Description

  • Le Roman de la Rose « où l’art d’amour est toute enclose » fut une des œuvres du Moyen Âge les plus lues. Poème allégorique écrit en français – c'est-à-dire en roman – au XIIIe siècle, il était déjà célébré comme un classique national au XVIe siècle. Les 4 058 lignes du poème furent écrites par Guillaume de Lorris en 1230 environ. Jean de Meung écrivit 17 724 lignes supplémentaires en 1275 environ. L’œuvre est à la fois chant courtois, récit initiatique et jeu littéraire employant mirages, métaphores et autres artifices littéraires. L’auteur, qui parle à la première personne et incarne l’Amant dans le récit, voyage en songe dans un merveilleux verger qu’habitent Déduit (Plaisir) et ses compagnons, Jeunesse, Richesse, Liesse et Beauté. Les idéaux courtois, personnifiés, sont les véritables acteurs de cette fable et nous suivons au fil des pages les aventures de l’Amant qui, tombé sous les lois d’Amour, le tout puissant maître des lieux, doit déjouer les pièges de Malebouche, Danger et Jalousie pour conquérir sa dame, la Rose. Environ 300 manuscrits du Roman de la Rose ont été conservés dans le monde. Cet exemplaire a appartenu à la bibliothèque de Jean de Berry (1340–1416), troisième fils du roi Jean II le Bon, grand mécène et bibliophile éclairé. Deux mains au moins se discernent dans les peintures. La première, plus maniériste, donne des figures au canon fin et élancé, typique du style gothique international qui régnait alors sur l’Europe entière depuis le rayonnant foyer parisien.

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Informations d'édition

  • Paris

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Description matérielle

  • Parchemin, 160 feuillets. 400 x 315 x 55 mm. Nombreuses peintures, lettrines filigranées et dorées.

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