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18 août 2014

Mémorandum sur la question posée par le juif sur la volonté divine (Zikr Su'al al-Yahudi min al-Qadha' wa-al-Qadr)

Mémorandum sur la question posée par le juif sur la volonté divine (Zikr Su'al al-Yahudi min al-Qadha' wa-al-Qadr)

Ce court manuscrit contient les manzumah (réponses en vers) aux questions sur la volonté divine, la destinée et la prédestination. Il s'agit d'un ouvrage anonyme. Cette éternelle controverse métaphysique aurait été soulevée par un érudit religieux juif non identifié, de tendance prédestinationiste. L'auteur de cet ouvrage expose les arguments contre le déterminisme strict de ceux qu'il appelle ahl al-sunnah (penseurs orthodoxes). Pour appuyer sa réfutation, il utilise des passages et des vers tirés de différentes sources, dont deux en particulier, qu'il cite longuement. Le premier manzumah, parfois intitulé Taqyid fi Masa'il al-Qadha' wa-al-Qadr (Investigations sur la question de la destinée divine), est d'Ibn Lubb al-Gharnati. Le second est attribué à Jahm ibn Safwan, figure contestée du début de l'islam. Cette attribution est toutefois incertaine, non seulement parce qu'Ibn Safwan n'est pas connu pour avoir laissé d'héritage littéraire, mais également parce qu'il était lui-même réprouvé par les ahl al-sunnah. La primauté de la destinée divine sur le libre arbitre fait l'objet de débats et de discussions depuis la naissance de la philosophie islamique. Le texte principal du manuscrit est accompagné de notes marginales et de commentaires à la fin.

Étude minutieuse de la révélation authentique

Étude minutieuse de la révélation authentique

Ce manuscrit du XIVe siècle, d'un ouvrage d'Abu Ishaq Ibrahim ibn Qurqul (1111−1174), est une analyse des problèmes lexicaux résultant des textes canoniques des hadiths d'al-Bukhari et de Muslim ibn al-Hajjaj. L'ouvrage d'Ibn Qurqul est inspiré de l'œuvre plus connue de Qadi 'Ayad, Mashariq al-Anwar `ala Sahih al-Athar (Lumière de l'aube sur la révélation authentique). Il s'agit ici de la troisième et dernière partie d'un ensemble qui commence à la lettre 'ayn, et continue jusqu'à la fin de l'alphabet. Le texte débute généralement par l'étude de la morphologie d'un mot, suivie d'exemples où le mot est utilisé par les autorités des hadiths et d'autres auteurs, puis il se termine par quelques exemples d'utilisation du mot en contexte. Né en Andalousie (aujourd'hui en Espagne), Ibn Qurqul enseigna, prêcha et écrivit dans des villes de l'Ibérie et du Maroc. Il mourut à Fès. Cet ouvrage, réimprimé à plusieurs reprises, ne fit jamais l'objet d'une édition critique. Le manuscrit compte 193 pages numérotées, mais les feuillets 19 à 27 ont disparu. La première feuille est décorée d'un cadre doré contenant un texte ornemental en gras, malheureusement tellement endommagé qu'il est illisible. Le reste du texte est écrit en caractères naskhi soignés. La numérotation des feuilles n'est pas contemporaine de la copie. Des réparations et des restaurations sont visibles à travers le volume. Le titre, la note sur l'auteur et la table des matières furent ajoutés à une date ultérieure.

Commentaire sur les distinctions grammaticales

Commentaire sur les distinctions grammaticales

Ce manuscrit, Sharh al-hudud al-nahawiyah (Commentaire sur les distinctions grammaticales) de Jamal al-Din al-Fakihi (1493 ou 1494−1564 ou 1565), est un résumé des clarifications des questions grammaticales. L'auteur, originaire de La Mecque, vécut un temps au Caire. L'on ne sait guère plus sur sa vie, ses voyages et son enseignement. Bien que son œuvre se limitât à quelques écrits sur la grammaire qui ne semblent pas avoir été très influents dans le domaine, il fut loué par ses contemporains. Sharh a pour autres titres Sharh Kitab al-Hudud fi al-Nahw (Commentaire sur le livre « Distinctions de grammaire ») et Hudud al-Nahw (Distinctions grammaticales). Ce manuscrit demeura inconnu des érudits. Par exemple, les notes biographiques et bibliographiques accompagnant l'édition de Sharh publiée en 1993 par le lettré égyptien Mutawalli al-Damiri, ne font aucune mention de ce manuscrit. D'autres copies de Sharh sont conservées dans des bibliothèques égyptiennes et saoudiennes. Le texte, souvent rubriqué, est rédigé en caractères naskhi clairs. Ni le nom du copiste ni la date ne sont indiqués. Le manuscrit est relié avec trois autres ouvrages : le fragment d'un traité sur « au nom de Dieu, le clément, le miséricordieux », Traité et notes sur les louanges, ainsi que Les témoins : commentaire d'Ibn 'Aqil sur al-Alfiyah d'Ibn Malik.

Les secrets cachés de la pensée claire

Les secrets cachés de la pensée claire

Kashf al-asrar ‘amma khafiya ‘an al-afkar (Les secrets cachés de la pensée claire) aborde de nombreux thèmes relatifs aux Écritures, à la dévotion et au rite. L'auteur, Muḥammad ibn Aḥmad Ibn al-'Imād al-Aqfahsī (1378−1462), déclare dans son introduction qu'il essaya de « répondre aux points obscurs et aux questions problématiques cachés de l'esprit rationnel du lettré et du sage, dont les pensées à ce sujet sont confuses ». Il utilise le format de questions–réponses, où la question qu'il pose est suivie de citations d'anciennes autorités, et de ses propres explications ou interprétations. L'on sait peu de choses de la vie ou de la carrière d'al-Aqfahasi, si ce n'est qu'il naquit dans le village d'Aqfahas (ou Iqfahas), en Moyenne-Égypte, et qu'il s'installa au Caire pour étudier auprès de l'érudit et enseignant 'Umar ibn Raslān al-Bulqini (1324−1403). Al-Aqfahsi, qui fut adepte de la tradition juridique chaféite, mourut au Caire. Il aurait été kathir al-ittila' (intelligent et instruit), comme en témoignent ses ouvrages qui existent encore aujourd'hui. Ses écrits, ayant trait à des thèmes très variés, incluent des ouvrages pastoraux sur le mariage, des livres sur la nourriture et la bienséance lors de repas, une histoire naturelle des animaux et un ouvrage sur l'histoire du Nil. Le manuscrit de Kashf al-asrar présenté ici est rédigé en écriture maghrébine (d'Afrique du Nord), avec de nombreuses rubrications. Le volume contient au début une page de notes dans des écritures différentes datant de l'an 1689. Sur la dernière page du manuscrit, des notes sur la prière rituelle sont écrites en caractères naskhi. Malheureusement, il n'y a pas de colophon indiquant le lieu ou la date de réalisation de la copie. Le manuscrit est relié avec d'autres ouvrages plus courts, également en écriture maghrébine.

Esquisse, sans titre, en vers des devoirs islamiques

Esquisse, sans titre, en vers des devoirs islamiques

Ce manuscrit arabe sans titre est une urjūza (versification) de Muqaddimat Ibn Rushd (Introduction d'Ibn Rushd). Il s'agit d'un ouvrage de jurisprudence islamique malikite par Ibn Rushd al-Jadd (le grand-père), également connu sous le nom d'Abū al-Walīd Muḥammad ibn Aḥmad (1058−1126 env.), à ne pas confondre avec son fameux petit-fils, le philosophe Abu al-Walid Ibn Rushd (1126−1198). Cette versification, souvent appelée Naẓm muqaddimat Ibn Rushd (La versification de l'Introduction d'Ibn Rushd), est attribuée à 'Abd al-Rahman ibn 'Alī al-Ruq'ī al-Fāsī (mort à Fès, aujourd'hui au Maroc, vers le 2 juillet 1455). Le poème décrit les devoirs des musulmans lors des rituels fondamentaux de la religion, comme la prière, le jeûne, l'aumône et le pèlerinage, ainsi que les procédures pour l'ablution avant la prière. Les prescriptions sont détaillées. Par exemple, les strophes sur l'al-zakat (l'aumône) indiquent le montant approprié à verser pour les revenus issus de l'agriculture et de l'élevage, avec des instructions spécifiques aux produits tels que les dattes, les olives, l'huile d'olive, le bétail et les chameaux. Les parties sur l'al-wudhu' (ablution) fournissent des informations détaillées sur les parties du corps à nettoyer et dans quel ordre, la pureté de l'eau utilisée lors du nettoyage et comment faire en l'absence de point d'eau. Le poème, de 19 pages, est rédigé en écriture maghrébine (d'Afrique du Nord). Il est encadré de simples bordures ornementales, et les en-têtes de rubrique sont écrits en rouge. Le manuscrit est relié avec trois autres ouvrages : Les secrets cachés de la pensée claire, Fatwa sur le millénaire et Mémorandum sur la question posée par le juif sur la volonté divine.

Fatwa sur le millénaire

Fatwa sur le millénaire

Kashf 'an mujawazat hadha al-ummah al-alf (Fatwa sur le millénaire) est une partie de l'ouvrage généalogique plus complet intitulé Lubb al-Lulab fi Tahrir al-Ansab (L'essence de la création des généalogies). Elle aborde le Jour dernier dans l'eschatologie sunnite. La fatwa (avis juridique) fut motivée par une question soulevée par l'auteur, al-Suyuti (1445−1505), concernant la résurrection du prophète Mahomet mille ans après sa mort. Al-Suyuti déclare que de nombreuses personnes s'intéressent à la question du millénaire, mais il rejette cette croyance qui, selon lui, repose sur une tradition batil (défectueuse). Il base son raisonnement sur le témoignage de plusieurs transmetteurs d'hadiths fiables ou de ceux qui entendirent le Prophète parler. Dans l'eschatologie islamique, le Jour dernier survient à un moment non déterminé. La fin du monde inclut des séquences familières aux chrétiens, mais elle se différencie par l'introduction du personnage du Mahdi. Le prophète Mahomet ne joue aucun rôle dans les événements finaux. Al-Suyuti ajoute que cette croyance est sans fondement, car les signes précurseurs du Yawm al-Qiyamah (Jour de la Résurrection) n'ont pas apparu, ou ils ont été altérés par des événements historiques. Ce manuscrit est relié avec trois autres ouvrages : Les secrets cachés de la pensée claire, Esquisse, sans titre, en vers des devoirs islamiques et Mémorandum sur la question posée par le juif sur la volonté divine. Comme les autres ouvrages reliés dans ce volume, ce manuscrit comporte une page d'observations sans rapport avec l'auteur ou le sujet du texte. Ici en l'occurrence, il s'agit de notes sur les propriétés médicinales des coqs, avec des ordonnances préconisant l'utilisation de leur sang ou de certaines parties de leur corps comme remèdes contre la stérilité, l'impuissance et d'autres troubles physiques.

Correction de « La méthode », ou « Minhaj al-talibin », par an-Nawawi

Correction de « La méthode », ou « Minhaj al-talibin », par an-Nawawi

Ce manuscrit est composé de cinq volumes d'un ouvrage de droit islamique qui en comptait six (le second volume est manquant). Ce manuel pratique était destiné aux juges de la tradition juridique chaféite. Il fournit des principes et des précédents, accompagnés de quelques-unes des digressions, notamment linguistiques, fréquentes dans les écrits juridiques. L'ouvrage aborde de nombreux thèmes, dont le traitement des prisonniers de guerre, les boissons alcoolisées et le jeu d'échecs. Bien que le manuscrit soit attribué au juriste 'Umar ibn Raslan al-Bulqini (1324−1403), rien n'indique la paternité exacte ou même son titre, suggérant qu'il fut probablement écrit par un autre des érudits de cette famille. Les avis juridiques cités dans l'ouvrage reposent sur de nombreuses sources, mais ils sont principalement fondés sur Kitab al-Umm (al-Umm signifie « l'exemplaire »), de Muhammad ibn Idris al-Shafi'i (767 ou 768−820), et Minhaj al-Talibin (manuel du XIIIe siècle sur le droit chaféite des successions), d'an-Nawawi. Cet ouvrage ne fut jamais édité. L'auteur présumé du livre fut le fondateur d'une éminente famille de juristes parfois confondue avec une autre dans la littérature biographique. Il est considéré comme le juriste le plus célèbre de son temps, et ses opinions étaient constamment sollicitées, l'empêchant de terminer bon nombre des ouvrages qu'il avait commencés. Chaque volume, à l'exception du quatrième, présente comme en-tête l'inscription d'un waqf (donation) d'un certain 'Abd al-Basit ibn Khalil al-Shafi'i. Les volumes, incluant des pages de garde marbrées, sont bien reliés. Le texte fut écrit par plusieurs mains. Le quatrième volume, vraisemblablement copié séparément à une époque différente, est en mauvais état. De nombreuses pages sont déchirées ou ont été endommagées par les vers, et il manque la déclaration de legs.

Fragment d'un traité sur « au nom de Dieu, le clément, le miséricordieux »

Fragment d'un traité sur « au nom de Dieu, le clément, le miséricordieux »

Ce manuscrit est un fragment de 40 pages d'un ouvrage sur l'exclamation pieuse « bi-ism Allah al-Rahman al-Rahim » (« au nom de Dieu, le clément, le miséricordieux »), officiellement appelée bismillah ou basmala. Il contient des hashiyah (annotations de marge) approfondies d'un auteur inconnu sur le sharh (commentaire) anonyme d'un ouvrage plus long sans titre, également d'un auteur inconnu. Pour les musulmans, psalmodier le basmala ne sert pas simplement à se souvenir du nom de Dieu. Selon certains commentateurs classiques, le basmala fait partie intégrante du Coran lui-même, car chaque sourate (à une exception près) commence par cette louange. Ce point est traité dans le manuscrit. L'auteur du commentaire aborde des thèmes tels que l'utilisation du terme dans al-kutub al-samawiya (la Bible) et ses caractéristiques linguistiques. Aujourd'hui, le musulman pieux commence la journée en entonnant cette expression, et il la répète avant toute activité. Le basmala est également un motif artistique et architectural utilisé depuis les premiers jours de l'islam. Le manuscrit, en écriture maghrébine (d'Afrique du Nord), contient également des remarques sur sa propriété.

Commentaire sur Les témoins : commentaire d'Ibn 'Aqil sur « al-Alfiyah » d'Ibn Malik

Commentaire sur Les témoins : commentaire d'Ibn 'Aqil sur « al-Alfiyah » d'Ibn Malik

Ce manuscrit est une copie du commentaire d'Ibn 'Aqil (1294–1367 env.) sur l'œuvre célèbre d'Ibn Malik, al-Alfiyah, poème de 1 000 vers sur les principes de la grammaire arabe. al-Alfiyah et le commentaire sont tous deux des textes de référence du programme islamique traditionnel. Le titre du commentaire, « Les témoins », désigne la recherche des érudits de shawahid (témoins) historiques et fiables sur lesquels baser l'authentification de la grammaire et du lexique arabes. Ibn Malik (mort en 1274) composa son poème plus comme un outil didactique qu'un ouvrage de recherche. Le fait que les étudiants devaient mémoriser les 1 000 vers suscita une controverse à l'époque moderne concernant le rôle de la mémorisation par cœur et la prolifération des commentaires dans la pédagogie médiévale. L'on sait peu de choses sur le commentateur, Ibn 'Aqil, si ce n'est qu'il aurait été un bon vivant et qu'il mourut couvert de dettes. Le manuscrit, en écriture nord-africaine, comporte de nombreuses annotations. Il est incomplet ; les première et dernière pages ont été perdues. Certaines pages sont tachées, et les notes de marge ont été endommagées lors de la reliure de l'ouvrage. À plusieurs endroits dans le texte, des bavures rendent la lecture difficile. Le contenu diffère considérablement de la première édition imprimée de la presse Boulaq du Caire. Le manuscrit est relié avec trois autres ouvrages : Traité et notes sur les louanges, Commentaire sur les distinctions grammaticales d'al-Fakihi, et un fragment d'un traité sur « au nom de Dieu, le clément, le miséricordieux ».

Traité et notes sur les louanges

Traité et notes sur les louanges

Ce manuscrit porte sur les louanges prononcées universellement par les musulmans. La première partie traite d'al hamdou li-Allah, formule récitée à de nombreuses occasions par un croyant pour se rappeler de la grâce de Dieu, par exemple après un bon retour de voyage. L'expression, signifiant littéralement « louange à Dieu », est utilisée dans différentes formes par les fidèles de toutes les confessions. Après avoir abordé la signification et l'utilisation selon les grammairiens Sibawayh et Khalil ibn Ahmad, pionniers du VIIIe siècle de la linguistique arabe, l'auteur distingue l'usage « approprié » de celui du langage courant. L'ouvrage inclut une discussion sur les mutaradifat (synonymes) du mot louange, tels que shukr (remerciement), dont la redondance apparente contraria les commentateurs, mais qui sont aujourd'hui encore très répandus dans certains dialectes arabes. Le contraste entre le langage courant et l'adhérence stricte aux règles grammaticales et lexicales est également l'un des thèmes du texte. La seconde partie du volume aborde une autre louange, propre au musulman, à savoir salat 'ala al-Nabi (bénédictions sur le Prophète), souvent utilisée en mémoire de la primauté de Mahomet dans la Création. La louange est enjointe aux musulmans par le Coran lui-même (33:56). Elle fit l'objet de controverses en raison du paradoxe entre offrir des louanges au Prophète et simplement garder à l'esprit ses vertus. L'étude minutieuse des formules de louanges, qui est à l'origine d'une vaste littérature, comprend les plus grands noms du mysticisme, de la prédication et de l'érudition islamiques. Le manuscrit, en écriture maghrébine (d'Afrique du Nord), n'indique pas le titre, l'auteur, le copiste ou la date. Les annotations dans les marges sont écrites sous forme de notes plutôt que de commentaires complets. Le manuscrit est relié avec trois autres ouvrages : un fragment d'un traité sur « au nom de Dieu, le clément, le miséricordieux », Le Shawahid d'Ibn 'Aqil avec commentaires et Commentaire sur les distinctions grammaticales d'al-Fikihi.

Supplément plaisant à l'excellente réflexion proposée dans l'essai « Le foyer intellectuel et l'éveilleur du dormeur »

Supplément plaisant à l'excellente réflexion proposée dans l'essai « Le foyer intellectuel et l'éveilleur du dormeur »

Ce manuscrit, Tadhyil latif bi-dhikr masa’il hisan min risalah “Mawqid al-idhhan wa mawqiz al-wasnan” (Supplément plaisant à l'excellente réflexion proposée dans l'essai « Le foyer intellectuel et l'éveilleur du dormeur ») d'un auteur inconnu, est un commentaire ou un supplément d'un court traité grammatical écrit par le célèbre érudit Ibn Hisham al-Ansari (1309−1360). Le texte à la base de ce commentaire, Mawqad al-Izhan (Le foyer intellectuel), porte sur les difficultés de la grammaire arabe. Ibn Hisham voyagea peu. Il se rendit uniquement deux fois à La Mecque, et pendant l'un de ces deux voyages, il écrivit l'ébauche de son œuvre magistrale Mughni al-Labib (L'approche sensée), qu'il perdit lors de son retour. Il récrivit le texte complet à son arrivée en Égypte. Il quitta plus tard, peut-être de façon opportuniste, l'école chaféite pour la secte hanbalite, vraisemblablement pour obtenir un poste d'enseignant à l'une des académies hanbalites du Caire. Le texte principal du manuscrit fut imprimé en 1837 à la célèbre presse Boulaq du Caire. Le commentaire, ou Supplément, semble être un manuscrit unique. Cité dans aucune référence majeure, il ne fut jamais publié. Le texte fut copié en caractères naskhi clairs et rigoureux. Toutefois, le colophon est en grande partie endommagé et illisible, à l'exception de la date et du prénom du scribe, indiquant qu'un certain Muhammad copia le manuscrit le 11 janvier 1854.

Introduction accessible aux prophètes mentionnés dans le Coran. Essai sur les règles d'utilisation de « la-siyyama » (« principalement »)

Introduction accessible aux prophètes mentionnés dans le Coran. Essai sur les règles d'utilisation de « la-siyyama » (« principalement »)

Ce manuscrit arabe contient deux courts ouvrages d'Ahmad ibn Ahmad al-Suja'i, érudit égyptien du XVIIIe siècle. Le premier ouvrage, qui compte sept pages, décrit en vers les prophètes mentionnés dans le Coran, accompagnés de commentaires. Il s'agit de prophètes de l'Ancien Testament, tels que Moïse, Aaron et Isaac. Le second traité, de trois pages, est intitulé Risalah fi ahkam la-siyyama (Règles sur l'utilisation de « principalement »). Cet ouvrage aborde la signification et l'usage approprié de cette locution. Les deux écrits furent publiés dans des éditions critiques modernes. Al-Suja'i naquit dans une ville au nord du Caire, et il étudia d'abord les langues et la religion auprès de son père, éminente figure religieuse. Al-Suja'i est l'auteur de plusieurs douzaines de livres sur les sciences islamiques et la langue arabe. Sa biographie est répertoriée dans les ouvrages historiques majeurs d'Abd al-Rahman al-Jabarti (1754−1822), chroniqueur et biographe, et d'Ali Mubarak Basha (1823 ou 1824−1893), ministre du Cabinet et réformateur influent. Le manuscrit est rédigé dans une écriture naskhi claire, mais maladroite.

Poème

Poème

Ce manuscrit est un poème, non daté, composé par 'Ali ibn 'Abd al-Haqq al-Qusi (1788−1877). Il s'agit d'un qasidah (poème lyrique). L'auteur était originaire d'al-Qus, en Haute-Égypte. C'est dans cette ville qu'il étudia initialement, avant d'être formé à al-Azhar au Caire. Après de premiers voyages, il s'installa à Assiout, cité située sur le Nil à 320 kilomètres environ au sud du Caire, où il enseigna jusqu'à la fin de sa vie. Ses écrits connus incluent des ouvrages religieux et astronomiques. Ce qasidah, dont une copie autographe est conservée à la bibliothèque de l'université du Roi-Saoud, en Arabie saoudite, est son seul poème encore existant aujourd'hui. Aucun livre d'al-Qusi n'a été publié en édition critique. L'exemplaire présenté ici est écrit en caractères naskhi clairs. Le copiste n'est pas identifié, et le lieu et la date de réalisation ne sont pas indiqués.

Sélections de l'ouvrage d'al-Bukhari, avec un commentaire sur ses parties inhabituelles

Sélections de l'ouvrage d'al-Bukhari, avec un commentaire sur ses parties inhabituelles

Ce manuscrit en deux volumes est un abrégé des hadiths du prophète Mahomet, tels que mis en écrit par al-Bukhari (810−870), produit par Ahmad ibn 'Umar ibn Ibrahim Al-Qurtubi (1182−1258). Le premier volume, dont l'inscription du titre et le colophon ont disparu, est incomplet. L'approche de l'auteur consiste à sélectionner et commenter certains hadiths du recueil canonique d'al-Bukhari al-Sahih (Les authentiques), en portant une attention particulière aux interprétations inhabituelles qui ont pu émerger autour de chaque citation. Les sélections sont regroupées selon des thèmes relevant de la foi et de la pratique religieuse, tels que le jeûne, le zakat (aumône), le pèlerinage, la réconciliation et l'héritage. De nombreux détails, dispersés dans l'ouvrage, sont fournis concernant des sujets divers, notamment les croyances et les superstitions, les rapports sexuels durant le mois sacré du ramadan, les anges, le paradis et l'enfer, et les phénomènes célestes, comme les éclipses. L'on sait peu de choses sur Al-Qurtubi, outre le fait qu'il vécut, enseigna et mourut à Alexandrie, en Égypte. Son nom indique que lui-même ou sa famille était originaire de l'Espagne musulmane, hypothèse étayée par le fait qu'il adhéra à l'école de droit malikite. Selon les notes disséminées dans la littérature biographique, il consacra sa vie à l'enseignement, et il écrivit peu de livres en dehors de cette sélection d'al-Bukhari et d'un recueil similaire de Muslim [ibn al-Hajjaj]. De son vivant, il fut également appelé Ibn al-Muzayyin, ou « Fils du barbier ». Une note à la fin du second volume mentionne le projet d'un troisième volume. Les livres portent le cachet de propriété de la Bibliothèque du Khédive, ainsi qu'une inscription précisant qu'ils firent partie d'un waqf (legs charitable).

Recueil de cinq traités d'al-Suyuti sur des thèmes variés

Recueil de cinq traités d'al-Suyuti sur des thèmes variés

Ce manuscrit non daté contient cinq courts essais de l'érudit prolifique Jalal al-Din al-Suyuti (1445−1505). L'ouvrage le plus long de ce volume est un recueil de 20 pages des hadiths (paroles attribuées au Prophète Mahomet) relatifs aux rêves, aux visions et à d'autres occurrences extraordinaires. Le plus court est une note de deux pages sur l'al-hamd (la louange), sa grammaire et son usage. Certains titres abordent différents points grammaticaux sous forme de questions-réponses. Les traités sont organisés comme suit : 1. Tanwīr al-ḥalak fī imkān ru'yat al-nabī wa al-malak (Éclaircissements sur la possibilité de voir le Prophète ou des anges, feuillets 1−21), 2. Al-fatāwa al-naḥwiyya (Règles de grammaire, feuillets 22−33), 3. Fajr al-thamd fī i'rāb akmal al-hamd (Éclaircissements sur la conjugaison d'akmal al-hamd, feuillets 33−35), 4. Rafa' al-sinah fī nasb al-zinah (Explications soutenant pourquoi le mot zinah désigne un objet, feuillets 35−45) et 5. Al-ajwiba al-zakiyya a'n al-alghāz al-subkiyya (Les réponses aux devinettes d'al-Subki, feuillets 45−54). Al-Suyuti, qui vécut la majeure partie de sa vie dans l'isolement après avoir enseigné brièvement au Caire, est reconnu pour ses commentaires sur l'œuvre d'anciens érudits. Ses ouvrages de référence majeurs sont Tafsir al-Jalalayn (Exégèse du Coran par les deux Jalal, à savoir Jalal al-Din al-Suyuti et Jalal al-Din al-Mahalli) et Jami' al-Jawami', livre standard sur les hadiths. Son histoire des califes est encore publiée aujourd'hui. Il produisit également une histoire de Rawda, île sur le Nil au Caire, où il vécut et écrivit. Le manuscrit est rédigé dans une écriture claire livresque. Certains des ouvrages sont incomplets. Le nom du copiste et la date ne sont pas indiqués.

Le chemin de celui qui est contrarié vers la réussite

Le chemin de celui qui est contrarié vers la réussite

Ce manuscrit est un qasidah (poème) de huit pages, composé par Zayn al-Din Sha'ban ibn Muhammad al-Athari (1364−1425), faisant l'éloge du prophète Mahomet. Le poète énumère les perfections du Prophète, et il évoque sa grandeur par rapport à toutes les autres créatures de Dieu. Il aborde ensuite le miracle de l'isra' et du miraj, voyage nocturne de Mahomet vers les cieux. Il s'adresse directement au Prophète, lui demandant de « le prendre par la main ». Il exalte les ahl al-bayt (la famille du Prophète), et il déclare que les prières sont « bloquées et sans valeur » si elles n'incluent pas Fatima, Hassan et Hussein. Le poète fait également l'éloge des quatre premiers califes, particulièrement d'Ali ibn Abi Talib. Il conclut par des réflexions personnelles sur son manque de mérite. Le manuscrit, qui ne contient pas de colophon, n'est pas daté. Malgré le talent reconnu d'al-Athari pour la calligraphie, cette copie, datant probablement du XIXe siècle, fut exécutée d'une main ordinaire sans distinction particulière. Al-Athari, érudit de renom, produisit de nombreux ouvrages de commentaire religieux, et de calligraphie et de grammaire arabes. Né à Mossoul, en Irak, il s'installa au Caire pour étudier aux côtés de grands lettrés et hommes de plume. À l'instar de plusieurs intellectuels, il voyagea beaucoup. Au cours de sa vie, il vécut à Damas, à Médine et à La Mecque. Bon nombre de ses écrits, dont Le chemin de celui qui est contrarié vers la réussite, furent publiés dans des éditions modernes. Il est considéré à Mossoul comme un enfant du pays et une thèse d'étude sur ses contributions en tant que grammairien fut écrite à l'université de la ville. Le manuscrit présenté ici est relié avec deux autres titres : La curiosité atténuée par les merveilles d'un parent âgé d'al-Suyuti et Principes fondamentaux et règles d'an-Nawawi. La première page d'un manuscrit attribué au saint soufi 'Abd al-Qadir al-Jilani (mort en 1166) est également reliée dans ce volume.

Principes fondamentaux et règles par l'imam an-Nawawi

Principes fondamentaux et règles par l'imam an-Nawawi

Ce court manuscrit, Usul wa Dawabit lil-Imam al-Nawawi (Principes fondamentaux et règles par l'imam an-Nawawi) écrit par l'éminent juriste chaféite an-Nawawi (1233−1277), expose les principes et les procédures à appliquer à la conduite personnelle et aux rituels. Le traité est divisé en plusieurs parties. Dans la première, l'auteur définit les limites de l'action humaine. Il critique également les « exagérations » de l'école de philosophie mutazilite et sa déviance par rapport à l'orthodoxie basée sur les textes. L'ouvrage aborde ensuite les règles de la vie quotidienne, notamment les transactions commerciales, les contrats de mariage, les relations entre les sexes, les conditions requises des voyageurs, et les formules de prière et des ablutions rituelles. Pour justifier ses opinions, l'auteur cite des autorités, dont le célèbre juriste chaféite du XIe siècle al-Juwayni, également appelé imam al-Haramayn. Né dans le village de Nawa, près de Damas, an-Nawawi fut et demeure une référence importante pour l'école de droit chaféite. Son œuvre plus connue, Al-'Arba'in (Les quarante hadiths, c'est-à-dire les paroles du Prophète), fut réimprimée et traduite en de nombreuses langues. Un certain Ibrahim al-Darajili al-Shafi'i copia ce manuscrit d'une main assurée.

La curiosité atténuée par ces anciennes merveilles

La curiosité atténuée par ces anciennes merveilles

Ce manuscrit, Mushtaha al-'Uqul fi Muntaha al-Nuqul (La curiosité atténuée par ces anciennes merveilles), contient une liste de faits extraordinaires, ou merveilles, compilée par al-Suyuti (1445−1505), un des auteurs musulmans les plus prolifiques de la fin de l'époque médiévale. Ces faits ont trait à la religion ou à l'histoire. Les premières entrées abordent la taille et le pouvoir extraordinaires des anges. Les entrées suivantes portent sur des thèmes variés, tels qu'un recensement de Bagdad, la grandeur et les dépenses de l'armée omeyyade, les réussites liées à l'apprentissage et aux prédications des anciens érudits musulmans, avec de courts extraits du Coran sur Moïse et Aaron. Une entrée révèle que Satan servit le Seigneur pendant 90 000 ans avant que sa vanité lui valut sa punition éternelle. Selon les érudits modernes, al-Suyuti compila ses « faits » pour ébahir et distraire le lecteur. Il n'estima pas utile de fournir les sources appuyant ses déclarations. Bien qu'al-Suyuti fût né au Caire, sa famille était originaire de la ville d'Assiout, en Haute-Égypte. Orphelin à l'âge de cinq ans, il fut élevé par un père adoptif qui l'orienta vers des études religieuses. Dans son autobiographie, al-Suyuti raconte qu'il avait mémorisé le Coran à huit ans et qu'il écrivit son premier livre à 17 ans. On lui attribue près de 700 ouvrages, dont seulement une petite partie figure dans son autobiographie. Bon nombre de ces œuvres furent réimprimées dans des éditions savantes et populaires. Le manuscrit de 24 pages présenté ici ne comporte pas de colophon. Il est relié avec deux autres titres : Le chemin de celui qui est contrarié vers la réussite d'al-Athari et Principes fondamentaux et règles d'an-Nawawi. La première page d'un manuscrit attribué au saint soufi 'Abd al-Qadir al-Jilani (mort en 1166) est également reliée dans ce volume.

Leur son se propagea dans toutes les contrées et leurs paroles atteignirent chaque frontière du monde

Leur son se propagea dans toutes les contrées et leurs paroles atteignirent chaque frontière du monde

Cette carte, publiée à Rome en 1927, montre les emplacements des missions franciscaines à travers le monde en 1926. Chaque mission est marquée sur la carte, et une légende numérotée indique le nom et la zone de responsabilité géographique de la mission. Des symboles permettent d'identifier le type de mission et le rang de son principal prélat. Les zones où la mission fut active par le passé sont représentées par ombrage. La carte, en italien, comporte la bannière de titre en latin In omnem terram exivit sonvs eorum et in fines orbis terrae verba eorum (Leur son se propagea dans toutes les contrées et leurs paroles atteignirent chaque frontière du monde). Les emplacements des missions incluent notamment le Wisconsin et le Michigan, le nord de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et le sud de l'Arizona et de la Californie, aux États-Unis, mais également de nombreux pays d'Amérique latine, des pays européens, plusieurs villes en Chine, la Sibérie (c'est-à-dire Harbin, en Chine) et l'île de Sakhaline (actuellement en Russie, mais à cette époque partagée entre l'Union soviétique et le Japon). La carte fait partie de la collection de cartes historiques de la Bibliothèque nationale de Slovaquie.

Démantèlement des essences de « La plus merveilleuse des existences »

Démantèlement des essences de « La plus merveilleuse des existences »

Ce manuscrit de 40 pages, Tahdim al-Arkan min Laysa fi-al-Imkan Abda' mima Kan (Démantèlement des essences de « La plus merveilleuse des existences ») d'Ibrāhīm ibn 'Omar al-Biqā'ī (1406 ou 1407−1480), traite du débat philosophique au sein de l'Islam consistant à demander si le Créateur aurait pu façonner un monde plus parfait que celui qui existe. La question fut posée par le célèbre théologien et philosophe al-Ghazzali (1058−1111), qui répondit par l'affirmative. Dans ce texte, al-Biqā'ī réfute al-Ghazzali, déclarant qu'il est « impossible que la création de Dieu soit plus parfaite que ce qu'elle est déjà ». Pour faire valoir son point de vue, l'auteur se base sur les textes sacrés, le Coran et les hadiths (les paroles du prophète Mahomet), tout en rejetant les arguments d'anciens autres philosophes. Son argument sévèrement formulé témoigne de l'ardeur du débat entre philosophes et traditionalistes des textes trois siècles après que les écrits d'al-Ghazzali avaient soit disant mis fin à cette lutte intellectuelle. Al-Biqa'i fut l'une des figures les plus controversées de son époque. Appelé polymathe et polémiste, cet érudit pugnace était prompt à se quereller avec ses collègues. Ses écrits et sa prédication dérangèrent non seulement ses confrères juristes, mais également les souverains mamelouks égyptiens. Après s'être fait de nombreux ennemis, il fut expulsé du Caire. Il revint dans son Damas natal, où il finit ses jours. L'ouvrage présenté ici, appartenant aux collections de la Bibliothèque et archives nationales d'Égypte, est relié avec deux autres manuscrits.

Commentaire sur le poème d'al-Busti « L'ascension dans son propre monde est un déclin »

Commentaire sur le poème d'al-Busti « L'ascension dans son propre monde est un déclin »

Ce manuscrit, composé par Hasan al-Burini (1555 ou 1556−1615 ou 1616), est un commentaire sur un qasidah (poème) d'aphorismes moraux intitulé « L'ascension dans son propre monde est un déclin », écrit par al-Busti. Al-Burini est célèbre pour son commentaire sur la poésie mystique d'Ibn al-Farid et son dictionnaire biographique de Damas. Il fut également un poète, un mathématicien et un logicien reconnu, bien que peu de ses ouvrages dans ces domaines existent encore aujourd'hui. Dans ce commentaire sur le poème d'al-Busti, al-Burini s'appuie surtout sur le modèle consistant à citer une strophe, puis à fournir une courte explication suivie d'une discussion plus longue sur la grammaire et la morphologie. Ali ibn Muhammad al-Busti, qui naquit dans la ville jadis prospère de Bust, dans le sud de l'Afghanistan, officia à la cour des Ghaznévides. Après une querelle avec son mécène, il se réfugia en Asie centrale, où il mourut en 1010. Il est connu pour son amour des jeux de mots, comme en témoigne cet ouvrage. Ce poème a plusieurs titres : « Ziyadat al-Mar' fi-Dunyahi Nuqsan » (L'ascension dans son propre monde est un déclin), « Nuniyat al-Busti », poème présentant la lettre arabe nūn à la fin de chaque couplet, et « Unwan al-Hukm » (Bannière des adages). Le manuscrit est rédigé d'une main peu élégante, avec des notes de marge, et les pages sont grossièrement taillées. L'ouvrage, qui appartient aux collections de la Bibliothèque et archives nationales d'Égypte, est relié avec deux autres manuscrits. Les détails concernant sa copie demeurent obscurs, mais il semble qu'il ait été écrit par le même scribe qui copia l'un des titres avec lequel il est relié, Notes de ceux qui sont ancrés dans la compréhension et la vérification dans le domaine des hadiths et de leur abrogation par Abū al-Faraj Ibn al-Jawzī. L'ouvrage ne fut jamais édité, suggérant qu'il s'agit ici de l'unique exemplaire.

Notes de ceux qui sont ancrés dans la compréhension et la vérification dans le domaine des hadiths et de leur abrogation

Notes de ceux qui sont ancrés dans la compréhension et la vérification dans le domaine des hadiths et de leur abrogation

Ce manuscrit est une critique de 21 hadiths, ou paroles, du prophète Mahomet, par le juriste du XIIe siècle Abu Faraj ibn al-Jawzi. La vérification de la chaîne de transmission remontant jusqu'au Prophète lui-même est une question importante de l'étude des hadiths. Dans cet ouvrage entre autres, Ibn al-Jawzi commente la transmission des paroles, et l'interprétation ou la classification erronée des compagnons ou des parents du Prophète, comme 'Ali ibn Abi Talib, Ibn 'Abbas et Abu Hurayrah. Les thèmes des hadiths abordés incluent la prière, l'hygiène personnelle et l'acceptation de cadeaux. Ibn al-Jawzi fut l'un des auteurs et des prédicateurs les plus influents de l'école hanbalite du droit islamique. Il produisit plusieurs douzaines d'écrits, dont certains sont encore publiés aujourd'hui. L'incipit de ce texte répertorie ceux qui affirment l'avoir entendu d'Ibn al-Jawzi ou de ses élèves. L'ouvrage, qui appartient aux collections de la Bibliothèque et archives nationales d'Égypte, est relié avec deux autres manuscrits. La date de sa copie est estompée, tout comme le nom complet scribe, qui semble être le même que celui qui copia l'un des manuscrits avec lesquels il est relié, Commentaire sur le poème d'al-Busti « L'ascension dans son propre monde est un déclin ».

Antiphonarium Bratislaviense

Antiphonarium Bratislaviense

Ce feuillet enluminé, avec notation musicale gothique messine, provient du codex liturgique du chanoine Jan Han, membre du chapitre de Bratislava et acquéreur de cet antiphonaire. L'initiale « S » (Sanctum), enluminée des deux premiers martyrs de l'Église chrétienne, saint Étienne et saint Laurent, et de saint Guy, est accompagnée de l'inscription Illorum effusus nos in patientia firmet (Leur patience nous a raffermis), qui indique 1487 comme date d'exécution du fragment. Le motif de la martre et le l'oiseau est visible dans la partie inférieure de la décoration en feuilles d'acanthe dans la marge de gauche, et les plantes ornementales typiques sont embellies de ronds dorés caractéristiques, ressemblant à des cibles. Ces éléments permettent d'identifier l'atelier qui réalisa l'ouvrage. À cette époque, le chapitre de Bratislava et certains bourgeois commandèrent des manuscrits enluminés du peintre de Salzbourg Ulrich Schreier, qui travaillait alors à Vienne et à Klosterneuburg. Plusieurs manuscrits illustrés de membres bratislaviens de Schreier indiquent que ce dernier fit peut-être partie d'un atelier de Bratislava. Les codex enluminés de la bibliothèque du chapitre de Bratislava furent inscrits au Registre de la Mémoire du monde de l'UNESCO en 1997.

Livre des heures canoniales

Livre des heures canoniales

Ce livre d'heures de Slovaquie est originaire de France. L'influence et la provenance françaises se manifestent ici dans l'écriture, la décoration, la lettrine « D » (Domine) ornée du motif de la Vierge Marie tenant un livre, et le bouclier héraldique aux armes de la croix blanche, dont l'écu (avec les armoiries de l'ordre de Crucigeri) est porté par deux anges. De même, le contenu du codex, notamment la structure de son calendarium, suggère qu'il provient d'un milieu des monastères augustins ou des frères Crucigeri. Les fêtes de certains saints, dont sainte Élisabeth, furent ajoutées au calendarium à une date ultérieure, indiquant que le livre fut également utilisé en Slovaquie. La reliure en vermeil révèle qu'il fut produit en Europe de l'Ouest au XVe ou au XVIe siècle. Ses deux planches ne forment pas un ensemble cohérent. Issues de deux sources différentes, elles furent associées uniquement pour relier ce livre. Sur la planche avant, les quatre Évangélistes apparaissent dans les angles, et le médaillon central, dans un cadre filigrané, contient une représentation de la résurrection du Christ. La planche arrière représente la crucifixion du Christ. Seuls la Vierge Marie et saint Jean sont généralement inclus dans cette scène, mais ici une ville est visible à l'horizon. Un crâne (la tombe d'Adam) est également gravé au pied de la croix, ainsi que les symboles du Soleil et de la Lune (représentant la promesse du salut du Christ) au-dessus des bras de Jésus. Les inscriptions sont une combinaison des acronymes latins INRI (pour Jésus de Nazareth, roi des Juifs) et MP (pour signé de sa propre main), et des noms grecs (OX, Joannos). Le dos de la reliure est décoré de motifs floraux sculptés.

Chronique du monde

Chronique du monde

Weltchronik (Chronique du monde) est une traduction allemande d'un texte original en latin attribué à Joannes de Utino (également appelé Giovanni da Udine, mort en 1366). Cette copie, produite au cours de la seconde moitié du XVe siècle, compte de nombreux dessins ornementaux en couleur d'un peintre non identifié. Elle fut vraisemblablement créée à Bratislava après 1458, à l'époque de l'accession de Matthias Corvin au trône de Hongrie. La chronique était conservée à la bibliothèque des Capucins de Bratislava. Il s'agit d'un ouvrage didactique visant à fournir au lecteur contemporain une explication sommaire de l'histoire du monde telle qu'elle est racontée dans la Bible, accompagnée d'élargissements sur des périodes historiques ultérieures. La chronique est divisée en trois parties. La première raconte l'histoire biblique. La seconde inclut de courts portraits biographiques des empereurs et des papes, jusqu'au pape Pie II (1458–1464). La troisième partie contient les portraits biographiques des souverains de Hongrie, commençant par le règne de Géza (972–997), puis d'Étienne Ier (1000–1038) et de Matthias Corvin (1458–1490). Elle fait également mention de Frédéric III, antiroi hongrois élu en 1459. Joannes de Utino écrivit probablement la première partie de la chronique seulement ; les auteurs des deux autres parties demeurent inconnus. L'ouvrage comporte deux types de dessin décoratif (à la plume et en couleur). Une série de dessins est composée d'arbres généalogiques de personnages bibliques et séculaires. La généalogie de Jésus Christ occupe ici une place importante. Les portraits des empereurs allemands, des rois de Hongrie, des papes et des personnages bibliques sont dessinés dans des médaillons plus ou moins grands. Certains médaillons, qui ne furent pas terminés par l'enlumineur, sont restés vides. Ces images sont reliées les unes aux autres de façon à indiquer les relations entre les personnages, identifiés par leur nom. L'autre type d'enluminure représente des scènes et des thèmes de l'Ancien Testament, notamment David et Goliath, l'arche de Noé, le sacrifice d'Abraham et l'Arche d'alliance. Aujourd'hui, il existe seulement 20 copies de cet ouvrage de Joannes de Utino, dont la plupart datent du XVe siècle. Ce manuscrit, conservé à la Bibliothèque nationale de Slovaquie, est une ressource unique pour l'histoire de l'art et la recherche sur le développement des livres illustrés dans les territoires de l'ancien royaume de Hongrie.

Protocole du couvent de Bratislava (codex héraldique)

Protocole du couvent de Bratislava (codex héraldique)

Protocollum Venerabilis Conventus Posoniensis (Protocole du couvent de Bratislava) est un codex héraldique répertoriant les mécènes et les donateurs d'une institution religieuse de Bratislava, accompagnés de 67 miniatures peintes, pleine page, de leurs armoiries respectives. Le dernier élément de la liste fut ajouté en 1763. La réalisation de cet armorial débuta en 1710 à Bratislava à la demande de Ludovít Kirkay, supérieur du couvent franciscain local, qui fut probablement inspiré par un modèle du protocole Historia Domus du couvent de Bratislava, daté de 1709. Les armoiries sont organisées selon le statut social des bienfaiteurs répertoriés. Les premières armoiries appartiennent à Christian August, duc de Saxe-Zeitz et archevêque d'Esztergom, suivies de celles du palatin Paul Esterházy, recteur de la confrérie, puis des princes, des comtes, des barons et bien d'autres. Dans la partie inférieure des feuillets, les légendes plus ou moins longues, en latin, fournissent des informations sur les propriétaires des armoiries. L'excellente qualité des illustrations reflète la participation d'au moins deux peintres d'armorial, qui travaillaient peut-être dans les bureaux chargés d'émettre les titres et les actes pour la création des armoiries.

Explication des Évangiles que notre Sainte Mère l'Église lit et proclame tout au long de l'année, les dimanches et les autres jours de fête

Explication des Évangiles que notre Sainte Mère l'Église lit et proclame tout au long de l'année, les dimanches et les autres jours de fête

Az Evangeliomoknac, Mellyeket Vasarnapokon, Es Egyeb Innepeken Esztendö Altal, Az Anyaszentegyhazban oluasni es Praedicallani szoktanac, Magarazattyanac. Masodic Resze :  Mely Magaban Foglallya, Hvsvettvl Fogva, Adventig Valo Vasarnapi Evangeliomokat (Explication des Évangiles que notre Sainte Mère l'Église lit et proclame tout au long de l'année, les dimanches et les autres jours de fête) est le second des multiples volumes d'un grand ouvrage de sermons en hongrois, écrit par Mikuláš Telegdy (ou Miklós Telegdi, 1535−1586), dignitaire de l'Église et auteur religieux. Ce volume contient également les sermons des dimanches, de Pâques à l'Avent. Mikuláš Telegdy publia lui-même l'ouvrage dans une imprimerie qu'il fonda en 1578 à Trnava (aujourd'hui en Slovaquie). La production de l'imprimerie était orientée vers les demandes de l'Église catholique et l'expansion du mouvement de contre-réforme qui émergea à cette époque. Comptant parmi les centres d'imprimerie les plus importants de Hongrie, la presse fut exploitée jusqu'à la mort de Mikuláš Telegdy, puis elle devint la propriété du chapitre d'Esztergom, communauté de chanoines associée à la cathédrale d'Esztergom. (Le chapitre s'était installé à Trnava en 1543, à la suite de l'occupation turque de la majeure partie de la Hongrie.) Le livre contient des lettrines dans des cadres dont le fond est décoré, une page de titre avec des caractères noirs et rouges, des mots repères et des remarques manuscrites. Les références bibliques dans les sermons apparaissent dans les marges. La reliure de la Renaissance fut restaurée avec de simples estampes ornementales et figuratives, et dotée de deux nouveaux fermoirs.

Feuillets en glagolitique de Hlohovec

Feuillets en glagolitique de Hlohovec

Ces deux fragments comptent parmi les artefacts les plus anciens des collections de manuscrits de la Bibliothèque nationale de Slovaquie. Les feuillets en parchemin, écrits des deux côtés, sont d'origine croate. Ils auraient été introduits sur le territoire slovaque par les franciscains, ou par le biais d'un échange de codex et de livres imprimés entre des archives ou des bibliothèques franciscaines. Les feuillets, découverts en 1936 dans la bibliothèque de l'ancien monastère franciscain de Hlohovec, dans le sud-ouest de la Slovaquie, incluent des parties du livre de service en glagolitique de la fin du XIIIe siècle ou du début du XIVe. Ils étaient préservés dans la reliure d'un livre italien, une copie de Trattato dell'amore di Dio (Traité de l'amour de Dieu, Venise, 1642) de saint François de Sales. Le texte en slavon d'église est écrit en glagolitique croate de type ancien. Les feuilles contiennent les messes De communi apostolorum (De la communauté des apôtres) et De communi martyrum (De la communauté des martyrs). Bien qu'il n'existe plus de manuscrits originaux de la période de l'Empire de la Grande-Moravie (800−900 env.), ces textes proviennent vraisemblablement du IXe siècle, avec des transcriptions en glagolitique et en cyrillique du XIe siècle et ultérieures. Le manuscrit est uniquement décoré des initiales de scribe. L'alphabet glagolitique fut inventé au IXe siècle par les saints Cyrille et Méthode pour traduire la Bible et d'autres œuvres religieuses en slavon, langue parlée dans la région de l'Empire de la Grande-Moravie.

Le fragment glagolitique de Krtíš

Le fragment glagolitique de Krtíš

Ce fragment manuscrit contient une explication partielle d'un évangile inconnu. Il fut autrefois relié dans une copie glagolitique du livre manuscrit Historia Scholastica de Pierre le Mangeur. Le texte du fragment fut écrit en caractères glagolitiques angulaires, qui furent inventés au IXe siècle par les saints Cyrille et Méthode pour traduire la Bible et d'autres œuvres ecclésiastiques dans la langue de la région de la Grande-Moravie. En 1633 environ, le feuillet fut utilisé pour remplir la reliure de livre de la traduction tchèque de Pastorale Lutheri (La pastorale de Luther) de Conrad Porta. Samuel Zoch (1882–1928) le découvrit dans la bibliothèque de la famille Kálmár, à Vel'ký Krtíš, ville du sud de la Slovakie. Le frère de Samuel Zoch, Ivan Branislav Zoch, remis le texte au professeur Vatroslav Jagič (1838–1923), l'un des fondateurs du domaine des études linguistiques croates. Jagič prouva l'authenticité du parchemin et émit l'hypothèse selon laquelle les Tchèques vivant en exil après la bataille de la Montagne Blanche (1620) l'auraient apporté sur le territoire historique de Slovaquie. En 1930, le professeur František Ryšánek (1877–1969) déclara que le manuscrit datait du tournant du XVe siècle et qu'il provenait initialement du monastère d'Emmaüs de Prague (monastère de bénédictins croates à Slovany).

Antiphonaire

Antiphonaire

Ce document est un fragment d'un antiphonaire d'origine inconnue, datant du XIIe siècle et écrit en minuscules carolines. La lettrine « S » est un exemple de la peinture de codex romane. Le scribe et l'enlumineur ne sont pas identifiés. L'écriture est stylisée en une bande décorée de palmettes. Il est difficile de déterminer précisément le contexte historique du fragment, qui fut produit en Rhénanie (à Cologne) ou dans la vallée du Danube (à Salzbourg). La notation musicale correspond à la notation en neumes allemands du cercle de Salzbourg. Le fragment fut préservé dans la reliure d'un volume philosophique et médical, du début du XVIIe siècle, appartenant à la bibliothèque piariste de Podolínec, dans le nord de la Slovaquie. Il est aujourd'hui conservé dans les collections de la Bibliothèque nationale de Slovaquie.