Thèse sur le miroir des cœurs

Description

Khodzha Akhmed Iassavi (mort en 1166) était un philosophe, un mystique soufi, et le premier poète connu écrivant dans un dialecte turc. Il naquit dans la ville d'Isfijab (aujourd'hui Sayram, au Kazakhstan), mais vécut presque toute sa vie au Turkestan (également dans le sud du Kazakhstan). Il fut un disciple d'Arslan Baba, un célèbre prédicateur de l'islam. À une époque où la littérature et la vie publique étaient dominées par le farsi, Iassavi écrivait dans son dialecte natal, le tchaghataï, une langue turque ancienne. De son vivant, il était connu comme une personne sainte et des gens de toute l'Asie centrale venaient le révérer. Il passa les dernières années de sa vie dans une cellule souterraine appelée khalwat. Plus tard, la tombe de Khodzha Akhmed Iassavi devint un lieu de pèlerinage et un site du patrimoine mondial de l'UNESCO. Risālat mira’āt al-qulūb (Thèse sur le miroir des cœurs) est une œuvre philosophique incluant une préface du copiste du XVIIIe siècle. Tandis que son célèbre livre Divan-i hikmet (Anthologie de la sagesse) est un recueil de poèmes, cet ouvrage est écrit en prose et met en avant les principes de l'islam. Ce livre détaille les dispositions de principe de la charia (loi islamique), dont les principales règles et croyances de l'islam et les valeurs humanistes de justice, d'honnêteté et de gentillesse.

Dernière mise à jour : 9 mars 2012