23 avril 2015

Lectionnaire en nahuatl avec des titres en latin

Frère Bernardino de Sahagún, missionnaire franciscain, arriva au Mexique en 1529, en provenance d’Espagne. Il y séjourna jusqu’à sa mort en 1590. Il travailla avec les peuples autochtones de la région afin de documenter leurs cultures et leurs religions, en grande partie motivé par sa conviction qu’une meilleure compréhension de leurs croyances et pratiques améliorerait les efforts entrepris pour les convertir au christianisme. Ses méthodes conduisirent certains chercheurs à le considérer comme le premier ethnohistorien. Il est aujourd'hui connu autant pour sa documentation ethnographique et linguistique des peuples nahuas et de la civilisation aztèque que pour son travail de missionnaire. Ce lectionnaire du XVIe siècle repose sur les Évangiles et les Épîtres à utiliser durant les services du dimanche et lors des jours de fête tout au long de l'année liturgique, traduits du latin en nahuatl probablement par Sahagún ou son confrère au Mexique, le père Alonso de Molina, qui parlait couramment le nahuatl et produisit le premier dictionnaire nahuatl−espagnol publié au Nouveau Monde. L'ouvrage débute par les lectures du premier dimanche de l'Avent et se poursuit par celles jalonnant les saisons de l'année liturgique, dont l'Épiphanie, le carême, la saison de la Passion, Pâques et la Pentecôte. Il inclut également les lectures pour la célébration des jours de fête, tels que la Purification de la Vierge, l'Annonciation et l'Invention (découverte) de la Sainte Croix, ainsi que des fêtes d'importants saints catholiques, comme Sébastien, Marc et Barnabé. Le lectionnaire présente des lettrines décorées et une inscription d'un ancien propriétaire, Phelipe de Baldes (Felipe de Valdez), adressée à Adán Inquaci, un Amérindien. Cet ouvrage constitue une source essentielle pour comprendre l'interprétation du christianisme et de la liturgie catholique romaine par Sahagún pour son audience, les Nahuas.

Copie manuscrite trilingue de la deuxième partie de « Dictionarium ex Hispaniensi in Latinum Sermonem » d'Antonio de Nebrija

Frère Bernardino de Sahagún, missionnaire franciscain, arriva au Mexique en 1529, en provenance d’Espagne. Il y séjourna jusqu’à sa mort en 1590. Il travailla avec les peuples autochtones de la région afin de documenter leurs cultures et leurs religions, en grande partie motivé par sa conviction qu’une meilleure compréhension de leurs croyances et pratiques améliorerait les efforts entrepris pour les convertir au christianisme. Ses méthodes conduisirent certains chercheurs à le considérer comme le premier ethnohistorien. Il est aujourd'hui connu autant pour sa documentation ethnographique et linguistique des peuples nahuas et de la civilisation aztèque que pour son travail de missionnaire. Ce manuscrit est une copie de la deuxième partie (espagnol−latin) de l'ouvrage d'Antonio de Nebrija, Dictionarium, accompagné d'équivalents en nahuatl pour chaque entrée. Il fut probablement créé par Sahagún en 1540 environ, lorsqu'il commença à compiler des documents sur les peuples indigènes de cette région. Toutefois, une autre théorie postule qu'un auteur nahua produisit le dictionnaire, remettant en cause la paternité du manuscrit. Les expressions et les mots espagnols, de « A » à « Zorzal » (grive, en français), sont suivis de leurs équivalents en latin et en nahuatl. Les deux premières feuilles du manuscrit comportent des notes en espagnol et en nahuatl, ajoutées à une date ultérieure, sur les sept péchés capitaux. Quel qu'en soit l'auteur, cet ouvrage constitue une source essentielle pour l'étude des premiers efforts de communication et de compréhension entre les peuples espagnol et nahua.

Exercices en nahuatl extraits du Saint Évangile

Frère Bernardino de Sahagún, missionnaire franciscain, arriva au Mexique en 1529, en provenance d’Espagne. Il y séjourna jusqu’à sa mort en 1590. Il travailla avec les peuples autochtones de la région afin de documenter leurs cultures et leurs religions, en grande partie motivé par sa conviction qu’une meilleure compréhension de leurs croyances et pratiques améliorerait les efforts entrepris pour les convertir au christianisme. Ses méthodes conduisirent certains chercheurs à le considérer comme le premier ethnohistorien. Il est aujourd'hui connu autant pour sa documentation ethnographique et linguistique des peuples nahuas et de la civilisation aztèque que pour son travail de missionnaire. Le volume présenté ici est une copie manuscrite contemporaine des corrections et remaniements d'une compilation anonyme de méditations et de lectures bibliques en nahuatl, apportés par Sahagún en 1574. L'ouvrage entrait dans le cadre de sa « Postilla », ou commentaires scripturaux, qui fut utilisée durant les travaux de missionnaire parmi les Aztèques et les Nahuas. La partie introductive de cinq pages est suivie de méditations reposant sur les lectures des Évangiles pour chaque jour de la semaine. Les thèmes des lectures incluent l'Annonciation par l'ange de la naissance de Jésus aux bergers, les enseignements du jeune Jésus aux anciens dans le temple et l'établissement par le Christ du sacrement de la sainte Communion. La méditation trilingue sur l'Eucharistie contient la liturgie en latin, puis des gloses en espagnol et des explications en nahuatl sur la cérémonie et sa signification. Ce volume constitue une source essentielle pour comprendre l'interprétation du christianisme et de la liturgie catholique romaine par Sahagún pour son audience, les Nahuas.

Compilation de sermons en nahuatl pour les dimanches et les fêtes de saints

Frère Bernardino de Sahagún, missionnaire franciscain, arriva au Mexique en 1529, en provenance d’Espagne. Il y séjourna jusqu’à sa mort en 1590. Il travailla avec les peuples autochtones de la région afin de documenter leurs cultures et leurs religions, en grande partie motivé par sa conviction qu’une meilleure compréhension de leurs croyances et pratiques améliorerait les efforts entrepris pour les convertir au christianisme. Ses méthodes conduisirent certains chercheurs à le considérer comme le premier ethnohistorien. Il est aujourd'hui connu autant pour sa documentation ethnographique et linguistique des peuples nahuas et de la civilisation aztèque que pour son travail de missionnaire. Cet ouvrage est un recueil de sermons en nahuatl, compilé par Sahagún. Ce dernier le commença en 1540, puis le révisa et le corrigea en 1563 dans le cadre de sa « Postilla », ou commentaires scripturaux, qui fut utilisée durant les travaux de missionnaire parmi les Aztèques. Le cycle des sermons dominicaux de l'année liturgique est incomplet ; il débute par le premier dimanche de l'Avent et se conclut par le 19e dimanche après la Pentecôte et un seul sermon pour le dernier dimanche avant l'Avent. Le cycle des sermons des fêtes de saints, appelé « Santoral », est également incomplet, contenant des sermons en l'honneur de quelques saints (André, Thomas, Étienne et Jean) uniquement. Le manuscrit comporte des notes de marge de la main de Sahagún, notamment des commentaires, des ajouts et des explications. Il fut produit sur papier de maguey indigène, également utilisé pour créer des codex aztèques. Ce volume constitue une source essentielle pour comprendre l'interprétation du christianisme par Sahagún pour son audience, les Nahuas.

Compilation de vingt–six ajouts aux admonitions

Frère Bernardino de Sahagún, missionnaire franciscain, arriva au Mexique en 1529, en provenance d’Espagne. Il y séjourna jusqu’à sa mort en 1590. Il travailla avec les peuples autochtones de la région afin de documenter leurs cultures et leurs religions, en grande partie motivé par sa conviction qu’une meilleure compréhension de leurs croyances et pratiques améliorerait les efforts entrepris pour les convertir au christianisme. Ses méthodes conduisirent certains chercheurs à le considérer comme le premier ethnohistorien. Il est aujourd'hui connu autant pour sa documentation ethnographique et linguistique des peuples nahuas et de la civilisation aztèque que pour son travail de missionnaire. Ce manuscrit constitue une source essentielle pour comprendre l'interprétation du christianisme par Sahagún pour ses lecteurs, les Nahuas. Il contient un texte bilingue des « Addiciones », ajouts écrits par Sahagún en complément de la « Postilla », ou commentaires scripturaux, qui fut utilisée durant les travaux de missionnaire parmi les Aztèques et les Nahuas. Ces ajouts expliquent les trois vertus chrétiennes, à savoir la foi, l'espérance et la charité, cette dernière étant la plus longuement traitée. Les trois derniers chapitres décrivent les châtiments de l'enfer, les récompenses de la vertu dans les gloires du paradis, ainsi que la mort et le jour du Jugement dernier. En outre, le livre inclut un fragment de texte contenant les tenonotzaliztli (admonitions morales et doctrinales), qui réprouvent les rites indigènes. Une annexe copiée par un des scribes de Sahagún, Alonso Vegerano, condamne également les croyances religieuses des Amérindiens, accordant une attention particulière au rôle du diable dans la vie amérindienne.

Contes du temps passé

Les Contes du temps passé de Charles Perrault (1628–1703) furent publiés par bribes de 1691 à 1697. Perrault en cisela les textes, retravaillant les différentes légendes recueillies, tout en restant fidèle aux trames originelles. Ses récits pittoresques expriment en partie la culture populaire de l'époque : Perrault utilisa volontiers des termes archaïques, des archétypes (par exemple, le roi, l'ogre et la marâtre) et un style rappelant l'oralité (avec des formules telles que « Il était une fois » et des répétitions comme « Anne, ma sœur Anne »). Ses contes sont également ancrés littérairement dans leur temps, marqués par la brièveté des récits, l'ironie envers l'aspect fantastique, le réalisme des décors et certaines situations qui situent indéniablement les intrigues au XVIIe siècle. Ils possédaient également un aspect pédagogique, chaque texte se terminant par une morale. L'œuvre de Perrault est si riche qu'elle fut interprétée sous toutes les perspectives, notamment historiques, sociologiques, politiques, ethnologiques, psychanalytiques, sans perdre pour autant son originalité et son intemporalité. L'édition présentée ici, datant du XIXe siècle, est richement illustrée. Elle omet certains contes, en transforme d'autres (« Peau d'âne » est raconté en prose, plutôt qu'en vers) et supprime les morales et la préface de Perrault. L'ouvrage principal est précédé d'un long essai de M. É. de La Bédollierre sur la vie et l'œuvre de Charles Perrault. Ces contes, que chacun peut s'approprier, sont devenus partie intégrante de la culture occidentale. Cette édition inclut « Les Fées », « Le Petit Chaperon rouge », « Barbe bleue », « Le Chat botté » (ou « Le Maître chat »), « La Belle au bois dormant », « Cendrillon », « Le Petit Poucet », « Riquet à la houppe » et « Peau d'âne ».

Gaspard de la nuit : fantaisies à la manière de Rembrandt et de Callot

Louis Jacques Napoléon Bertrand (ou Aloysius Bertrand, nom de plume plus poétique) est l'homme d’une seule œuvre, Gaspard de la nuit. Né en 1807, il s'installa à Paris en 1833, où il fréquenta les auteurs Victor Hugo et Charles Nodier. Vivant dans la misère, très malade, il erra d'hôpital en hôpital à partir de 1838, avant de succomber de la tuberculose en 1841. Seul son ami David d'Angers suivit son convoi mortuaire. Bertrand reprit et polit sans cesse Gaspard de la nuit jusqu'à son dernier souffle. Ce recueil de poèmes en prose, qui parut en novembre 1842 avec une préface de Charles–Augustin Sainte-Beuve, marqua fortement les générations postérieures. Selon Charles Baudelaire, Aloysius inventa la poésie en prose et Lautréamont (pseudonyme d'Isidore Lucien Ducasse), Maurice Maeterlinck, Stéphane Mallarmé (qui écrivit qu'il était « par sa forme condensée et précieuse, un de nos frères »), ainsi qu'André Breton et Paul Éluard, lui emboîtèrent le pas. Gaspard de la nuit est à nul autre pareil. Composé de six « livres » thématiques, il combine une atmosphère médiévale, fantastique, mais également ironique, voire grotesque. L'ensemble est structuré par un style unique, resserré et lapidaire, loin de l'exubérance romantique. Comptent surtout l'image, le clair–obscur, « à la manière de Rembrandt et de Callot », les deux faces antithétiques de l'art : l'une calme et philosophique, l'autre dangereuse et non conformiste. L'ouvrage suggère qu'un objet fait écho à un autre et que tout se répond : C'est Ondine qui frôle de ces gouttes d'eau les losanges sonores de ta fenêtre illuminée par les mornes rayons de la Lune.

La Confession d'un enfant du siècle

La Confession d'un enfant du siècle est un roman écrit par le poète français Alfred de Musset (1810–1857), alors âgé de 26 ans. Il relate les amours du jeune Octave, qui, trahi par une maitresse, se pare de cynisme et noie son chagrin dans l'alcool et la débauche. Il tombe ensuite amoureux de Brigitte, mais sa jalousie, son attirance à « toucher au malheur, c'est–à–dire à la vérité », envenime la vie du couple. Il rend alors sa liberté à son amante, se condamnant volontairement au malheur. Ce texte, en partie autobiographique, fut rédigé après la rupture entre Musset et George Sand (pseudonyme d'Amantine Aurore Lucile Dupin, 1804−1876). Si Musset accepte d'en endosser la responsabilité, il transforme leur histoire en une épopée des amants maudits, dans la lignée de Roméo et Juliette. Il donne surtout à ce récit une autre dimension : les sentiments y relient existence individuelle et destinée sociale. Après la Révolution et la fin de l'Empire, « sur ce monde en ruine s'assit une jeunesse soucieuse […]. L'affreuse désespérance marchait à grand pas sur la terre ». Dans le portrait de la société dressé par Musset, l'idéal et le rêve ont disparu. Dans ce monde fermé, vide et ennuyeux règnent l'hypocrisie et le cynisme. Seul l'amour pourrait transcender « l'astre glacial de la raison », mais Octave ne croit plus en l'absolu et précipite le désastre. Ce roman, désenchantement emblématique du romantisme, est présenté ici dans sa version originale, qui parut en 1836.

Camée contenant le portrait de Louis XIV

Ce camée, en sardoine à 3 couches sur une monture en or émaillé, représente le roi Louis XIV adolescent. La couronne triomphante qui ceint sa tête est une référence directe à la Rome antique et aux généraux romains. Cette exaltation du pouvoir royal présage la fortune militaire du futur souverain. Lors de ses 54 années de règne (1661–1715), Louis XIV n'aura de cesse de repousser et de consolider les frontières du royaume de France au nord et à l'est en gagnant Lille et plusieurs autres villes importantes, ainsi que la Franche–Comté et Strasbourg. Sa politique du « pré carré » visera à agrandir le pays et à rationaliser ses frontières, protégées par les citadelles de la « ceinture de fer », conçue par l'ingénieur militaire Sébastien Le Prestre de Vauban (1633–1707) pour fortifier les villes conquises.

Portraits de Louis le Grand suivant les âges

Ce panneau comporte dix médaillons de Louis XIV (le Roi–Soleil), sous verre, peints en grisaille sur cuivre, montés sur un panneau de bois plaqué de corne teintée en bleu lapis–lazuli et enrichi d'un décor de bronzes dorés (avec le soleil au-dessus d'un globe orné de trois fleurs de lis et entouré du zodiaque, portant l'inscription micat inter omnes « il brille entre tous »). Le fond du panneau présente de nombreuses fissures. Les miniatures, représentant Louis XIV à 5, 10, 16, 22, 28, 34, 40, 46, 54 et 59 ans, furent peintes en 1704 par Antoine Benoist (1632–1717), peintre et sculpteur de cire du roi. Ce panneau et son pendant furent envoyés au Cabinet des médailles le 18 janvier 1797 (29 nivôse de l'an V du calendrier républicain utilisé à l'époque de la Révolution française) par Villette, directeur général du Garde–Meuble de la Couronne, administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art des demeures royales.