Description

  • Les herbiers sont des répertoires de plantes, de leurs propriétés et de leurs utilisations médicinales. Les premiers herbiers n'étaient probablement pas illustrés, mais à la fin de l'Antiquité ils ont acquis des illustrations. Ce fragment d'une feuille d'un herbier illustré de l’Égypte hellénistique montre une plante qui est peut-être une Symphytum officinale, ou consoude. L'herbier est en papyrus, une plante qui fleurit dans la vallée du Nil, et le texte est en grec, la langue de la science dans toute la Méditerranée orientale à cette époque. Le fragment provient probablement d'une copie de l'herbier de Dioscoride de Anazarbus, un médecin grec du premier siècle né en Asie Mineure dont l'œuvre est devenue le texte fondateur de la botanique médiévale. Le fragment est considéré comme le plus ancien exemple survivant d'un herbier illustré. On ne sait pas avec certitude si ce fragment faisait à l'origine partie d'un rouleau (le format habituel d'un papyrus jusqu'à la période romaine postérieure) ou d'un codex (sous la forme de livre qui nous est maintenant familière). La date du fragment suggère qu'il provenait vraisemblablement d'un codex, tout comme le fait qu'il est écrit et enluminé des deux côtés, ce qui l'aurait rendu difficile à consulter sous forme de rouleau.

Date de création

Langue

Titre dans la langue d'origine

  • Johnson Papyrus

Lieu

Période

Thème

Mots-clés supplémentaires

Type d'élément

Description matérielle

  • Fragment de papyrus : 227 × 111 millimètres

Notes

  • Trouvé par J de M Johnson en 1904 à Antinoë, en Égypte, travaillant pour l'Egypt Exploration Fund. Recto. Dessin colorié de Consoude officinale [Symphitum officinale], suivie dans la partie gauche de huit lignes de texte, en écriture onciale. Verso. Dessin colorié de flommos [identification incertaine], suivi sur la partie droite de dix lignes de texte, en écriture onciale.

Institution