie

Albanie

En préparation à la conférence de paix qui devait suivre la Première Guerre mondiale, au printemps 1917, le ministère des Affaires étrangères britannique établit une section spéciale chargée de préparer les informations de synthèse utiles aux délégués britanniques. Albanie est le numéro 17 d'une série de plus de 160 études produites par cette section, dont la plupart furent publiées après la conclusion de la conférence de paix de Paris en 1919. L'Albanie fut conquise par les Ottomans au milieu du XVe siècle et ne regagna son indépendance totale des Turcs qu'en 1912. Le livre présenté ici est consacré à la géographie physique et politique, à l'histoire politique, et aux conditions sociales, politiques et économiques. Il traite de deux principaux sous-groupes de la population albanaise, les Guègues du nord et les Tosques du sud. Il contient également une note, « Répartition de la race albanaise en 1912 », qui fournit des informations sur les Albanais vivant en dehors de l'Albanie même, notamment ailleurs dans les Balkans, en Sicile et dans d'autres régions du sud de l'Italie. La partie sur les conditions sociales et politiques aborde la façon dont les divisions tribales et religieuses ont contribué à retarder le développement d'une conscience nationale. Elle ajoute que la majorité de la population albanaise est devenue musulmane sous la domination ottomane, et que « longtemps après que les Serbes et les Grecs eurent obtenu leur indépendance nationale, les Albanais restèrent de loyaux sujets du sultan ottoman... ». L'étude traite des diverses possibilités pour une Albanie d'après-guerre, y compris la partition entre les États voisins ou l'établissement d'une Albanie indépendante. Elle ne mentionne pas le traité secret de Londres, signé en avril 1915, dans lequel la Grande-Bretagne, la France et la Russie promettaient à l'Italie qu'en échange de son entrée en guerre contre l'Autriche-Hongrie, elle gagnerait l'Albanie comme protectorat. Ce traité ne fut jamais appliqué, surtout en raison de l'opposition des États-Unis. En 1920, l'Albanie devint un État souverain et membre de la Société des Nations.

Belgique

Belgique

En préparation à la conférence de paix qui devait suivre la Première Guerre mondiale, au printemps 1917, le ministère des Affaires étrangères britannique établit une section spéciale chargée de préparer les informations de synthèse utiles aux délégués britanniques. Belgique est le numéro 26 d'une série de plus de 160 études produites par cette section, dont la plupart furent publiées après la conclusion de la conférence de paix de Paris en 1919. Le livre présenté ici est consacré à la géographie physique et politique, à l'histoire politique, et aux conditions sociales, politiques et économiques. La partie sur la géographie souligne l'absence de frontières naturelles fortes, l'importance de deux réseaux fluviaux, l'Escaut et la Meuse, et la division de la population en deux groupes ethnolinguistiques, les Flamands néerlandophones et les Wallons francophones. La partie sur l'histoire politique commence avec Philippe le Bon (qui régna de 1419 à 1467) et les Pays-Bas bourguignons, et couvre les siècles de gouvernement des Habsbourg, l'autorité française sous Napoléon, l'établissement du royaume de Hollande et de Belgique en 1815, et l'émergence d'un royaume de Belgique indépendant en 1831. L'étude souligne le niveau élevé de développement économique du pays, comme en témoigne le dense réseau de chemins de fer et de canaux, les industries bien développées du fer et de l'acier, de machines, de textiles et de produits chimiques, et une activité intense d'expédition et de commerce extérieur, en grande partie centrée sur le port d'Anvers. Trois annexes couvrent la formation des frontières de la Belgique avec la France, les Pays-Bas et l'Allemagne, le « mouvement flamand » et le développement d'une conscience nationale flamande, et le socialisme belge. Une quatrième annexe présente des extraits de traités et d'accords relatifs à l'indépendance et à la neutralité de la Belgique.

Bulgarie

Bulgarie

En préparation à la conférence de paix qui devait suivre la Première Guerre mondiale, au printemps 1917, le ministère des Affaires étrangères britannique établit une section spéciale chargée de préparer les informations de synthèse utiles aux délégués britanniques. Bulgarie est le numéro 22 d'une série de plus de 160 études produites par cette section, dont la plupart furent publiées après la conclusion de la conférence de paix de Paris en 1919. La Bulgarie fut un puissant royaume médiéval qui passa sous le contrôle de l'Empire ottoman au XIVe siècle. La guerre russo-turque de 1877-1878 et le Congrès de Berlin de juin-juillet 1878 aboutirent à l'établissement de la principauté de Bulgarie, qui resta cependant soumise à la suzeraineté ottomane. Elle acquit son indépendance totale en 1908. Les différentes parties de l'étude sont consacrées à la géographie physique et politique, à l'histoire politique, et aux conditions sociales, politiques et économiques. Elles retracent l'histoire mouvementée de la Bulgarie à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, jusqu'à la Première Guerre balkanique de 1912-1913, au cours de laquelle une alliance de la Bulgarie, du Monténégro, de la Serbie et de la Grèce attaqua et vainquit l'Empire ottoman. De plus, elles rappellent la Deuxième Guerre balkanique de 1913, au cours de laquelle la Bulgarie combattit la Roumanie, la Serbie, la Grèce, le Monténégro et l'Empire ottoman pour le butin de la Première Guerre balkanique. L'étude souligne l'importance de l'Église bulgare orthodoxe, mais note la présence de minorités musulmanes, juives, catholiques et protestantes, et conclut que la « tolérance religieuse y prévaut plus largement que dans tout autre État d'Europe de l'Est ». L'économie bulgare est décrite comme relativement en retard, avec seulement les prémices d'un secteur industriel moderne. La plupart des Bulgares étaient employés dans l'agriculture, la sériciculture (l'élevage du ver à soie) et la culture des rosiers deux secteurs importants de l'économie agricole.

Troisième catéchisme et exposition de la doctrine chrétienne pour des sermons que le vicaire et d'autres prêtres prêchent et enseignent aux Amérindiens et à toute autre personne, conformément aux décisions établies lors du saint concile provincial de Lima

Troisième catéchisme et exposition de la doctrine chrétienne pour des sermons que le vicaire et d'autres prêtres prêchent et enseignent aux Amérindiens et à toute autre personne, conformément aux décisions établies lors du saint concile provincial de Lima

Tercero cathecismo y exposición de la Doctrina Chritiana, por sermones para que los curasy otros minitros prediquen y eneñen a los Yndios y a las demás peronas conforme a lo que en el Sancto Concilio Prouincial de Lima de proueyo (Troisième catéchisme et exposition de la doctrine chrétienne pour des sermons que le vicaire et d'autres prêtres prêchent et enseignent aux Amérindiens et à toute autre personne, conformément aux décisions établies lors du saint concile provincial de Lima) fut publié à Lima, au Pérou, en 1585. La première imprimerie d'Amérique du Sud fut établie à Lima par l'Italien Antonio Ricardo (1540−1606 env.), qui avait travaillé un temps en tant qu'imprimeur avec les jésuites à Mexico. Ce livre fait partie d'une collection de 39 premières éditions de la Bibliothèque nationale du Pérou, produite dans cette presse entre 1584 et 1619. La collection fut inscrite au Registre de la Mémoire du monde de l'UNESCO en 2013. Écrits en latin, en espagnol et en plusieurs langues amérindiennes, ces livres sont des documents importants retranscrivant la rencontre entre deux mondes : la civilisation amérindienne des Incas et la culture européenne représentée par les conquistadors espagnols. Ils constituent des sources précieuses pour l'étude de la diffusion des idées au sein de l'Empire espagnol, incluant d'une part le processus d'évangélisation et la propagation du catholicisme, et d'autre part le débat sur les peuples indigènes et leur condition en tant qu'êtres humains. Plusieurs de ces ouvrages fournissent des aperçus sur l'organisation politique, culturelle et sociale de la civilisation inca désormais vaincue, ainsi que des archives des langues quechua et aymara parlées par les Incas.

Compte-rendu des fêtes tenues par le prince de Piémont à Valladolid, en présence de Sa Majesté et de Notre Auguste Souveraine

Compte-rendu des fêtes tenues par le prince de Piémont à Valladolid, en présence de Sa Majesté et de Notre Auguste Souveraine

Relacion de las fiestas que delante de su magestad, y dela reyna nuestra señora hizo, y mantuvo el Principe del Piamonte en Valladolid (Compte-rendu des fêtes tenues par le prince de Piémont à Valladolid, en présence de Sa Majesté et de Notre Auguste Souveraine) parut à Lima, au Pérou, en 1605. La première imprimerie d'Amérique du Sud fut établie à Lima par l'Italien Antonio Ricardo (1540−1606 env.), qui avait travaillé un temps en tant qu'imprimeur avec les jésuites à Mexico. Ce livre fait partie d'une collection de 39 premières éditions de la Bibliothèque nationale du Pérou, produite dans cette presse entre 1584 et 1619. La collection fut inscrite au Registre de la Mémoire du monde de l'UNESCO en 2013. Écrits en latin, en espagnol et en plusieurs langues amérindiennes, ces livres sont des documents importants retranscrivant la rencontre entre deux mondes : la civilisation amérindienne des Incas et la culture européenne représentée par les conquistadors espagnols. Ils constituent des sources précieuses pour l'étude de la diffusion des idées au sein de l'Empire espagnol, incluant d'une part le processus d'évangélisation et la propagation du catholicisme, et d'autre part le débat sur les peuples indigènes et leur condition en tant qu'êtres humains. Plusieurs de ces ouvrages fournissent des aperçus sur l'organisation politique, culturelle et sociale de la civilisation inca désormais vaincue, ainsi que des archives des langues quechua et aymara parlées par les Incas.

Serbie

Serbie

En préparation à la conférence de paix qui devait suivre la Première Guerre mondiale, au printemps 1917, le ministère des Affaires étrangères britannique établit une section spéciale chargée de préparer les informations de synthèse utiles aux délégués britanniques. Serbie est le numéro 20 d'une série de plus de 160 études produites par cette section, dont la plupart furent publiées après la conclusion de la conférence de paix de Paris en 1919. La Serbie était un puissant royaume médiéval, conquis par les Turcs ottomans en 1459. Les Serbes regagnèrent leur indépendance au cours du XIXe siècle, au départ comme principauté de Serbie. Les forces turques furent expulsées du pays en 1867 et en 1878, lors du Congrès de Berlin, les grandes puissances (Russie, Grande-Bretagne, France, Autriche-Hongrie, Italie, Allemagne et Turquie) reconnurent officiellement l'indépendance serbe. Le royaume de Serbie fut proclamé en 1882. Les différentes parties du livre sont consacrées à la géographie physique et politique, à l'histoire politique, et aux conditions sociales, politiques et économiques. La partie sur l'histoire politique retrace les aspects internes et externes du combat pour l'indépendance, et les relations complexes entre la Serbie et l'Autriche-Hongrie, la Russie et les autres pays des Balkans, notamment la Bulgarie. Pour expliquer la montée des tensions entre la Serbie et l'Autriche-Hongrie qui finirent par précipiter la Première Guerre mondiale, l'étude prend parti pour la Serbie la plupart du temps. Les historiens ultérieurs adoptèrent un point de vue plus équilibré, faisant valoir que la cause immédiate de la guerre, l'assassinat par le nationaliste serbe Gavrilo Princip, le 28 juin 1914, de l'héritier du trône autrichien, l'archiduc François-Ferdinand, fut perpétré au su, et peut-être même avec l'appui direct, des autorités serbes. L'étude ne couvre pas le rôle de la Serbie dans la guerre, qui impliqua des années d'un combat très sanglant contre l'Autriche et ses alliés, l'Allemagne et la Bulgarie.

Constitutions de la province de San Antonio de los Charcas, émises et reçues dans le chapitre provincial célébré au couvent de Saint-François de la ville de La Paz

Constitutions de la province de San Antonio de los Charcas, émises et reçues dans le chapitre provincial célébré au couvent de Saint-François de la ville de La Paz

Constituciones de la provincia de San Antonio de los Charcas hechas y recebidas en el capitulo provincial celebrado en el Convento de San Francisco dela Ciudad de la Paz (Constitutions de la province de San Antonio de los Charcas, émises et reçues dans le chapitre provincial célébré au couvent de Saint-François de la ville de La Paz) parut à Lima, au Pérou, en 1616. San Antonio de los Charcas était une province de la vice-royauté du Pérou, aujourd'hui située en Bolivie, avec La Paz comme capitale provinciale. La première imprimerie d'Amérique du Sud fut établie à Lima par l'Italien Antonio Ricardo (1540−1606 env.), qui avait travaillé un temps en tant qu'imprimeur avec les jésuites à Mexico. Ce livre fait partie d'une collection de 39 premières éditions de la Bibliothèque nationale du Pérou, produite dans cette presse entre 1584 et 1619. La collection fut inscrite au Registre de la Mémoire du monde de l'UNESCO en 2013. Écrits en latin, en espagnol et en plusieurs langues amérindiennes, ces livres sont des documents importants retranscrivant la rencontre entre deux mondes : la civilisation amérindienne des Incas et la culture européenne représentée par les conquistadors espagnols. Ils constituent des sources précieuses pour l'étude de la diffusion des idées au sein de l'Empire espagnol, incluant d'une part le processus d'évangélisation et la propagation du catholicisme, et d'autre part le débat sur les peuples indigènes et leur condition en tant qu'êtres humains. Plusieurs de ces ouvrages fournissent des aperçus sur l'organisation politique, culturelle et sociale de la civilisation inca désormais vaincue, ainsi que des archives des langues quechua et aymara parlées par les Incas.

Commentaires et étude sur la logique d'Aristote et du Docteur subtil Jean Duns Scot

Commentaires et étude sur la logique d'Aristote et du Docteur subtil Jean Duns Scot

Commentarii ac quaestiones in universam Aristotelis ac subtilissimi doctoris Ihoannis Duns Scoti logicam (Commentaires et étude sur la logique d'Aristote et du Docteur subtil Jean Duns Scot) parut à Lima, au Pérou, en 1610. Jean Duns Scot (mort en 1308), prêtre franciscain, également philosophe et théologien scolastique, dont les écrits influencèrent considérablement la pensée religieuse et laïque en Europe, était connu sous le surnom latin « Doctor subtilis ». La première imprimerie d'Amérique du Sud fut établie à Lima par l'Italien Antonio Ricardo (1540−1606 env.), qui avait travaillé un temps en tant qu'imprimeur avec les jésuites à Mexico. Ce livre fait partie d'une collection de 39 premières éditions de la Bibliothèque nationale du Pérou, produite dans cette presse entre 1584 et 1619. La collection fut inscrite au Registre de la Mémoire du monde de l'UNESCO en 2013. Écrits en latin, en espagnol et en plusieurs langues amérindiennes, ces livres sont des documents importants retranscrivant la rencontre entre deux mondes : la civilisation amérindienne des Incas et la culture européenne représentée par les conquistadors espagnols. Ils constituent des sources précieuses pour l'étude de la diffusion des idées au sein de l'Empire espagnol, incluant d'une part le processus d'évangélisation et la propagation du catholicisme, et d'autre part le débat sur les peuples indigènes et leur condition en tant qu'êtres humains. Plusieurs de ces ouvrages fournissent des aperçus sur l'organisation politique, culturelle et sociale de la civilisation inca désormais vaincue, ainsi que des archives des langues quechua et aymara parlées par les Incas.

Préceptes et ordonnances de l'université, et étude générale de la Ciudad de Los Reyes, au Pérou

Préceptes et ordonnances de l'université, et étude générale de la Ciudad de Los Reyes, au Pérou

Constituciones y ordenanças de la Universidad, y studio general de la ciudad de los Reyes del Peru (Préceptes et ordonnances de l'université, et étude générale de la Ciudad de Los Reyes, au Pérou) parut à Lima, au Pérou, en 1602. La ville de Lima, fondée en 1535 par l'explorateur et conquistador espagnol Francisco Pizarro, était à l'origine appelée Ciudad de los Reyes (Cité des rois). L'université de Lima fut établie en 1551. La première imprimerie d'Amérique du Sud fut établie à Lima par l'Italien Antonio Ricardo (1540−1606 env.), qui avait travaillé un temps en tant qu'imprimeur avec les jésuites à Mexico. Ce livre fait partie d'une collection de 39 premières éditions de la Bibliothèque nationale du Pérou, produite dans cette presse entre 1584 et 1619. La collection fut inscrite au Registre de la Mémoire du monde de l'UNESCO en 2013. Écrits en latin, en espagnol et en plusieurs langues amérindiennes, ces livres sont des documents importants retranscrivant la rencontre entre deux mondes : la civilisation amérindienne des Incas et la culture européenne représentée par les conquistadors espagnols. Ils constituent des sources précieuses pour l'étude de la diffusion des idées au sein de l'Empire espagnol, incluant d'une part le processus d'évangélisation et la propagation du catholicisme, et d'autre part le débat sur les peuples indigènes et leur condition en tant qu'êtres humains. Plusieurs de ces ouvrages fournissent des aperçus sur l'organisation politique, culturelle et sociale de la civilisation inca désormais vaincue, ainsi que des archives des langues quechua et aymara parlées par les Incas.

Doctrine chrétienne et catéchisme pour l'instruction des Amérindiens et de toutes les personnes qui doivent être éduquées dans notre très sainte foi : avec un livret de confession et d'autres éléments nécessaires

Doctrine chrétienne et catéchisme pour l'instruction des Amérindiens et de toutes les personnes qui doivent être éduquées dans notre très sainte foi : avec un livret de confession et d'autres éléments nécessaires

Doctrina christiana, y catecismo para instruccion de los indios, y de las de mas personas, que han de ser enseñadas en nuestra sancta fé: con vn confessionario, y otras cosas necessarias (Doctrine chrétienne et catéchisme pour l'instruction des Amérindiens et de toutes les personnes qui doivent être éduquées dans notre très sainte foi : avec un livret de confession et d'autres éléments nécessaires) fut publié à Lima, au Pérou, en 1584. Il s'agit du premier livre imprimé en Amérique du Sud. Cette édition trilingue, en quechua, en aymara et en espagnol, est également le premier ouvrage imprimé dans la langue des Incas. La première imprimerie d'Amérique du Sud fut établie à Lima par l'Italien Antonio Ricardo (1540−1606 env.), qui avait travaillé un temps en tant qu'imprimeur avec les jésuites à Mexico. Ce livre fait partie d'une collection de 39 premières éditions de la Bibliothèque nationale du Pérou, produite dans cette presse entre 1584 et 1619. La collection fut inscrite au Registre de la Mémoire du monde de l'UNESCO en 2013. Écrits en latin, en espagnol et en plusieurs langues amérindiennes, ces livres sont des documents importants retranscrivant la rencontre entre deux mondes : la civilisation amérindienne des Incas et la culture européenne représentée par les conquistadors espagnols. Ils constituent des sources précieuses pour l'étude de la diffusion des idées au sein de l'Empire espagnol, incluant d'une part le processus d'évangélisation et la propagation du catholicisme, et d'autre part le débat sur les peuples indigènes et leur condition en tant qu'êtres humains. Plusieurs de ces ouvrages fournissent des aperçus sur l'organisation politique, culturelle et sociale de la civilisation inca désormais vaincue, ainsi que des archives des langues quechua et aymara parlées par les Incas.

Constitutions synodales de l'archidiocèse de la Ciudad de los Reyes, au Pérou

Constitutions synodales de l'archidiocèse de la Ciudad de los Reyes, au Pérou

Constituciones Sinodales del Arzobispado de los Reyes en Perú (Constitutions synodales de l'archidiocèse de la Ciudad de los Reyes, au Pérou) parut à Lima, au Pérou, en 1614. La ville de Lima, fondée en 1535 par l'explorateur et conquistador espagnol Francisco Pizarro, était à l'origine appelée Ciudad de los Reyes (Cité des rois). La première imprimerie d'Amérique du Sud fut établie à Lima par l'Italien Antonio Ricardo (1540−1606 env.), qui avait travaillé un temps en tant qu'imprimeur avec les jésuites à Mexico. Ce livre fait partie d'une collection de 39 premières éditions de la Bibliothèque nationale du Pérou, produite dans cette presse entre 1584 et 1619. La collection fut inscrite au Registre de la Mémoire du monde de l'UNESCO en 2013. Écrits en latin, en espagnol et en plusieurs langues amérindiennes, ces livres sont des documents importants retranscrivant la rencontre entre deux mondes : la civilisation amérindienne des Incas et la culture européenne représentée par les conquistadors espagnols. Ils constituent des sources précieuses pour l'étude de la diffusion des idées au sein de l'Empire espagnol, incluant d'une part le processus d'évangélisation et la propagation du catholicisme, et d'autre part le débat sur les peuples indigènes et leur condition en tant qu'êtres humains. Plusieurs de ces ouvrages fournissent des aperçus sur l'organisation politique, culturelle et sociale de la civilisation inca désormais vaincue, ainsi que des archives des langues quechua et aymara parlées par les Incas.

Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire

En préparation à la conférence de paix qui devait suivre la Première Guerre mondiale, au printemps 1917, le ministère des Affaires étrangères britannique établit une section spéciale chargée de préparer les informations de synthèse utiles aux délégués britanniques. Côte d'Ivoire est le numéro 104 d'une série de plus de 160 études produites par cette section, dont la plupart furent publiées après la conclusion de la conférence de paix de Paris en 1919. La Côte d'Ivoire (l'actuelle République de Côte d'Ivoire) était une colonie française, dont les origines remontent à la fin du XVIIIe siècle, lorsque les Français commencèrent à conclure des traités de protection avec divers chefs le long d'une partie de la côte nord du golfe de Guinée. Le livre présenté ici est consacré à la géographie physique et politique, à l'histoire politique, et aux conditions sociales, politiques et économiques. Les conditions sociales et politiques sont abordées dans le numéro 100 de la série, French West Africa (Afrique-Occidentale française). Les principaux groupes ethniques vivant dans le pays sont identifiés comme les Agni, Mandé et Krous (également Kroo ou Krus), mais la culture et l'histoire de ces peuples ne sont pas décrites en détail. La partie économique de l'étude note les efforts considérables entrepris par les Français pour améliorer le réseau routier dans la colonie. En 1904, la construction d'une ligne de chemin de fer fut lancée. Elle faisait « partie d'un projet général de construction de chemin de fer, destiné à terme à relier les colonies formant l'Afrique-Occidentale française ». Les principales exportations, en termes de valeur, étaient le caoutchouc, l'acajou, l'huile de palme, les palmistes, les bovins et l'ivoire. L'étude examine les perspectives pour le développement d'après-guerre de la colonie, qui est décrite comme riche en ressources naturelles, mais manquant d'une offre adéquate en main-d'œuvre qualifiée.

Java et Madura

Java et Madura

En préparation à la conférence de paix qui devait suivre la Première Guerre mondiale, au printemps 1917, le ministère des Affaires étrangères britannique établit une section spéciale chargée de préparer les informations de synthèse utiles aux délégués britanniques. Java et Madura est le numéro 82 d'une série de plus de 160 études produites par cette section, dont la plupart furent publiées après la conclusion de la conférence de paix de Paris en 1919. Java était l'île la plus peuplée dans ce qui était alors les Indes orientales néerlandaises (Indonésie actuelle). Madura est une petite île située au large de la côte nord-est de Java. Les différentes parties du livre sont consacrées à la géographie physique et politique, à l'histoire politique, et aux conditions sociales, politiques et économiques. Elles précisent que la population estimée de Java et de Madura en 1912 dépassait juste 36 millions d'habitants, faisant de ces îles un des lieux les plus densément peuplés au monde. L'étude retrace l'extension de l'influence néerlandaise sur les îles, commençant par l'ouverture des relations commerciales en 1598, suivie de la mise en place de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales en 1602 et des luttes contre le sultan de Mataram et les colonialistes britanniques rivaux pour le contrôle du territoire. Elle souligne le caractère cruel et abusif du système de travail légal imposé par les Hollandais, visant à générer des profits, principalement dans l'agriculture. Une attention considérable est portée au roman Max Havelaar (1860), écrit par un ancien membre de la fonction publique néerlandaise des Indes orientales, qui exposait un système de travail obligatoire que l'étude décrit comme équivalent à l'esclavage. Le roman entraîna des réformes, mais ne mit certainement pas fin à l'exploitation des travailleurs indigènes. Les principales cultures de Java et de Madura à l'époque comprenaient le manioc, les céréales, le riz, le quinquina (utilisé dans la fabrication de la quinine), le café, le cacao, le caoutchouc et les épices.

Libye italienne

Libye italienne

En préparation à la conférence de paix qui devait suivre la Première Guerre mondiale, au printemps 1917, le ministère des Affaires étrangères britannique établit une section spéciale chargée de préparer les informations de synthèse utiles aux délégués britanniques. Libye italienne est le numéro 127 d'une série de plus de 160 études produites par cette section, dont la plupart furent publiées après la conclusion de la conférence de paix de Paris en 1919. L'étude présentée ici est consacrée à la géographie physique et politique, à l'histoire politique, et aux conditions sociales, politiques et économiques. Elle retrace la domination successive de la Libye par les Phéniciens, les Grecs, les Égyptiens, les Romains, les Vandales, les Byzantins et les Arabes. À partir du XIVe siècle, elle fut principalement contrôlée par les pirates de Barbarie, qui finirent par accepter la souveraineté de l'Empire ottoman en 1518. L'Italie, qui avait depuis longtemps des aspirations coloniales en Afrique du Nord, déclara la guerre à l'Empire ottoman en septembre 1911 et envoya un corps expéditionnaire en Libye. Les Italiens parvinrent à contrôler de facto le pays en 1912. L'étude décrit la résistance à la domination italienne, en grande partie centrée sur un mouvement religieux islamique, la confrérie des Sanūsī (ordre des Senoussi). Elle souligne l'importance de l'islam et en particulier le rôle du soufisme, mais elle signale également la présence d'une communauté de quelque 20 000 Juifs, pour la plupart descendants des colons juifs de l'époque romaine. La partie sur les conditions économiques fait ressortir le contraste entre la prospérité agricole de la Libye de l'Antiquité avec les conditions désertiques du début du XXe siècle et conclut : « la prospérité antique - telle qu'elle fut - ne vint qu'après des siècles d'efforts ; et le développement moderne à grande échelle est susceptible d'être lent, coûteux et laborieux ».

Somalie italienne

Somalie italienne

En préparation à la conférence de paix qui devait suivre la Première Guerre mondiale, au printemps 1917, le ministère des Affaires étrangères britannique établit une section spéciale chargée de préparer les informations de synthèse utiles aux délégués britanniques. Somalie italienne est le numéro 128 d'une série de plus de 160 études produites par cette section, dont la plupart furent publiées après la conclusion de la conférence de paix de Paris en 1919. La Somalie italienne (qui fait partie de l'actuelle République de Somalie) passa sous contrôle italien au début de 1889, quand le sultan d'Obbia (aujourd'hui Hobyo) conclut un traité avec l'Italie plaçant ses dominions le long de la côte de l'océan Indien sous protection italienne. Le sud de la Somalie devint une colonie de la couronne italienne en 1910, tandis que le nord du pays demeura un protectorat italien, « gouverné par des sultans locaux, le gouvernement italien n'exerçant qu'un contrôle politique indirect sur leurs actions ». Les différentes parties du livre sont consacrées à la géographie physique et politique, à l'histoire politique, et aux conditions sociales, politiques et économiques. Elles relatent la mise en place du contrôle italien et la démarcation de la frontière entre la Somalie italienne et l'Afrique-Orientale britannique et Abyssinie (Éthiopie). La partie sur les conditions sociales et politiques est brève et insiste sur la foi islamique stricte des tribus somaliennes. L'étude traite de l'engagement des Italiens à transformer la Somalie italienne en une colonie économiquement rentable, mais elle fait valoir les nombreux obstacles à surmonter, notamment le climat sec et les pénuries d'eau, le manque de main d'œuvre qualifiée pour les travaux agricoles et le réseau de transport rudimentaire. Elle signale aussi la prévalence de l'esclavage dans le sud de la colonie.

Vue majestueuse des Andes près du pont sur la rivière Guáitara, à 1 591 mètres de Túquerres, province de Pasto

Vue majestueuse des Andes près du pont sur la rivière Guáitara, à 1 591 mètres de Túquerres, province de Pasto

Cette aquarelle de Manuel María Paz (1820−1902) représente la gorge spectaculaire creusée dans les Andes par la rivière Guáitara près de Túquerres, dans la province de Pasto (aujourd'hui le département de Nariño), au sud-ouest de la Colombie. La hauteur des montagnes est accentuée par la petite silhouette d'un homme avançant péniblement sur la route longeant la rivière. L'aquarelle est caractéristique de l'œuvre de Paz, qui reproduisit la diversité de la population de la Colombie, ainsi que les activités quotidiennes et les coutumes traditionnelles des différents groupes ethniques, raciaux et sociaux du pays. Paz naquit à Almaguer, dans la province du Cauca. Jeune, il s’engagea dans l'armée colombienne, et se distingua par son talent exceptionnel de cartographe et de peintre. En 1853, il remplaça Henry Price (1819–1863) au poste de dessinateur de la Comisión Corográfica (Commission chorographique). Cette commission, qui débuta ses travaux en 1850, fut chargée d'étudier la géographie, la cartographie, les ressources naturelles, l'histoire naturelle, la culture régionale et l'agriculture de la République de la Nouvelle-Grenade (la Colombie et le Panama actuels). Paz travailla sous la direction d’Agustín Codazzi (1793–1859), ingénieur et géographe d’origine italienne qui cofonda et dirigea la commission. En 1859, à la mort de Codazzi, Paz et d'autres collaborateurs assumèrent la tâche de réviser, terminer et publier le travail accompli par la Comisión Corográfica depuis 1850. Dessinateur, Paz réalisa des aquarelles et des estampes fidèles, s'attachant à représenter les sites et les habitants de Colombie dans un style naturaliste et objectif. Ces images sont des documents précieux pour l'histoire et la culture de la Colombie. Elles fournissent également des informations concernant la composition des cartes, une des principales vocations de la Comisión Corográfica. Plus de 90 peintures de Paz sont aujourd'hui conservées à la Bibliothèque nationale de Colombie.